Bienvenue

Liens utiles

Effectifs

Ligue B : 19 membres
Ligue M : 7 membres
Ligue S : 0 membre
Créatures : 10 membres
Inclassables : 0 membre
Seigneur cauchemar : 1 membre
Rois des rêves : 0 membre

Top-Sites & Discord


Membres du mois

Jøn
Profil
MVP du Metro
Léo
Profil
Top vote
Code par MV/Shoki - Never Utopia



 

Partagez | 
 

 Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]

Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Ligue M
Pouvoir : Contrôleuse des maths
Points de Puissance : 39 100
Points de Réputation : 44 200
Messages : 396
MessageSujet: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Mer 31 Oct - 10:02






La voyageuse était en train d’écouter le beau discours d’un repenti qui vantait la paix et la tranquillité de Kazinopolis et la joie d’avoir de l’argent quand on était effacé de toutes les identités de la Famille. Pour mieux revenir dans la gueule du loup à se vanter d’en être sorti. Les vivants, humains et créatures, étaient si paradoxaux qu’ils en devenaient forcément passionnants. La voyageuse souriait en dégustant un Golden Afternoon, un thé qui apaisait le corps après un dur effort. Elle venait de tuer cinq gus qui n’avaient pas payé les dettes de jeu nécessaires pour garder la vie au coin du cœur. Le boulot était terminé, mais on n’en finissait jamais avec ce taf d’assassin, c’était un job à plein temps. Encore un peu, et le repenti bourré allait balancer son vrai nom. Il revenait sûrement pour trois raisons probables : le manque d’action d’une vie passée à l’ombre. Mesrine, dont Joy lisait les mémoires dans l’autre partie du monde, disait qu’une vie passée à l’ombre ne permettait pas d’approcher le Soleil. Et chacun souhaite se sentir comme Icare à un moment dans sa vie, quitte à se brûler et chuter. Deuxième raison : le remords. Il avait du mal à dormir après avoir balancé ses potes, et il cherchait une nouvelle vie en traquant l’ancienne, en la titillant. Au risque de se mettre une balle, le remords avait ce pouvoir. Troisième possibilité : il était complètement con et n’avait aucune conscience de ce qu’il faisait. L’alcool avait ce pouvoir libérateur sur la pensée et les neurones en général. Parler de la vie rêvée avec la thune et la tranquillité dans un repère de malfrats, Joy espérait que c’était uniquement l’alcool...sans quoi ça allait bientôt devenir intéressant.


La matheuse repartit dans ses pensées sur les paroles du gangster français. Il n’y avait pas de mort d’homme, il y avait la mort tout court. Et deux types de morts, si elle avait bien suivi la pensée du hors-la-loi : la mort légitime, et la mort illégitime. Elle suivait la violence, celle des états, des puissants, des entreprises, des banques...elle suivait le pouvoir. L’illégitime était définie par ces mêmes personnes qui détenaient tous les pouvoirs, qui les protégeaient, et qui déterminaient finalement ce qu’on appelait les lois, les règles du jeu, le gameplay dans un open world où ils avaient tout pouvoir et tous les pouvoirs. Ainsi, les hors-la-loi fascinaient autant pour leurs sentiments de liberté exacerbée ou de collaboration, mais aussi par la manière qu’ils avaient de considérer la révolte contre les schémas établis par des gangsters en costards. On retrouvait ce principe dans tout Kazinopolis finalement, et revenir se vanter d’une échappée du système était une folie douce ou une liberté enfin exprimée pleinement ? La matheuse scrutait l’homme qui parlait de quelques braquages et des faits divers dont il était à l’origine. Un type vint pour lui répondre qu’il avait perdu quelqu’un dans l’histoire, et c’était le moment où l’alcool allait jouer le rôle du doigt sur la gâchette, pour foutre une merde noire. Il y avait des règles tacites dans la Famille, mais aussi dans toutes les mafias plus ou moins importantes de Dreamland : il faut savoir dîner avec les cons mais ne jamais polémiquer avec eux, règle d’or pour la survie en milieu hostile ! Autre règle tacite : ne t’attaque pas aux problèmes si le problème ne t’a pas encore attaqué. Enfin, une règle classique : le serpent n’a pas de mains, il attaque toujours avec les mains des autres.



