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 Ceci n'est pas la première fiche [Joy][Terminée]

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Ligue M
Pouvoir : Contrôleuse des maths
Points de Puissance : 39 100
Points de Réputation : 44 200
Messages : 396
MessageSujet: Ceci n'est pas la première fiche [Joy][Terminée]   Ven 5 Jan - 23:47

Illustration du contexte
Modèle voyageurs





Surnom: Dantès
Sexe: Féminin
Age: 22 ans
Habite à : Biarritz
Activité : Etudiante en Lettres, surveillante
Phobie : Peur des mathématiques
_____

Pouvoir:  Contrôleuse des mathématiques qui régissent le monde
Objet magique:  Un flingue à billes qui apparaît toujours dans son étui à la ceinture de Joy.
Alignement : Neutre Mauvais
Objectifs : Devenir Tata de la Famille / Se venger de ses ennemis / Fonder le royaume voyageur / Tuer Golde Lion / Vivre riche et en paix
_____

Demande de PR : 12 000 maximum
Demande de PP : 30 000 maximum
Classement souhaité : N°3 333 de la ligue Major
Dreamland n'a pas voulu de mon équation parfaite et équilibrée, je vais lui donner le désordre, le chaos comme seules formules !



Description


Hé oui ! Elle a grandi ! En cinq ans et quelques (més)aventures de plus, Joy a pris enfin de la soupe et atteint avec brio le mètre quatre vingt. Bon ok on ne s’emballe pas mais ça fait vingt centimètres, et quoiqu’on en dise, c’est quand même la taille qui compte hein ! Elle a gardé une certaine agilité physique, par du sport régulier et désormais de la planche à voile dans l’équipe amateur sous-notée de Biarritz. Elle garde le surf pour se détendre, la course, la pelote, un peu de tennis et la natation forcément. Le sport reste important, comme pour toute la famille Killamanjiro. C’est aussi un défouloir pour sortir ses errements, ses remords sur sa vie onirique.

Son visage est toujours le même depuis son éveil à Dreamland il y a cinq ans. Des yeux verts brillants qui vous jugent ou vous percent ou vous méprisent, c’est au choix.Toujours en alerte, elle a désormais un rictus fatigué ou blasé quand on lui parle. Elle a perdu un peu d’éclat dans ses prunelles, et se montre moins curieuse que lors de ses débuts. Normal. Elle a coupé une partie de l’énorme tignasse bleutée classique des Killamanjiro. Après des nattes africaines totales, des dreadlocks, des coupes en piques, en brosse en gel, elle laisse juste ses cheveux tirés vers l’arrière. Il paraît que ça s’appelle grandir, on peut dire dans son cas qu’il s’agit de souffrir et regretter amèrement sa vie passée. Elle fait souvent la gueule quoi. Elle a gardé le bandana offert par Carvey, qui fait sentir à la personne qui le renifle l’odeur qu’elle préfère. Elle la tient à son cou, comme un souvenir, comme un trophée.
Elle fait beaucoup de teintures quand elle se réveille dans Dreamland

Mentalement, elle est toujours sévère et droit, en colère, ou contrariée. Un peu comme avant mais en pire. Elle réfléchit encore à des formules, mais on la sent ailleurs, en projection, dans son monde, dans l’avant, dans une vie qu’elle n’a pas su retenir. Rayez la mention inutile. Elle porte désormais des vêtements dignes d’une mafieuse de Chicago années 1920. Plus de haillons, plus de trucs déchirés de hippie, maintenant elle s’habille avec des blousons en cuir, des vêtements qui allient puissance et  discrétion. Elle garde un côté enfant sauvage, dans ses postures et sa façon de se comporter, et parfois elle ressort ses tongues, ses shorts légendaires psychédéliques, ses t-shirts qui sont toujours produits dans son entreprise du Royaume de la Soie. IRL, on la voit toujours courir vers la plage avec sa planche de surf aux motifs japonais de Hokusai. On ne se refait pas.