Le cas était fixé, Joy à partir de ces quelques règles avait compris de quoi il retournait. Le vantard s’appelait Demas Ellroy. Un porte-flingue en vue, possiblement par la Famille. Mais il bossait pour un concurrent assez puissant pour rester en vie à Kazinopolis. Il était en lutte contre un petit gang de ce quartier, dirigé par l’intervenant, Millésimo. Un jeune taré qui a donné dans l’arnaque de machines à sous et l’essence de vie en faussaire de génie. Il a survécu à une attaque quelques semaines avant, l’affaire ne s’était jamais terminée. Jusqu’à cette nuit. Ellroy a créé un personnage et venait déguisé pour provoquer Millésimo qui ne se méfierait pas. Le serpent attaque avec les mains des autres, surtout quand ces mains sont cachées sous le manteau...règle tacite des mafieux locaux, Joy n’émit qu’un gloussement amusé quand le vantard envoya une décharge dans le bide du faussaire. Affaire conclue, les serveuses emmenèrent le corps dans la cave, sans doute pour garder pas mal d’informations et de preuves. Le Patron disait parfois qu’un bon idiot, l’idiot parfaite, celui qui ignore sa propre bêtise...celui-là ne sait jamais camoufler son intellect. Ça se payait cash à Kazinopolis, comme pour pas mal de choses.


Finissant son thé, elle commanda deux assiettes, une bouteille d’Or Parfait, un vin jaune et pétillant à boire très frais, un peu moelleux avec des retours d’agrumes et de pêche, une merveille sortie droit des vignes proches des casinos, baignée par l’or et les néons lumineux, raffinée par la chance ou le désespoir, les suicides des fauchés et les folies des riches. L’Or Parfait, servi dans deux ballons, pour la matheuse et pour son invitée. Le sommelier vint la voir pour confirmer le paiement onéreux de la bouteille, et elle ne montra qu’une seule chose : le F de la Famille tatoué dans un endroit secret mais rapidement visible. Le sommelier hocha la tête et reçut les essences de vie de la voyageuse, qui tenait à ne pas se faire entretenir. Les bons comptes faisaient toujours les bons amis, surtout quand lesdits bons amis avaient le doigt continuellement sur la gâchette. Elle attendrait son invitée pour les plats, mais déguster un bon vin la mettait toujours en appétit.






Enfin, elle arriva. Ayn, la mercenaire rencontrée au Royaume Steampunk où soufflait désormais un vent de révolution mécanique. La fuite avait été corsée, mais le jeu en valait la chandelle, puisque le Seigneur Scaphandre était assez affaibli et déstabilisé pour la suite des événements...la mercenaire avait montré un talent rare et des capacités bien utiles si utilisées par des mains expertes et forcément un peu salies par tous les sangs de ce monde.


- Je suis contente de te revoir, Ayn, t’as l’air plutôt en forme. Tu es prête pour entrer dans la fosse aux fauves ? Avant de voir le Patron on a une mission de validation à remplir. Une sorte de carte capable de te faire entrer plus facilement dans l’arène avec tous les gladiateurs...en principe ça devrait bien se passer, il n’y a eu qu’un seul mort pour l’instant depuis une heure. On est dans un restaurant connu pour ses règlements de comptes, quels qu’ils soient.


A savoir « Le Pourboire ». Une légende courait sur ce restaurant, une légende qui l’avait nommé, à vrai dire. Deux braqueurs, il y a très longtemps, ont réussi un braquage. Non, plutôt LE braquage du siècle. Un truc énorme, un trésor planqué dans un coffre planqué dans une banque planquée dans un Royaume planqué dans une zone ultra dangereuse…


- Les deux braqueurs font le truc malgré tous les dangers. L’un d’eux vole le butin et se casse en laissant à l’autre une seule essence de vie. Bien des années plus tard, l’autre braqueur le retrouve dans ce restaurant, là où est le comptoir du barman actuellement tu vois. Il lui donne la fameuse essence de vie et le menace avec une arme. L’autre, devenu très riche hausse un sourcil et dit comme ça « merci pour le pourboire, j’ai rien sur moi pour le service » . Disant cela, tous ses hommes autour de lui mitraillent son pote. Moralité de l’histoire : quand tu te fais puter une fois, évite d’y retourner une deuxième en volant te la jouer grand seigneur de théâtre. Il n’y a pas mort d’homme, il n’y a que la mort tout court. Je trouve l’histoire assez amusante, pas toi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Créature
Pouvoir : Sécrétion de poison
Points de Puissance : 27 950
Points de Réputation : 23 000
Messages : 65
MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Dim 4 Nov - 13:11

Tout le monde a un prix

Ayn mit un peu de temps pour se remettre de ses blessures. Elle avait réussi à s’évader du royaume sans qu’on lui tire un missile en plein milieu du visage. Suite à cela, la demoiselle avait continué son voyage en prenant la peine de se reposer et de se soigner à chaque village. Rester sans bouger était un concept inconnu pour la reine déchue qui attendit d’être bien remise sur pied pour revoir Joy. La mercenaire estimait ignorer encore trop de choses à propos de la Famille, la simple réputation et surtout description de Joy ne suffisait pas à satisfaire sa curiosité. S’il fallait se salir davantage les mains pour récupérer les clés du Valhalla ce n’était pas un problème. Finalement la fin justifie les moyens quand on veut bien se donner la peine d’accomplir son objectif. La mercenaire partit en direction de Kazinopolis pour retrouver sa nouvelle amie Joy mais elle fit un petit détour pour hurler sur ses clients de leur mauvais coup. Elle toucha sa prime de base et reçu même un petit cadeau pour le bordel laissé dans le royaume Steampunk. Un petit « cadeau de remerciement » pour « les heures supplémentaires » apparemment. Ils finirent de soigner très rapidement et sans aucune trace les blessures de la mercenaire qui put enfin repartir l’esprit tranquille ensuite. Les clients n’avaient pour l’instant rien à lui demander. Ayn était sûre de continuer à faire affaire avec eux, même en étant dans la Famille. Les boulots ne sont pas toujours propres mais au moins ils étaient réglos et même généreux lors des paiements.

Histoire de se faire plaisir et surtout se changer les idées, une fois à Kazinopolis, elle ne partit pas rejoindre instantanément Joy. Non non. Il fallait réaliser une activité de fille voyons ! Et pour une fille aussi coquette qu’Ayn, rien ne pouvait égaler le shopping et les tenues atypiques qu’elle portait constamment. La mercenaire entra dans une très vieille boutique. Il n’y avait aucun client et la couturière arriva comme une fusée face à la mercenaire. Elle portait une longue robe fendue avec des motifs de chiens de toutes les couleurs, des chaussures en or très hautes et des lunettes qui brillaient tellement que la mercenaire recula d’un pas. Ayn avait envie de faire demi-tour mais elle se laissa prendre au jeu et fini même par réaliser un long défilé avec les différents ensembles qu’elle estimait potables. Puis l’illumination arriva et elle trouva sa tenue parfaite. Ayn flasha dessus et se regardait sous les angles. Une fois la tenue payée, elle savait qu’elle ne passait pas inaperçu, mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien s’en ficher. Ses armes étaient sur elle et surtout bien visibles cette fois-ci, il n’y avait pas de manteau ou de longues robes pour tout cacher.

Tenue d'Ayn:
 

Très fière d’elle, avec une santé en super forme et une tenue qui attire tous les regards, la mercenaire finit par pousser la porte du restaurant où elle retrouva Joy avec une table magiquement garnie. Ayn s’approcha de sa nouvelle amie et lui sourit de façon très chaleureuse. Elle était contente de retrouver la voyageuse en seul morceau et ne connaissait pas du tout le restaurant. L’ambiance était assez étrange avec quelques insultes ou bagarres à droite ou à gauche. La mercenaire s’assit en face de Joy qui lui parlait d’une mission à réaliser afin de simplifier la rencontre avec son boss. De plus, elle ajouta qu’elles étaient dans un restaurant réputé pour ses règlements de comptes. La demoiselle continuait de sourire et d’écouter alors qu’elle se servait son propre verre de vin. Ne jamais montrer de l’alcool à Ayn si vous tenez à votre bouteille.

« C’est vraiment un plaisir de te revoir en forme Joy ! Trinquons à nos retrouvailles et les réussites de nos précédentes missions ! »

La mercenaire rapprocha son verre de celui de son amie et trinqua. Elle ne connaissait pas la signification de ce geste et s’en fichait bien à vrai dire. Ayn écouta attentivement la suite. Il n’y avait eu qu’un mort apparemment. Une histoire parlant de trahison était racontée par Joy pendant que la mercenaire sirotait son verre de vin. Ayn croisa ses jambes sous la table et elle leva un sourcil.