Actuellement : Le caractère a un petit peu changé au fil de ses années dans Dreamland. D’abord enjouée et curieuse, volontaire et toujours partant pour l’aventure, la  voyageuse trahie par tous ceux qu’elle connaissait s’est renfermée sur elle-même. Elle vit quasiment en ermite à Kazinopolis, ce qui le rend aigrie, amère pas envieuse mais presque méchante quant aux voyageurs qui font parler d’eux. Elle est désabusée et désillusionnée de tout, en colère contre elle-même et le monde entier. Elle est donc souvent de mauvais poil ou laconique dans ses réponses, souvent bourrée aussi par l’alcool d’or de la ville des casinos, et elle est devenu cynique à toutes épreuves. Ses rares proches ne viennent la voir quand dans les bons jours, et sa famille la laisse seule à cause des crises qu’elle poussait quand on venait la consoler au début de sa descente aux enfers. Elle accuse toujours le coup et travaille patiemment à sa vengeance. Elle ne parle plus beaucoup mais s’intéresse toujours en secret à l’évolution de Dreamland depuis cinq ans. Le seul qui a encore un accès normal est Jock, avec qui elle vit en collocation à Kazinopolis, et peut-être Carvey le marchand, selon les nuits. Quelquefois Sonia, une amie de longue date, arrive à la faire sourire sur un événement ou une action de voyageurs. Mais enfin, globalement elle est d’une tristesse d’apparence et profonde à la fois. Elle a découvert aussi le plaisir qu’il peut y avoir à tuer quand on va mal ou quand on veut juste se divertir. Elle aime repousser ses limites depuis sa chute sans fond et ne souhaite pour l’instant ne pas relever la tête.


Histoire


Le jour, Joy est une étudiante et une surveillante ordinaire. Elle va en cours, elle y passe ses journées, retrouve ses amis. Ancienne élève de la série scientifique, elle s’est finalement consacrée à une licence puis un master de Lettres Modernes. Elle veut se consacrer à l’étude de la vengeance dans la littérature de guerre, et travaille énormément pour assurer ses diplômes. Plus de maths, plus de sciences. Elle est surveillante dans un collège pour payer une pension à ses parents et pour sortir assez pour respirer.

Elle est née au sein d'une famille anglo-landaise. En effet, son père, Andrew Killamanjiro, nom d'une famille galloise installée en Tanzanie, et revenue au début du XIXème siècle, prenant le nom du fameux mont, nom qui fut petit à petit déformé au fil du temps, des appellations, des aléas des naissances et des transformations des langues. Edward a rencontré la mère de Joy, Athénaïde Eskirol, lors de vacances post-études, après son cursus de droit, à Saint-Jean-de-Luz. Elle passait le concours pour être institutrice, et il fut charmé - dit-elle encore aujourd'hui - par cette française à la peau tannée, qui sortait des vagues furieuses avec les cheveux indigos. Elle dit qu'elle fût charmée avant tout par les tentatives de discussion d'"Andie", qui avait un accent à couper au couteau. Ils s'installèrent rapidement ensemble, Andrew laissant sa vie au Pays de Galles pour rejoindre sa française. Il devient d'abord traducteur puis avocat, elle obtint le concours et commença à enseigner. Ils achetèrent une maison tranquille dans Biarritz au moment où Athénaïde tomba enceinte. 

Athénaïde étant croyante, ses enfants sont placés sous la signe du Divin. L'aînée de la Famille, Maria, a reçu pour elle la douceur et l'amour de la Vierge. Premier enfant du couple, elle devint une jeune fille solide et indépendante, forte et courageuse, très motivatrice pour le reste de la famille, surtout pour le deuxième, Gabriel. Autonome dès son plus jeune âge, elle avait l'habitude de jouer sans embêter ses parents, dans son univers, en tentant d'amener son autre frère à elle. Elle se lia d'amitié, pendant ses premières vacances au Pays de Galles, avec la voisine de la famille Killamanjiro, une petite Scarlet Barcott, qui devint avec le temps et les retours réguliers pour les vacances scolaires, sa meilleure ami, sa correspondante, sa confidente et enfin sa colocataire (les parents lui ont donné une petite maison au bout du jardin, de la taille d'un deux pièces - et Scarlet, finissant ses études en France, habite maintenant chez eux).
Un an après Maria est né Gabriel, l'Ange annonciateur. Athénaïde avait posé un cierge à l’Église pour prier pour les parents de son mari, qui avaient des difficultés financières à l'époque. Soudain, elle sentit dans son ventre comme une chaleur inhabituelle, une sensation qui lui disait "tu le sais maintenant, tu attends encore la vie". Pensant qu'un Ange était venu lui annoncer en personne l'arrivée d'un nouvel enfant, elle décida, et Andrew fut d'accord, de l'appeler Gabriel. Gabriel fut le compagnon de jeu de Maria, l'enfant dont on s'occupa finalement très peu, et il a grandi davantage avec sa sœur qui fût comme une seconde mère. Très intelligent, il sauta une classe et se retrouva avec Maria, ce qui leur donna le surnom de "jumeaux" au collège et maintenant au lycée. 
Joy est née un an après Gabriel, mais elle fut parfois tenu à l'écart de ses deux aînés, qui refusèrent toujours de l'amener dans tous leurs jeux. Elle ne fut pas malheureuse pour autant, mais sa personnalité - le fait qu'elle soit observatrice, calme, et disposée à suivre sa propre volonté - a été modelée à partir de cet écart de jeunesse. Les "jumeaux" vivaient ensemble quand Joy trouvait des occupations pour elle-même. Elle fut nommée ainsi par son père, qui souhaitait un prénom sonnant l'Angleterre, et sa mère voulait qu'un enfant représente la Joie chez elle. 
Enfin, les deux derniers de la fratrie sont Pete et Sarah. Pete a deux ans de moins que Joy, mais il s'est davantage lié à elle qu'aux jumeaux. Si Joy n'est pas à la maison, Pete passe son temps libre à jouer de la guitare tout seul et avec un groupe de jeunes. Il est tellement passionné que l'instrument va le suivre même dans le monde des rêves...Sarah enfin, est née trois ans après Pete, elle a donc 12 ans et regarde ses frères et sa sœur avec admiration, même si elle est la plus chouchoutée de la famille. 

Cette famille est primordiale dans l'histoire de Joy. En effet, depuis qu'ils sont jeunes, leur mère leur parle de leurs rêves, elle leur a toujours demandé à quoi ils rêvaient, de quoi ils avaient peur, comment ils sauraient vaincre leurs peurs si jamais...Athénaïde,  avait lancé ses enfants dans des aventures hallucinantes. Mise dans la confidence, Scarlet, l'amie galloise, vint à Biarritz pour habiter avec Maria, l'année où elles devinrent toutes les deux voyageuses. Cela grâce à Gabriel, qui avait vaincu sa peur le premier, ayant la peur de l'absence. Maria avait peur du noir, et a vaincu son pouvoir obscur lié à ses yeux. Scarlet avait peur des objets tranchants. Pete arriva dans Dreamland après une nuit de défonce avec son groupe, et il apparût avec une guitare magique qui lance, quand on joue dessus, des attaques de zone. Restait Joy, encore une fois mise à l'écart, qui n'avait pas de peur si ce n'est, dans l'année de seconde, des mathématiques qui hantaient ses soirées, qui la faisaient enrager, qui l'effrayaient à chaque contrôle, interrogation, exercice...





Partie 1 : L'éveil du Théorème.

Spoiler:
 




Partie 2 : Premiers Calculs



Spoiler:
 

Partie 3 : Fracture Familiale

Spoiler:
 



Partie 4 : La réputation & la Chute


Spoiler:
 



Chroniques




- Demain soir. La cible sera en train de manger en famille. Costar rouge, pantalon orange, une couronne sur une bague de la main droite. Vous avez carte blanche sur la méthode.
- Combien ?
- 14,000.
- Dites à Golde Lion que Dantès s’en occupe.
- Évidemment, vous n’avez pas le choix.
- Ok, cassez vous maintenant.
- Entendu.


Un soupir. Ça faisait quelques temps que le Tonton ne lui avait pas donné de cible. Les affaires reprenaient, à en voir l’activité qui régnait au sein de l’organisation présente à Kazinopolis. Sous les yeux d’Athia, la pègre reprenait ses fusillades et ses meurtres, en toute impunité ou presque. Un deuxième soupir, et Joy jouait à un Risk onirique avec les quatorze frères de Jock, ses colocataires d’une énorme villa défoncée et tombant en ruines, dans la périphérie de la grande capitale des rêves de richesse. Le quartier de la loose, des fauchés, des ruinés, des camés et des alcoolos. Des prolos, en bref. La mère de Jock avait envoyé tous les frangins dans cette ruine pour enfin s’occuper de sa première fille, tranquillement. Les pères ? Tous envolés, de passage, mauvais payeurs sûrement. Troisième soupir. Sonia, une voyageuse qui bossait pour Athia débarquait prendre un verre avec la mathématicienne. Prendre des nouvelles pour ne pas le laisser sombrer. Sans doute dans l’espoir qu’elle revienne au sommet de sa forme d’antan. Mais la matheuse ne voulait plus rien, rien sinon accepter de la thune pour vivre tranquillement dans ce qu’elle appelait « sa prison de grand wtf » c’est-à-dire qu’elle payait à elle seule le loyer hors de prix de la villa pour les quinze gusses qui ne foutaient rien de leurs journées. Tuer pour oublier, un passe-temps comme un autre. Sa mère ne disait plus rien, la fratrie Killamanjiro avait compris qu’il valait mieux la laisser en paix, et ne plus parler de Dreamland en sa présence. Depuis cinq ans, Gabriel, Maria étaient devenues des stars, Peter était dans un groupe de rock band, la suite de Brazil que Joy avait connu à la Celestiafest. Sa mère parcourait encore la Special Ligue en traquant l’assassin du paternel des Killamanjiro, Andrew, sans succès. Et Joy donc, laissée dans sa misère, comme elle l’avait demandé. Dreamland c’était fini pour elle. On l’avait abattu en plein vol, et on s’était assuré qu’elle ne revole jamais. La Famille, les Seigneurs, les Élémentaires, la Famille des Mots...la conspiration qui l’avait visée venait chaque nuit la hanter, tandis qu’elle gérait les bordéliques frangins de Jock. C’était chacun des traîtres qu’elle tuait quand elle assassinait de loin les cibles données par la Famille. Sa Famille.


*


- Jock, ici Dantès au rapport.
- Désolé Madame, mais vous vous avez fait un faux numéro ! C’est encore pour une pizza quatre fromages sans fromages ? Parce que la dernière fois…
- Non mais c’est moi, Joy, espèce d’ahuri ! J’ai un nom de code à respecter depuis cinq ans, tu t’en souviens ?
- Aaaaaah...ah oui je m’en souviens oui, mais je ne m’y fais pas. Des fois je fais des cauchemars la nuit parce que j’ai peur de révéler ta véritable identité...tu fais des cauchemars toi Joy ?
- Dantès ! Appelle-moi Dantès espèce de….et oui, j’en fais un actuellement !
- Oh pas cool meuf.
- Bref, j’ai une mission ce soir, tu te tiendras comme d’hab en tant qu’Opérateur prêt à bondir. C’est bon pour toi ?
- Parfaitement Jo….euh Dantès de ton VRAI nom !
- Parfait...terminé.
- Que quoi ?
- Non je dis juste que j’ai terminé, donc je dis terminé pour terminer la discussion.
- Ok salut.
- Dis terminé…
- Terminé !
- Voilà.
- Mais si  je parle encore après et que je…
Clap.




La jeune voyageuse lança une de ses chansons favorites depuis son enceinte sonore directement reliée aux radios de Muzikland. Une diva de Rainbow Land chantait Strange Fruit, et la vie prenait un goût amer, le seul que la matheuse connaissait depuis des années. Elle émergea du lit de son amante en soupirant. La nuit s’achevait et elle avait quitté la famille de Jock pour le lit de Sonia. La seule avec qui elle osait encore avoir un contact humain, la seule qui lui donnait encore le sourire. Sonia était partie bosser après leur étreinte, et la matheuse restait seule, face à la vitre qui donnait sur Kazinopolis et ses lumières joueuses. Elle s’étira longuement et commença à élaborer une stratégie pour le prochain assassinat. Elle regarda tout aussi longuement son téléphone crypté, un vieux cellulaire bien dépassé par les temps des smartphones, mais qui avait l’avantage de ne servir qu’au boulot et à la Famille. Il ne sonnait jamais pour annoncer de bonnes nouvelles. Elle avait entraîné Jock à s’en servir et à servir surtout d’Opérateur et de tout ce qu’il pouvait faire pour l’aider dans les assassinats, sans forcément lui dire de quoi il en retournait à chaque fois. La discrétion était de mise, cette nuit plus que jamais.


Elle prit ses affaires et sortit de l’appartement de la voyageuse protégée d’Athia. Cette ville connaissait bien les mélanges contre-nature : Athia, la Famille, le Tonton, la richesse, la déchéance, deux femmes enlacées dans des draps de soie, l’une dans le luxe, l’autre dans la misère. Dans la ville de toutes les richesses, vivre pauvre, recluse et ermite avait de quoi former la jeunesse, et celle de Joy se forgeait sous le marteau de la cruauté passive du monde des rêves, et sur l’enclume de sa vengeance qu’elle ressassait sans cesse, comme une démente.


Elle sortit dans la ville et alla dans un bar de Vice City, le coin réputé de la Famille. Capuche bien relevée sur son crâne aux longs cheveux roux en cette nuit de feu charnel. Sonia ? Un plan cul régulier, qui faisait du bien quand tout faisait mal. Aussi simple que ça. Le Tonton ? Elle verrait bien le moment venu. Pour l’heure elle repassait en chemin, comme elle le faisait depuis cinq ans, tout ce qu’elle avait pu vivre dans Dreamland. Celestiafest, Kitsune, conflits, guerres, bagarres, discussions sérieuses, bitures avec des grands noms et des défaites cuisantes, des échecs totaux, des rencontres et des déceptions. L’amour, aussi, qui la hantait. L’amour, la Femme idéale. Elle pinça ses lèvres et entra dans un bar de repérages pour les membres de la Famille. Tous savaient ici qu’elle en était, mais personne ne savait réellement ce qu’elle faisait, ni qui elle était. Son identité réelle, pour ainsi dire. Pour les uns, c’était « la meuf », pour d’autres « Dantès », et enfin pour les bourrés c’était « la patronne  qui te met les doigts dans les yeux si tu lui palpes le cul ». Pour servir le malfrat et le taré, le psychopathe et le voleur. Elle s’approcha du comptoir et parla à voix basse au barman qui était l’indic le plus fiable de ce rade de porte-flingues.




- Arnolfle, tu me mets un sky d’or avec une lichette de cerise bleue.
- Deux glaçons et une clope, comme d’habitude ma poupée ?
- Exactement Arny, et fissa. Des nouvelles du grand patron ?
- Il est de sorti pour quelques jours. A mon avis par rapport à ce qu’on t’a donné, petiote, t’as plus vite fait de remplir la case checked et de balancer le rapport à son retour.
- Je vois. Autre chose ?
- Athia est au repos en ce moment, aucun mouvement particulier. Quant à Sonia, tu sais mieux que moi ce qu’elle doit faire, je suppose. C’est toi qui goûtes la framboise d’or de Madame.
- Elle me cause de rien, tu le sais bien Arny bon dieu. Bon, et niveau général ?
- Une guerre au carrefour de la route de la 42e . Des chats ont foutu le bordel à la Mer Sucrée, et Ys a fait un discours prônant l’intolérance de ses troupes en cas de franchissement de j’sais plus quel fleuve. Le Roi des Chats n’a rien répondu et Buki Mayor lui a fait comprendre entre les lignes qu’elle devait descendre d’un nuage. Sinon à part ça c’est calme comme le cul d’une pute après mon passage. Peu de clients ici, rien à signaler de significatif.
- Ok, c’est bon pour le job de demain alors. A la revoyure vieux dingue !
- Salut la fille ! Et regarde bien derrière ton dos ! La Famille te protège des lâches.
- Mais qui protège la Famille ? Allez, j’me tire.



*



Se préparer à buter une cible, c’est une question de rituels. Comme une formule mathématique. D’abord, une bonne douche. Se purifier. Prière à qui de droit. Peur de mourir. Doutes énormes. Sur soi, sur ses capacités, sur ses possibilités de s’en sortir. Impression d’être une merde, malgré les gouttes chaudes qui roucoulent sur la chair frétillante, excitée, dans l’attente de l’horrible chose libératrice qui permet de continuer à vivre.

Ensuite, s’endormir et penser à un autre soi. S’endormir en pensant à l’image de Dantès. Androgyne, plus petit, cheveux bleutés, yeux verts, l’air juvénile. Personne ne se méfie des jeunes filles un peu masculines, jamais. Personne ne se méfie de ce qui sort du flingue ou des poches. Personne ne se méfie d’elle. Personne. Personne.

S’armer vient après, quand on est prêt mentalement, physiquement, moralement. Quand dans la tête la cible est déjà abattue et repose déjà au sol, du sang noyant son corps vidé. Le plus dur ce n’est pas ça, c’est de continuer le lendemain à faire comme si de rien n’était. Et puis au troisième mort, ce n’est plus un problème, la vie n’est qu’une équation mathématique qu’on enlève parce qu’on l’a décidé, et les formules disparaissent sous les formules, et c’est un peu de ses chiffres qu’on enterre là-dedans. Un peu de soi, et beaucoup des autres.

Finalement, elle ne tremble plus en tenant la crosse de son flingue. Elle le tient avec la cible en visuel dans un grand restaurant de Kazinopolis. Encore un magnat des machines à sous, sans doute un mauvais payeur, un mec plus malin qui a roulé la Famille, qui a piqué la femme d’untel, qui a couché avec le fils de machin, un gars qui doit disparaître. Et plus, on mange bien ici. Confort, luxe, luxe, calme et volupté. Et pan.



*




La cible venait d’enlever son costard rouge, et son pantalon orange reposait sur la chaise de la chambre. La cible était avec une femme de mauvaise vie, un peu comme Joy finalement, en plus ouverte au niveau des cuisses fallait dire. Différence de taille : se retrouver du bon ou du mauvais côté du flingue. La matheuse sauta vers la fenêtre et se mit à voler en utilisant sa formule de lévitation, les bottes gravitationnelles. Elle ouvrit la fenêtre de la chambre avec une formule préparée en amont, et elle entra dans la chambre tandis que la cible plongeait entre les seins de sa compagnie chèrement acquise. La cible se retourna et vit le masque de Dantès, sa capuche. Les billes volèrent et entrèrent dans les deux corps. Ou presque. Merde.



- MERDE !



Elle le pressentait, cette cible était un gros bonnet. La fille de joie venait de se prendre la foudre mais pas la cible, qui avait glissé d’un mouvement sous le lit. Le cri qu’elle avait poussé venait d’alerter une demi-douzaine de porte-flingues qui fit irruption immédiate dans la chambre. La voyageuse des maths s’envola et accéléra son rythme sanguin d’une formule de combat. Elle durcit fortement la résistance de ses os et commença à balancer des coups de poings dans des gueules, la crosse suivant toujours le premier coup sur la première figure. Les autres étaient vraiment nombreux et Joy sentit deux lames au moins dans sa chair, avant de retrouver un calme tout relatif. Relatif car la cible s’était relevée dans un coin de la chambre et venait de tirer au pistolet. Droit dans l’épaule. La cible tremblait de peur, le froc sur les chevilles, le sexe rabougri lâchant des jets d’une pisse plate et chaude qui parfuma  la pièce.


- Ne me tuez pas ! S’il vous plaît ! Pitié ! Je viens tout juste de sortir d’une vie de misère en gagnant aux jeux ! S’il vous plaît ! Je veux vivre !
- Votre vie ne m’intéresse pas. Je me concentre sur son opposée.
- NOOOOON ! Je ferai tout ce que vous voudrez ! J’ai les moyens !
- Pas suffisant, personne n’a les moyens de mes rêves ! ASSEZ !
- J’ai dit non !


Une bille contre une balle. Les deux projectiles furent lancés en même temps. La bille se logea bien plus rapidement dans le crâne de la cible. La balle fut arrêtée sur le front de Joy, par une formule d’arrêt total de sa vitesse. In extremis. Mais la cible avait eu le temps d’en lancer deux autres, qui rentrèrent comme dans du beurre dans l’épaule de la voyageuse. Le temps de pousser un hurlement de douleur dans le drap pour camoufler le bruit, la cible était morte. Joy, chancelante, prit son téléphone et envoya un sms au Tonton son patron : « c’est fait ». Il saurait bien comment, elle le savait d’avance. Maintenant, les bruits venus de la chambre se répercutaient dans le couloir, puisque la porte avait été laissée ouverte par les porte-flingues. La matheuse tomba une première fois au sol et lança sa technique de lévitation.


Quand elle reprit ses esprits, elle se trouvait étendue dans une ruelle, couverte de sangs. Elle ouvrit son téléphone et appela son Opérateur dans le vide. Au bout de la ruelle, son van, son fidèle véhicule se gara et la porte latérale s’ouvrit toute seule. La voyageuse se leva en hurlant d’une douleur totale, complète et tout à fait intenable. Elle avait pris cher ce soir, comme souvent. Elle s’effondra dans son van, dont la porte latérale se ferma. Le véhicule se mit en route dans un silence impossible. Joy rappela son Opérateur.




- Jock bordel !
- Désolé je faisais des pancakes ! La mission a commencé !
- Elle est finie, la cible est morte.
- Oh bah c’était facile, pas besoin que j’intervienne.
- C’est Mylène qui est venue me chercher...tu peux me dire comment ça se fait qu’elle soit capable de se barrer de notre garage comme ça ?
- Aucune idée mais je touche jamais à ce véhicule, il pue du…
- Bref, un truc me chiffonne. Ça fait quelques temps que je dois m’occuper de cibles protégées et armées. Je manque d’y passer, de plus en plus sérieusement.
- C’est-à-dire copine ?
- Je me demande si le Tonton ne veut pas me flinguer.
- Pourquoi il ferait ça ? T’es un super tueuse…
- Justement, je deviens un peu trop bonne pour ses affaires, et je suis sûre qu’il sait. Il sait que je souhaite me venger. Je ne suis pas dure à passer au crible, suffit de se renseigner sur mon pseudo. Il sait ce que je projette.
- Et qu’est-ce que tu projettes ?
- Je vais le tuer. Lui, et tous les autres. Tous ceux qui m’ont mise au placard. Je vais tous les tuer, je n’aurai pas la paix avant ça. Le Tonton en premier. Je les tuerai tous. Il le sait, et il va bientôt me donner des assassinats de plus en plus risqués, de plus en plus visibles. Il veut que Dantès redevienne Joy, et que Joy redevienne la Joy qu’ils ont tous connue.
- Que vas-tu faire ?
- Ce que j’aurais dû faire depuis le début...me tirer les doigts. Il n’y aura qu’un seul moyen, Jock. Se retrousser les manches, hisser le drapeau noir et…
- et commencer à couper des gorges.
- Exactement Jock.
- Mais...j’ai rien dit !
- …
- Joy...euh euh...Dantès ?




Elle raccrocha, l’air interdit. Quelqu’un savait. Ses ennemis n’étaient jamais partis, nul n’avait disparu, et surtout...elle était encore en vie. Les balles étaient extirpées par des formules, sa chair cicatrisait grâce à une formule...la guerre allait commencer. La guerre menée contre ses bourreaux allait commencer, et elle était prête, elle le sentait. Oui…



- Maintenant...maintenant ça peut recommencer ! Et le zéro absolu sera à moi !



*



Derrière l'écran ?

Prénom ou pseudo : Mario
Age : 27 ans
Comment as-tu connu le forum ? :En suivant les v
Connais tu Dreamland ? :De nom
Depuis quand fais-tu du rp ?: Quelques temps et des brouettes
Pourquoi avoir choisi ce forum ? : Parce que j'en ai fait le choix, Morpheus
_____

Personnage sur l'avatar et l'oeuvre d'où il provient : pou pi pou pi pou pi pou


Codage ©️️ Solaris @ Never-Utopia


Dernière édition par Joy Killamanjiro le Dim 7 Jan - 13:36, édité 1 fois
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Ligue B
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Points de Puissance : 21 600
Points de Réputation : 22 200
Messages : 276
MessageSujet: Re: Ceci n'est pas la première fiche [Joy][Terminée]   Dim 7 Jan - 7:14

Alors alors alors, cette fameuse présentation !

Déjà, des doubles félicitations s'imposent : t'es le premier validé du forum et surtout, mon premier validé à moi, classe !

Tout n'est pas rose cependant, j'ai quelques critiques. Alors en premier lieu, il y a quelques fautes, plutôt rares, on se rapproche quand même vachement d'un sans faute, à un détail près : le sexe de ton personnage. Il y a beaucoup de "il" et de conjugaisons au masculin qui ne devraient pas être là. J'ai d'abord pensé que c'était fait exprès, pour jouer sur la dualité de Joy femme à Dreamland et homme dans la vie, mais rien ne m'a confirmé ça dans l'histoire donc pour moi, ça reste une erreur. C'est rien de bien grave bien sûr, mais ça sort du récit et nous éloigne de ton écriture qui elle, est top moumoute.

Parlons plus du contenu désormais, l'histoire est un peu trop axée sur Dreamland, notamment à propos de la première nuit qui, normalement, devrait se trouver dans les chroniques. Du coup plus de la moitié de ton histoire n'est pas au bon endroit, donc c'est intéressant à lire, mais c'est dommage. Sans compter qu'une grosse partie de l'histoire qui est au bon endroit, parle de la famille de Joy.  Ensuite, la dernière partie de ton histoire, la partie 4 donc, est un peu ... Bizarre. Autant l'histoire en elle même est intéressante, autant j'ai l'impression qu'il nous faut pas mal de connaissances du Joy de la V1 pour tout comprendre parfaitement. Du coup, moi j'ai pas eu de souci, mais je pense à ceux qui liraient ta présentation par curiosité et seraient complètement perdus. Je trouve aussi qu'il y a un peu trop de grosses pointes de Dreamland pour un seul personnage mais bon, ça c'est personnel et ça reste justifié. Dernier petit détail au niveau du contenu, tes chroniques sont superbes, mais ressemblent quand même vachement à un rp solo, ou à une "fin de chronique". J'aurais aimé plus de détails sur l'ascension de ton perso de la ligue B à la ligue M, que je pourrais certainement trouver sur la V1, mais encore une fois, c'est pas le but quoi.

Donc malgré mes gros pavés, j'ai bien apprécié cette présentation (dédicace au suspens de fin) et ton écriture est un délice, comme d'habitude. Je vois aucune raison de ne pas te valider (parce que tu vas sûrement me ban si je le fais pas) et d'encore une fois te féliciter : t'es le premier mec validé du forum mec !

On part sur une validation à 26 000 PP, 9 000 PR et ton classement souhaité de N°3 333 de la ligue M, n'oublie pas de faire ta fiche technique et surtout : bon rp !


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