« La stupidité du jeune homme rend bien cette histoire amusante j’avoue. Ah j’vous jure, faut tout leur apprendre aux gosses. Quand on est faible, on ne tente pas une attaque frontale … Tss ...»

Ayn pouffa de rire et fini de boire cul-sec son verre de vin. C’était aussi très triste de voir que le monde n’était plus honnête. Mais la reine déchue préférait garder ce type de commentaire pour elle pour l’instant. Elle restait bien trop attachée à ses convictions honnêtes et surtout à ses idées tranchées pour ce monde de brute et rempli de menteurs. La mercenaire se rempli un nouveau verre de vin, elle ignorait totalement sa valeur et les marques de politesse à table. Elle était là avec Joy, tout à son aise et buvait en trouvant son breuvage délicieux.

« Honnêtement Joy, j’adore ce vin. Je ne sais pas si c’est spécifique à ce restaurant ou non, mais il est excellent. Où est-ce que j’peux retrouver une bouteille aussi d’aussi bonne qualité ? Seulement à Kazinopolis ? Ah et bon appétit ! Merci pour ce repas, j'allais mourir de faim ! Tu es tellement attentionnée.»

Elle ne lui posa aucune question et se servait sans aucune gêne. Ayn continuait de boire tranquillement et grignotait même en picorant petit à petit dans les divers plats présents à table. Elle n’allait pas se priver tout de même ! Autant prendre des forces avant la supposée épreuve pour entrer dans la Famille. La mercenaire était sûre de son choix. Il fallait entrer dans la Famille, se faire un maximum de contacts et accumuler le plus de forces possibles. Puis prendre toutes les forces de la Famille pour bâtir son propre royaume. Ce monde est un monde d’égoïste, c’était une des conclusions qu’Ayn avait médité depuis plusieurs mois déjà. Si les gens le sont, pourquoi pas elle ? Typiquement, ça arrangeait sans aucun doute Joy de pistonner Ayn. Et Ayn ça l’arrangeait que quelqu’un la pistonne. C’était bien du donnant-donnant.

« Bon aller, dis-moi tout sur cette épreuve qu’on en finisse. Je suis prête à tout, après avoir terminé la bouteille de vin bien entendu. »

La mercenaire n’avait de compte à régler avec personne. Elle s’arrangeait toujours pour être en règle de son côté. Et la seule personne avec qui elle aurait pu avoir des comptes à régler était Prime mais il était malheureusement mort. Malheureusement oui. Sans comprendre pourquoi ni comment, la mercenaire se sentait liée à lui. Il avait sa clé. Sauf qu’il était temps pour elle de s’en détacher et se récupérer son objectif. Le but était de survivre à une nuit dans ce restaurant ? Ou de régler ses comptes avec quelqu'un de fictif ? La mercenaire secoua légèrement sa tête, attendant tout gentiment les explications de Joy. Pour la clé elle était capable de tout. Même du pire.
lumos maxima
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Ligue M
Pouvoir : Contrôleuse des maths
Points de Puissance : 39 100
Points de Réputation : 44 200
Messages : 396
MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Lun 12 Nov - 12:56

La mercenaire venait d'apparaître dans le restaurant, rayonnante, habillée comme il se devait au sein de la ville des richesses, remarquable c'est-à-dire remarquée par tous les mâles en train de se bâfrer. Les armes et l'allure donnaient le ton, ce qui fit sourire la voyageuse. Elle semblait vraiment en forme elle aussi, après la révolution des automates du Royaume Steampunk. La fuite n'avait pas été une mince affaire, et Joy était ravie de voir sa camarade sans séquelles ou marques encore visibles, alors qu'elle-même n'avait absolument rien, en tant que voyageuse.


- Trinquons donc, tu as raison ! Ce vin s'appelle l'Or Parfait. D'aucuns diront que c'est un pléonasme, mais ils n'auraient pas dégusté le millésime d'il y a trois ans. De l'or de contrefaçon et une tuerie massive ont pourri les vignes proches d'un casino qui a explosé, le vin était imbuvable. Même la perfection a ses mauvaises années, ça fait réfléchir. Mais j'ai demandé le millésime d'il y a cinq ans, c'est un bonheur et il est temps de le boire, il a eu le temps de mûrir, de donner tous ses arômes et sa véritable richesse !


Cela valait bien le montant de la bouteille à quatre zéros en essences de vie, et Joy appela le sommelier pour en commander une deuxième, au rythme où Ayn descendait son ballon. Elle avait découvert le breuvage en parlant avec Frost la Reine des Glaces, une soirée un peu étrange portée à la fois sur la diplomatie et sur la colère de Luxeria qui était présente. En tout cas, Ayn se mettait à l'aise et demandait des conseils sur l'origine de ce vin. La voyageuse esquissa un sourire et zieutait tout autour d'elle pour repérer d'éventuels écoutes inappropriées.


- Le vignoble se trouve en périphérie de Vice City, forcément, ce qui donne quelques intermédiaires qui donnent un prix somme toute raisonnable au regard du produit. Je peux te donner quelques adresses laissées à ta discrétion, si jamais tu veux une ou deux livraisons. Cependant, on dit que ce vin est moins bon s'il est bu en dehors de la ville des richesses, ou bien en cas de pauvreté....va savoir comment ça fonctionne exactement.


Elles avaient l'attention du bar, les gens autour d'eux commençaient à se tendre. Dès qu'Ayn était rentrée, la tension avait augmenté drastiquement. Joy n'était en fait pas là pour passer le temps, ni parler bon vin, ni même philosopher dans le vide sur le talent des gangsters français. L'épreuve avait déjà commencé, et le Patron l'avait chargé de superviser son déroulement dans les moindres détails. Elle ne doutait pas un seul instant d'Ayn, elle savait que la mercenaire ne commettrait aucune erreur, et n'aurait aucun manquement. Mais une intronisation signifiait toujours une responsabilité, et une responsabilité, dans ce monde là, c'était la création obligatoire de nouveaux ennemis...à moins de les anéantir rapidement. C'était le plan prévu par la voyageuse. Elle baissa la voix alors que le vantard de tout à l'heure, Demas Ellroy, reprenait le cours de ses exploits pour tout le restaurant.


- Tu vois le vainqueur de la bagarre ? Il s'appelle Demas Ellroy. La Famille a envoyé Millésimo dans ce restaurant pour créer une première bagarre et installer une ambiance. Elle a fait croire à Millésimo qu'un repenti se planquait ici. Elle a aussi promis à Ellroy un contrat juteux pour son intégration dans la Famille en cas de survie. Résultat : le bonhomme ne se sent plus pisser et il sait que certains vont venir le tuer avant qu'il accepte. Il attend aussi les hommes de main de son employeur actuel, qu'il va sûrement quitter...Il attaque souvent comme un serpent, sans prévenir, avec une seule décharge d'un fusil à pompe doré qu'il planque vraiment bien.


La voyageuse patienta un peu, attendant de voir les réflexions et les réactions de sa compère dans le crime. Elle présentait un tableau assez réaliste de la situation : la Famille faisait danser dans sa main d'ombres tous les gangs et les tarés de Kazinopolis et d'ailleurs. Ensuite, elle savait manipuler et installer timing sur timing, comme un jeu d'imbrications où tout s'emboîte parfaitement, comme un orchestre dirigé d'une main de maître. La mission ? Elle restait simple et efficace, un classique du genre, mais avec possibilité de s'écraser au premier faux pas, à la première impatience, peut-être la dernière pour la candidate.


- Le job est simple, il faut tuer Ellroy, tout en faisant croire que ça vient de son employeur. L'idée est simple : on élimine la concurrence à partir d'un concurrent qui n'a jamais été autre chose qu'un concurrent. La Famille lui a proposé un contrat, sans lui dire qu'elle en avait mis un autre sur sa tête. C'est là qu'on entre tous les deux en jeu. Après Ellroy, on va nettoyer la concurrence. Carte blanche et discrétion totale, avec un faux coupable.


Reprenant un verre d'Or Parfait, la voyageuse des maths s'installa au fond de sa chaise et attendit que la mercenaire montre l'étendue de ses talents. C'était une excellente postulante, il restait à voir jusqu'à quel point. Et jusqu'à quel point Joy pourrait se confier à elle quant à ses opérations privées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tout le monde s'en fout...
» DSL tout le monde
» bon tout le monde a joué au foot
» Un jour je ferai comme tout le monde c’est promis… (ou pas).
» Relations d'un tout nouveau monde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Partie RP :: Seconde Zone :: Kazinopolis-
Sauter vers: