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 Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]

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MessageSujet: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Mer 31 Oct - 10:02






La voyageuse était en train d’écouter le beau discours d’un repenti qui vantait la paix et la tranquillité de Kazinopolis et la joie d’avoir de l’argent quand on était effacé de toutes les identités de la Famille. Pour mieux revenir dans la gueule du loup à se vanter d’en être sorti. Les vivants, humains et créatures, étaient si paradoxaux qu’ils en devenaient forcément passionnants. La voyageuse souriait en dégustant un Golden Afternoon, un thé qui apaisait le corps après un dur effort. Elle venait de tuer cinq gus qui n’avaient pas payé les dettes de jeu nécessaires pour garder la vie au coin du cœur. Le boulot était terminé, mais on n’en finissait jamais avec ce taf d’assassin, c’était un job à plein temps. Encore un peu, et le repenti bourré allait balancer son vrai nom. Il revenait sûrement pour trois raisons probables : le manque d’action d’une vie passée à l’ombre. Mesrine, dont Joy lisait les mémoires dans l’autre partie du monde, disait qu’une vie passée à l’ombre ne permettait pas d’approcher le Soleil. Et chacun souhaite se sentir comme Icare à un moment dans sa vie, quitte à se brûler et chuter. Deuxième raison : le remords. Il avait du mal à dormir après avoir balancé ses potes, et il cherchait une nouvelle vie en traquant l’ancienne, en la titillant. Au risque de se mettre une balle, le remords avait ce pouvoir. Troisième possibilité : il était complètement con et n’avait aucune conscience de ce qu’il faisait. L’alcool avait ce pouvoir libérateur sur la pensée et les neurones en général. Parler de la vie rêvée avec la thune et la tranquillité dans un repère de malfrats, Joy espérait que c’était uniquement l’alcool...sans quoi ça allait bientôt devenir intéressant.


La matheuse repartit dans ses pensées sur les paroles du gangster français. Il n’y avait pas de mort d’homme, il y avait la mort tout court. Et deux types de morts, si elle avait bien suivi la pensée du hors-la-loi : la mort légitime, et la mort illégitime. Elle suivait la violence, celle des états, des puissants, des entreprises, des banques...elle suivait le pouvoir. L’illégitime était définie par ces mêmes personnes qui détenaient tous les pouvoirs, qui les protégeaient, et qui déterminaient finalement ce qu’on appelait les lois, les règles du jeu, le gameplay dans un open world où ils avaient tout pouvoir et tous les pouvoirs. Ainsi, les hors-la-loi fascinaient autant pour leurs sentiments de liberté exacerbée ou de collaboration, mais aussi par la manière qu’ils avaient de considérer la révolte contre les schémas établis par des gangsters en costards. On retrouvait ce principe dans tout Kazinopolis finalement, et revenir se vanter d’une échappée du système était une folie douce ou une liberté enfin exprimée pleinement ? La matheuse scrutait l’homme qui parlait de quelques braquages et des faits divers dont il était à l’origine. Un type vint pour lui répondre qu’il avait perdu quelqu’un dans l’histoire, et c’était le moment où l’alcool allait jouer le rôle du doigt sur la gâchette, pour foutre une merde noire. Il y avait des règles tacites dans la Famille, mais aussi dans toutes les mafias plus ou moins importantes de Dreamland : il faut savoir dîner avec les cons mais ne jamais polémiquer avec eux, règle d’or pour la survie en milieu hostile ! Autre règle tacite : ne t’attaque pas aux problèmes si le problème ne t’a pas encore attaqué. Enfin, une règle classique : le serpent n’a pas de mains, il attaque toujours avec les mains des autres.



Le cas était fixé, Joy à partir de ces quelques règles avait compris de quoi il retournait. Le vantard s’appelait Demas Ellroy. Un porte-flingue en vue, possiblement par la Famille. Mais il bossait pour un concurrent assez puissant pour rester en vie à Kazinopolis. Il était en lutte contre un petit gang de ce quartier, dirigé par l’intervenant, Millésimo. Un jeune taré qui a donné dans l’arnaque de machines à sous et l’essence de vie en faussaire de génie. Il a survécu à une attaque quelques semaines avant, l’affaire ne s’était jamais terminée. Jusqu’à cette nuit. Ellroy a créé un personnage et venait déguisé pour provoquer Millésimo qui ne se méfierait pas. Le serpent attaque avec les mains des autres, surtout quand ces mains sont cachées sous le manteau...règle tacite des mafieux locaux, Joy n’émit qu’un gloussement amusé quand le vantard envoya une décharge dans le bide du faussaire. Affaire conclue, les serveuses emmenèrent le corps dans la cave, sans doute pour garder pas mal d’informations et de preuves. Le Patron disait parfois qu’un bon idiot, l’idiot parfaite, celui qui ignore sa propre bêtise...celui-là ne sait jamais camoufler son intellect. Ça se payait cash à Kazinopolis, comme pour pas mal de choses.


Finissant son thé, elle commanda deux assiettes, une bouteille d’Or Parfait, un vin jaune et pétillant à boire très frais, un peu moelleux avec des retours d’agrumes et de pêche, une merveille sortie droit des vignes proches des casinos, baignée par l’or et les néons lumineux, raffinée par la chance ou le désespoir, les suicides des fauchés et les folies des riches. L’Or Parfait, servi dans deux ballons, pour la matheuse et pour son invitée. Le sommelier vint la voir pour confirmer le paiement onéreux de la bouteille, et elle ne montra qu’une seule chose : le F de la Famille tatoué dans un endroit secret mais rapidement visible. Le sommelier hocha la tête et reçut les essences de vie de la voyageuse, qui tenait à ne pas se faire entretenir. Les bons comptes faisaient toujours les bons amis, surtout quand lesdits bons amis avaient le doigt continuellement sur la gâchette. Elle attendrait son invitée pour les plats, mais déguster un bon vin la mettait toujours en appétit.






Enfin, elle arriva. Ayn, la mercenaire rencontrée au Royaume Steampunk où soufflait désormais un vent de révolution mécanique. La fuite avait été corsée, mais le jeu en valait la chandelle, puisque le Seigneur Scaphandre était assez affaibli et déstabilisé pour la suite des événements...la mercenaire avait montré un talent rare et des capacités bien utiles si utilisées par des mains expertes et forcément un peu salies par tous les sangs de ce monde.


- Je suis contente de te revoir, Ayn, t’as l’air plutôt en forme. Tu es prête pour entrer dans la fosse aux fauves ? Avant de voir le Patron on a une mission de validation à remplir. Une sorte de carte capable de te faire entrer plus facilement dans l’arène avec tous les gladiateurs...en principe ça devrait bien se passer, il n’y a eu qu’un seul mort pour l’instant depuis une heure. On est dans un restaurant connu pour ses règlements de comptes, quels qu’ils soient.


A savoir « Le Pourboire ». Une légende courait sur ce restaurant, une légende qui l’avait nommé, à vrai dire. Deux braqueurs, il y a très longtemps, ont réussi un braquage. Non, plutôt LE braquage du siècle. Un truc énorme, un trésor planqué dans un coffre planqué dans une banque planquée dans un Royaume planqué dans une zone ultra dangereuse…


- Les deux braqueurs font le truc malgré tous les dangers. L’un d’eux vole le butin et se casse en laissant à l’autre une seule essence de vie. Bien des années plus tard, l’autre braqueur le retrouve dans ce restaurant, là où est le comptoir du barman actuellement tu vois. Il lui donne la fameuse essence de vie et le menace avec une arme. L’autre, devenu très riche hausse un sourcil et dit comme ça « merci pour le pourboire, j’ai rien sur moi pour le service » . Disant cela, tous ses hommes autour de lui mitraillent son pote. Moralité de l’histoire : quand tu te fais puter une fois, évite d’y retourner une deuxième en volant te la jouer grand seigneur de théâtre. Il n’y a pas mort d’homme, il n’y a que la mort tout court. Je trouve l’histoire assez amusante, pas toi ?
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Dim 4 Nov - 13:11

Tout le monde a un prix

Ayn mit un peu de temps pour se remettre de ses blessures. Elle avait réussi à s’évader du royaume sans qu’on lui tire un missile en plein milieu du visage. Suite à cela, la demoiselle avait continué son voyage en prenant la peine de se reposer et de se soigner à chaque village. Rester sans bouger était un concept inconnu pour la reine déchue qui attendit d’être bien remise sur pied pour revoir Joy. La mercenaire estimait ignorer encore trop de choses à propos de la Famille, la simple réputation et surtout description de Joy ne suffisait pas à satisfaire sa curiosité. S’il fallait se salir davantage les mains pour récupérer les clés du Valhalla ce n’était pas un problème. Finalement la fin justifie les moyens quand on veut bien se donner la peine d’accomplir son objectif. La mercenaire partit en direction de Kazinopolis pour retrouver sa nouvelle amie Joy mais elle fit un petit détour pour hurler sur ses clients de leur mauvais coup. Elle toucha sa prime de base et reçu même un petit cadeau pour le bordel laissé dans le royaume Steampunk. Un petit « cadeau de remerciement » pour « les heures supplémentaires » apparemment. Ils finirent de soigner très rapidement et sans aucune trace les blessures de la mercenaire qui put enfin repartir l’esprit tranquille ensuite. Les clients n’avaient pour l’instant rien à lui demander. Ayn était sûre de continuer à faire affaire avec eux, même en étant dans la Famille. Les boulots ne sont pas toujours propres mais au moins ils étaient réglos et même généreux lors des paiements.

Histoire de se faire plaisir et surtout se changer les idées, une fois à Kazinopolis, elle ne partit pas rejoindre instantanément Joy. Non non. Il fallait réaliser une activité de fille voyons ! Et pour une fille aussi coquette qu’Ayn, rien ne pouvait égaler le shopping et les tenues atypiques qu’elle portait constamment. La mercenaire entra dans une très vieille boutique. Il n’y avait aucun client et la couturière arriva comme une fusée face à la mercenaire. Elle portait une longue robe fendue avec des motifs de chiens de toutes les couleurs, des chaussures en or très hautes et des lunettes qui brillaient tellement que la mercenaire recula d’un pas. Ayn avait envie de faire demi-tour mais elle se laissa prendre au jeu et fini même par réaliser un long défilé avec les différents ensembles qu’elle estimait potables. Puis l’illumination arriva et elle trouva sa tenue parfaite. Ayn flasha dessus et se regardait sous les angles. Une fois la tenue payée, elle savait qu’elle ne passait pas inaperçu, mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien s’en ficher. Ses armes étaient sur elle et surtout bien visibles cette fois-ci, il n’y avait pas de manteau ou de longues robes pour tout cacher.

Tenue d'Ayn:
 

Très fière d’elle, avec une santé en super forme et une tenue qui attire tous les regards, la mercenaire finit par pousser la porte du restaurant où elle retrouva Joy avec une table magiquement garnie. Ayn s’approcha de sa nouvelle amie et lui sourit de façon très chaleureuse. Elle était contente de retrouver la voyageuse en seul morceau et ne connaissait pas du tout le restaurant. L’ambiance était assez étrange avec quelques insultes ou bagarres à droite ou à gauche. La mercenaire s’assit en face de Joy qui lui parlait d’une mission à réaliser afin de simplifier la rencontre avec son boss. De plus, elle ajouta qu’elles étaient dans un restaurant réputé pour ses règlements de comptes. La demoiselle continuait de sourire et d’écouter alors qu’elle se servait son propre verre de vin. Ne jamais montrer de l’alcool à Ayn si vous tenez à votre bouteille.

« C’est vraiment un plaisir de te revoir en forme Joy ! Trinquons à nos retrouvailles et les réussites de nos précédentes missions ! »

La mercenaire rapprocha son verre de celui de son amie et trinqua. Elle ne connaissait pas la signification de ce geste et s’en fichait bien à vrai dire. Ayn écouta attentivement la suite. Il n’y avait eu qu’un mort apparemment. Une histoire parlant de trahison était racontée par Joy pendant que la mercenaire sirotait son verre de vin. Ayn croisa ses jambes sous la table et elle leva un sourcil.

« La stupidité du jeune homme rend bien cette histoire amusante j’avoue. Ah j’vous jure, faut tout leur apprendre aux gosses. Quand on est faible, on ne tente pas une attaque frontale … Tss ...»

Ayn pouffa de rire et fini de boire cul-sec son verre de vin. C’était aussi très triste de voir que le monde n’était plus honnête. Mais la reine déchue préférait garder ce type de commentaire pour elle pour l’instant. Elle restait bien trop attachée à ses convictions honnêtes et surtout à ses idées tranchées pour ce monde de brute et rempli de menteurs. La mercenaire se rempli un nouveau verre de vin, elle ignorait totalement sa valeur et les marques de politesse à table. Elle était là avec Joy, tout à son aise et buvait en trouvant son breuvage délicieux.

« Honnêtement Joy, j’adore ce vin. Je ne sais pas si c’est spécifique à ce restaurant ou non, mais il est excellent. Où est-ce que j’peux retrouver une bouteille aussi d’aussi bonne qualité ? Seulement à Kazinopolis ? Ah et bon appétit ! Merci pour ce repas, j'allais mourir de faim ! Tu es tellement attentionnée.»

Elle ne lui posa aucune question et se servait sans aucune gêne. Ayn continuait de boire tranquillement et grignotait même en picorant petit à petit dans les divers plats présents à table. Elle n’allait pas se priver tout de même ! Autant prendre des forces avant la supposée épreuve pour entrer dans la Famille. La mercenaire était sûre de son choix. Il fallait entrer dans la Famille, se faire un maximum de contacts et accumuler le plus de forces possibles. Puis prendre toutes les forces de la Famille pour bâtir son propre royaume. Ce monde est un monde d’égoïste, c’était une des conclusions qu’Ayn avait médité depuis plusieurs mois déjà. Si les gens le sont, pourquoi pas elle ? Typiquement, ça arrangeait sans aucun doute Joy de pistonner Ayn. Et Ayn ça l’arrangeait que quelqu’un la pistonne. C’était bien du donnant-donnant.

« Bon aller, dis-moi tout sur cette épreuve qu’on en finisse. Je suis prête à tout, après avoir terminé la bouteille de vin bien entendu. »

La mercenaire n’avait de compte à régler avec personne. Elle s’arrangeait toujours pour être en règle de son côté. Et la seule personne avec qui elle aurait pu avoir des comptes à régler était Prime mais il était malheureusement mort. Malheureusement oui. Sans comprendre pourquoi ni comment, la mercenaire se sentait liée à lui. Il avait sa clé. Sauf qu’il était temps pour elle de s’en détacher et se récupérer son objectif. Le but était de survivre à une nuit dans ce restaurant ? Ou de régler ses comptes avec quelqu'un de fictif ? La mercenaire secoua légèrement sa tête, attendant tout gentiment les explications de Joy. Pour la clé elle était capable de tout. Même du pire.
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Lun 12 Nov - 12:56

La mercenaire venait d'apparaître dans le restaurant, rayonnante, habillée comme il se devait au sein de la ville des richesses, remarquable c'est-à-dire remarquée par tous les mâles en train de se bâfrer. Les armes et l'allure donnaient le ton, ce qui fit sourire la voyageuse. Elle semblait vraiment en forme elle aussi, après la révolution des automates du Royaume Steampunk. La fuite n'avait pas été une mince affaire, et Joy était ravie de voir sa camarade sans séquelles ou marques encore visibles, alors qu'elle-même n'avait absolument rien, en tant que voyageuse.


- Trinquons donc, tu as raison ! Ce vin s'appelle l'Or Parfait. D'aucuns diront que c'est un pléonasme, mais ils n'auraient pas dégusté le millésime d'il y a trois ans. De l'or de contrefaçon et une tuerie massive ont pourri les vignes proches d'un casino qui a explosé, le vin était imbuvable. Même la perfection a ses mauvaises années, ça fait réfléchir. Mais j'ai demandé le millésime d'il y a cinq ans, c'est un bonheur et il est temps de le boire, il a eu le temps de mûrir, de donner tous ses arômes et sa véritable richesse !


Cela valait bien le montant de la bouteille à quatre zéros en essences de vie, et Joy appela le sommelier pour en commander une deuxième, au rythme où Ayn descendait son ballon. Elle avait découvert le breuvage en parlant avec Frost la Reine des Glaces, une soirée un peu étrange portée à la fois sur la diplomatie et sur la colère de Luxeria qui était présente. En tout cas, Ayn se mettait à l'aise et demandait des conseils sur l'origine de ce vin. La voyageuse esquissa un sourire et zieutait tout autour d'elle pour repérer d'éventuels écoutes inappropriées.


- Le vignoble se trouve en périphérie de Vice City, forcément, ce qui donne quelques intermédiaires qui donnent un prix somme toute raisonnable au regard du produit. Je peux te donner quelques adresses laissées à ta discrétion, si jamais tu veux une ou deux livraisons. Cependant, on dit que ce vin est moins bon s'il est bu en dehors de la ville des richesses, ou bien en cas de pauvreté....va savoir comment ça fonctionne exactement.


Elles avaient l'attention du bar, les gens autour d'eux commençaient à se tendre. Dès qu'Ayn était rentrée, la tension avait augmenté drastiquement. Joy n'était en fait pas là pour passer le temps, ni parler bon vin, ni même philosopher dans le vide sur le talent des gangsters français. L'épreuve avait déjà commencé, et le Patron l'avait chargé de superviser son déroulement dans les moindres détails. Elle ne doutait pas un seul instant d'Ayn, elle savait que la mercenaire ne commettrait aucune erreur, et n'aurait aucun manquement. Mais une intronisation signifiait toujours une responsabilité, et une responsabilité, dans ce monde là, c'était la création obligatoire de nouveaux ennemis...à moins de les anéantir rapidement. C'était le plan prévu par la voyageuse. Elle baissa la voix alors que le vantard de tout à l'heure, Demas Ellroy, reprenait le cours de ses exploits pour tout le restaurant.


- Tu vois le vainqueur de la bagarre ? Il s'appelle Demas Ellroy. La Famille a envoyé Millésimo dans ce restaurant pour créer une première bagarre et installer une ambiance. Elle a fait croire à Millésimo qu'un repenti se planquait ici. Elle a aussi promis à Ellroy un contrat juteux pour son intégration dans la Famille en cas de survie. Résultat : le bonhomme ne se sent plus pisser et il sait que certains vont venir le tuer avant qu'il accepte. Il attend aussi les hommes de main de son employeur actuel, qu'il va sûrement quitter...Il attaque souvent comme un serpent, sans prévenir, avec une seule décharge d'un fusil à pompe doré qu'il planque vraiment bien.


La voyageuse patienta un peu, attendant de voir les réflexions et les réactions de sa compère dans le crime. Elle présentait un tableau assez réaliste de la situation : la Famille faisait danser dans sa main d'ombres tous les gangs et les tarés de Kazinopolis et d'ailleurs. Ensuite, elle savait manipuler et installer timing sur timing, comme un jeu d'imbrications où tout s'emboîte parfaitement, comme un orchestre dirigé d'une main de maître. La mission ? Elle restait simple et efficace, un classique du genre, mais avec possibilité de s'écraser au premier faux pas, à la première impatience, peut-être la dernière pour la candidate.


- Le job est simple, il faut tuer Ellroy, tout en faisant croire que ça vient de son employeur. L'idée est simple : on élimine la concurrence à partir d'un concurrent qui n'a jamais été autre chose qu'un concurrent. La Famille lui a proposé un contrat, sans lui dire qu'elle en avait mis un autre sur sa tête. C'est là qu'on entre tous les deux en jeu. Après Ellroy, on va nettoyer la concurrence. Carte blanche et discrétion totale, avec un faux coupable.


Reprenant un verre d'Or Parfait, la voyageuse des maths s'installa au fond de sa chaise et attendit que la mercenaire montre l'étendue de ses talents. C'était une excellente postulante, il restait à voir jusqu'à quel point. Et jusqu'à quel point Joy pourrait se confier à elle quant à ses opérations privées.
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Lun 26 Nov - 23:34

Tout le monde a un prix

Joy lui parlait du vin en long, en large et en travers. La mercenaire buvait ses paroles, elle n'était contre quelques bonnes adresses pour boire un bon coup et se mettre bien ! Surtout qu'elle avait rarement goûté un vin aussi bon, il entrait clairement dans son top 10 des vins à déguster avec un certain plaisir non dissimulé. La mercenaire ne cachait clairement pas son plaisir alors que l'ambiance était tendue dans le bar. Mais elle agissait comme si elle ignorait tout, continuant d'écouter attentivement Joy en hochant de temps en temps la tête pour lui montrer qu'elle avait bel et bien toute son attention. Pourquoi perdre son temps à écouter un mec saoul qui se vante juste de sa piteuse vie alors qu'elle pouvait bien boire ? Et en bonne compagnie en plus, avec quelqu'un pour qui elle avait de l'estime. Que demande le peuple ?

« Quelques adresses ? Haha avec plaisir voyons ! »

La mercenaire continuait de boire. Heureusement qu'elle avait une bonne descente tout de même. Joy commanda une nouvelle bouteille et c'était la fiesta dans la tête de la mercenaire. Cette soirée allait être géniale ! Enfin, elle l'était déjà. Néanmoins elle n'oubliait pas son objectif de vue : La Famille. Si ce soir elle était là, c'était bien pour entrer au sein de La Famille. Ce n'était certes pas le meilleur moyen pour récupérer ce qu'elle désirait, mais la reine déchue estimait que la fin justifie les moyens. Elle en avait sérieusement assez de tourner autour de fausses pistes. Là au moins, elle se disait qu'elle pouvait avoir de bons contacts et qui sait, peut-être retrouver la clé du Valhalla plus rapidement que prévu. Tout du moins elle espérait, comme elle l'avait espéré pour les précédentes occasions qu'elle avait eu précédemment. Il était enfin temps de remettre la main dessus et de la garder avec elle jusqu'à la fin de sa vie.

Joy finit par lui expliquer la phase de test. La Famille était bien une organisation tordue, comme l'image que la mercenaire en avait. Elle sourit à sa réflexion sur le serpent. Il n'y avait qu'un seul serpent et c'était elle. Il fallait donc éliminer la concurrence. Ce soir-là, Ayn mit de côté certaines valeurs et certains principes. Son professionnalisme disons, prenait clairement le dessus. Et le buter n'était pas un problème, s'il fallait faire ça pour entrer dans La Famille ... La mercenaire trouvait tout ça bien trop simple. Tout du moins aux premiers abords. Elle se doutait qu'il y avait bien autre chose là-dessus. Et l'histoire du faux coupable arriva. C'était donc ça le plan. Un peu moins simple d'un coup. Il fallait buter Ellroy puis le reste de la concurrence. Et en plus de ça, trouver un coupable. La mercenaire leva un sourcil, un petit sourire sur ses lèvres.

« Tu sais ce qui se passe quand deux serpents de battent Joy ? »

Ayn reprit une gorgée de ce sublime breuvage et regardait Ellroy au loin, encore en train de faire le fou alors qu'il allait perdre la vie ce soir. Est-ce qu'il se rendait compte des choses et préférait noyer sa peine dans l'alcool ou est-ce qu'il ne se sentait vraiment pas pisser comme le disait Joy ? Dans tous les cas, il faisait clairement pitié aux yeux de la mercenaire qui se demandait pourquoi est-ce qu'il perdait autant de temps pour rien.

« Généralement le dominant fini toujours par bouffer l'autre. Même s'il n'a pas l'air appétissant. La loi du plus fort l'emporte et ça reste encore plus valable dans ce monde. »

La mercenaire réfléchie. Elle devait avoir un plan pour buter tout ce beau monde dans se faire choper. Est-ce que tuer tous les membres du bar pouvait passer pour de la discrétion ? Mauvaise idée. Ça ferait trop de bruit dans le royaume ensuite. Son poison pouvait clairement l'aider mais elle devait bien agir. Vite et discrètement. Est-ce que l'empoisonner pouvait suffire ? Après tout, elle avait la chance d'avoir un poison qui affaiblissait les ennemis sans montrer aucune trace apparente. Il y avait moyen de tenter, mais il fallait une dose importante de poison. Comment l'approcher ?

« Marché conclu, la discrétion c'est notre truc ! »

Dit-elle avec un clin d’œil. La mercenaire se mit à ricaner alors que son cerveau tournait à une vitesse ahurissante. Il était temps de faire ses preuves pour mériter sa place. Il était temps d'entrer en action désormais. La mercenaire avait clairement décidé de jouer sur son poison, quitte à prendre du temps, ça ne pouvait qu'être bénéfique pour éviter de la suspecter.

« Tu m'excuses, une p'tite envie de me repoudrer le nez. »

Un petit sourire innocent, son énième verre enfin terminé et elle se leva. Prête à buter n'importe qui. Elle se sentait observée, elle devait faire attention. Joy ne suffisait pas pour lui passer le test ou est-ce que c'était la concurrence ? Ayn pencha pour la seconde option. Sa réputation de mercenaire la poursuivait donc jusqu'ici. Pas étonnant au vu des têtes qui pouvaient traîner. Ayn s'approcha de gueulard qui lui cassait les oreilles. Celui-ci ne lui laissait même pas le temps de finir sa route qu'il se jeta sur elle en jetant son verre derrière lui, assommant sans aucun doute un de ses amis ou alliés ou futurs ennemis. Il se mit à hurler pour chercher la bagarre avec la personne qui avait l'air de fliquer la mercenaire en test. Elle se mit volontairement sur son chemin, faisait croire à n'importe quel imbécile qu'elle partait en direction des toilettes.

La mercenaire tomba au sol et dû prendre sur elle pour supporter son halène. Il était infecte, puait l'alcool et n'avait conscience de rien du tout. Heureusement qu'il n'avait rien renversé sur elle. En dessous de lui, elle posa ses mains contre son torse et leva sa tête, faisant mine de se relever et lui souffla son poison au niveau de sa gueule puante dans un premier temps. Il n'avait pas l'air d'avoir conscience de sa connerie et ne bougeait pas. Mais la mercenaire ne le supportait plus et le poussa sur le côté, prenant un air outré une fois relevée.

« Qu'est-ce que vous faites ?! »

L'ivrogne ne comprenait rien à ce qui se passait et l'ambiance devenait encore plus tendue. C'était comme si quelqu'un attendait un faux pas chez l'autre pour sauter sur son ennemi. L'alcoolique oublia sa bagarre et se releva très difficilement, prenant la première bière qu'il trouva sur une table. Jouer l'innocente et l'empoisonner petit à petit, c'était ça son plan finalement. Faut dire qu'elle était douée pour jouer sa comédie. L'objectif d'être en contact avec lui était rempli. L'empoisonnement aussi. Avec l'alcool et vu sa façon de bouger partout, si elle arrivait à le garder encore un peu sous son poison, il était mort sans aucune trace. Mais les ennuies n'allaient pas tarder à arriver, Ayn le sentait très bien. Elle observait Joy du coin de l’œil, s'attendant à devoir dégainer ses sabres à tout moment.
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Mer 28 Nov - 18:56

La matheuse sentit que la curiosité d’Ayn était attisée comme il fallait. C’était une mercenaire comme la Famille devait en avoir plus : prête à tout pour de la thune, pour ses objectifs personnels, peu regardante sur les assassinats et surtout capable de frétiller en sentant la tension monter dans les quelques mètres qui séparent toujours l’assassin de sa cible. Quand on ferrait le poisson et qu’il remuait encore, sûr de pouvoir s’enfuir. Sans parler de plaisir à tuer, c’était surtout des shoots d’adrénaline qui arrivaient par pack de six et qui faisaient pulser le corps. Une manière comme une autre de se sentir en vie. Joy eut dans la tête l’image du sourire de Clive, celui de Stélio complètement fou et perdu, celui de Malika calculateur et stratégique. Les deux derniers étaient morts, et elle leur ressemblait bien plus qu’elle ne pourrait l’avouer.


- Quand deux serpents se battent, le venin de l’un doit être plus efficace que l’autre...si ce n’est pas le venin, ce doit être le crochet. Si ce n’est pas le crochet, il faut viser l’étouffement ou le gobage directement. J’ai bon ?


La réponse de la mercenaire la fit sourire. Une réponse assez classique d’une créature n’ayant connu que les royaumes, les instruments de la domination des Seigneurs et des Reines de ce monde, n’ayant finalement que ça comme logiciel. Elle croyait à bien d’autres choses quand elle défendait le parti de l’équilibre, mais elle avait grandi. Elle avait compris que pour asseoir ses idées il fallait d’abord asseoir ses ennemis, de gré ou de force, et quelquefois les asseoir pour mieux les allonger sans frémir ni hésiter. D’un coup sec. La matheuse prit une gorgée de l’Or Parfait et savoura la loi du plus fort à sa manière. Boire un grand cru tandis que la cible se pavanait sans penser plus loin que le bout de son nez. Parlant de nez, Ayn demanda à s’éclipser, ce qui fit juste sourire la matheuse. Elle passait manifestement à l’action, à sa manière, sans demander son reste.


A son lever, les regards convergèrent sur elle, et sur Joy, en rebonds, forcément. La matheuse avait déjà ses billes posées sur la table, et Ellroy, ce brave Ellroy se jetait déjà le premier sur la candidate de la soirée. Il était pas mal fait, c’était la fin du tour de piste pour lui. D’un mouvement la mercenaire prit l’avantage et passa à l’offensive. Elle était déjà dans l’utilisation de son pouvoir, et certains tout autour d’elles allaient le repérer facilement. D’un coup d’œil, Joy compta les forces en  présence : la Famille était représentée en sa propre personne et en celle d’Ayn bien sûr ; le Clan des Siciliens était venu à l’autre bout de la salle et suivrait Ellroy au nom de son employeur actuel. Une bonne chose pour la matheuse qui posa des formules sur leurs armes visibles sur les côtés de la table et sur leurs couverts. Ensuite, il y avait les gars de la sixième zone du royaume, des inutiles qui venaient péter plus haut que leur cul pour causer affaires dans des salons privés après le repas, conclure des deals et vendre des merdes au plus offrant et au moins regardant. Un surveillant anonyme de la Famille était là pour surveiller Joy, c’était comme un garde du corps mais aussi un cafteur qui rapportait toutes les actions au Patron.


Ayn continuait d’empoisonner la cible, mais c’était trop lent. Joy envoya les couverts de la table du Clan des Siciliens droit sur Ellroy, pour le couvrir de couteaux et de fourchettes. Les deux parties concernées sauraient immédiatement la portée de ce geste, et il était fort possible qu’aucune des deux ne sache vraiment le pouvoir de Joy, ce qui la rendait tranquille pour la suite des opérations. Les Siciliens, estomaqués, se levèrent pour en découdre avec Ayn. Là, il fallait la laisser toute seule, surtout que le couple non loin de Joy s’avérait être Gringo Banjo & Lila Baîka, le fameux couple qui tenait quelques bordels, casinos et maisons de jeux dans la quatrième zone du royaume. Les deux pointaient Joy en joue avec des flingues et défouraillaient sans demander quoi que ce soit. Okay, la soirée était anticipée chez la concurrence, et l’employeur de tous ces tueurs avait capté la manœuvre. Raison de plus pour descendre tout le monde.

En résumé, Ellroy avait été tué par les Siciliens, et empoisonné par Ayn. Objectif rempli de ce côté là. Il restait à la mercenaire de les finir, et les soutiens d’Ellroy de suivre le même mouvement. C’était aussi omettre les soutiens de Millésimo qui attendaient de connaître la suite des opérations, pour lyncher ce pauvre Ellroy qui agonisait sous les coups doubles d’Ayn et des couverts. L’équipe de restauration était partie, effrayée, mais elle apparue de nouveau, mitraillette à camemberts à la main, et les serveurs, serveuses, barmans, tout le monde se mit à tirer dans tous les sens. Joy avait sauté sur le côté, les deux têtes du couple dans ses deux mains , qu’elle avait collées au sol d’un bond propulsé par ses formules. Puis elle cria à la candidate.



- Pour la discrétion on repassera, on active la phase B : annihilation totale de la concurrence et rapidité d’action ! J’espère que tu n’as pas peur des balles.


Lesdites balles qui ravageaient le restaurant, pour à millième fois sans doute. Joy, après avoir planté une bille dans les deux cerveaux gênants de ses cibles de la nuit – contrat rempli sans rien dire à personne, ça c’était fait ! - vola une bouteille d’Or Parfait non débouchée et non détruite sous les balles, pour la mettre dans une grande poche. Elle leva la tête pour voir comment Ayn s’en sortait, si elle était encore en vie, et elle prépara une attaque massive à base de formules sur tous les couverts pour faire taire l’équipe de restauration et ce qui resterait debout à la fin des comptes pour payer l’addition. Sans galanterie.


Dernière édition par Joy Killamanjiro le Ven 21 Déc - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Mar 18 Déc - 15:23

Tout le monde a un prix

Finalement tout allait s’enchaîner. Pas besoin de faire la fille innocente très longtemps. C’était une bonne nouvelle, la mercenaire n’aimait pas faire la mijaurée trop longtemps. C’était enfin le temps de l’action ! Malheureusement le poison mettait trop de temps à agir. Au moins, vu son état, il ne risquait pas de faire le malin très longtemps ! Les couverts s’envolaient en direction de la victime empoisonnée et la mercenaire sortit ses deux sabres. Ça allait être la fête ! Il était désormais temps pour Ayn de faire ses preuves et c’était maintenant ou jamais. Si elle voulait utiliser toutes les ressources proposées par la Famille, ça n’allait pas être gratuit. La mercenaire était bien entraînée et heureusement, les balles ne lui faisaient pas peur. D’ailleurs, pendant quelques secondes, elle se dit qu’avoir des armes à feu pour balancer son poison de façon concentrée sur les ennemis pouvait être une technique intéressante à développer. C’est vrai qu’elle n’y avait pas songé avant, fallait qu’elle creuse l’idée et qu’elle voit avec quelqu’un capable de créer des armes. Bon ça allait inclure le fait d’apprendre à viser d’une meilleure façon mais Ayn se sentait prête à apprendre de nouvelles compétences pour être encore plus efficace dans son boulot !

D’ailleurs, elle devait faire ses preuves et les balles pleuvaient de partout. La mercenaire durcit la majorité de son corps, empêchant les balles de la blesser et elle se jeta aussi au sol alors qu’elle entendit Joy crier dans le bar qu’il fallait passer au plan B et buter tout le monde. Ayn fit la moue, ayant l’impression d’avoir loupé le premier plan. Ce n’était pas son genre de louper ce genre d’occasion, elle avait peut-être trop la tête dans sa bouteille avec Joy pour réfléchir convenablement à ce moment-là. Elle devait foncer dans le tas, elle allait foncer dedans. Un couple mécontent se présentait à la mercenaire qui se releva en bondissant en arrière, évitant une balle dans la tête de peu. Sans attendre, ou sans réfléchir, elle bondit sur eux tout en projetant son nuage de poison. Il fallait buter tout le monde, elle filerait un antidote à Joy plus tard. Le but était de les plonger dans son nuage pour qu’ils ne puissent pas viser correctement. La mercenaire utilisa ses sabres et attaqua la première personne sur la droite. L’ennemi contra avec son arme et la mercenaire lui mit un coup de pied dans le ventre, la faisant tomber et reculer pour finir par lâcher son arme qui glissa au sol.

La seconde personne tenta une attaque au pif avec un couteau. Il ne réussit pas à faire grand-chose puisque la mercenaire attrapa son bras au dernier moment et la lui coupa, tout simplement. Même si l’ennemi se mit à hurler, il mit un coup de son arme dans le ventre de la mercenaire et celle-ci recula.

Le nuage de poison ne couvrait pas encore la totalité du bar mais commençait à s’étendre petit à petit. La mercenaire réussit à voir un de ses ennemis qui venait de sortir un masque à gaz pour se protéger du poison. Oh mais ce n’était pas des bleus apparemment ! Parfait ça ! Ça ajoutait enfin un peu de piquant, de challenge. Mais il n’allait pas faire long feu. La mercenaire fonça sur sa cible, ils étaient plusieurs à vouloir lui faire la peau mais Ayn n’avait qu’une cible : la personne au masque. Pas parce qu’elle n’aimait pas qu’on puisse contrer ses capacités. C’était surtout pour l’envoyer le plus rapidement possible à Joy. La mercenaire bondit sur son ennemi qui tenta de lui tirer dessus. Ayn se prit une première balle au niveau des côtes. Mais pas le temps de souffrir qu’elle tomba sur lui lourdement. Elle le déséquilibra mais l’ennemi avait son couteau avec lui. Sans attendre, la mercenaire le planta au niveau des poumons avec ses armes dans un premier temps puis elle arracha le masque du visage de son ennemi pour le balancer vulgairement en direction de Joy.

« Tiens, ça pourrait te servir ! Cadeau de la maison !
- Vous ne vous en sortirez pas comme ça !
- OUVREZ LES FENÊTRES ET LES PORTES !
- AU SECOURS JE SUFFOQUE ! J’AI MAL ! »

Le poison agissait petit à petit sur les cibles les plus faibles qui étaient au sol en train de perdre leur force petit à petit. Certains n’arrivaient même pas à se relever. C’était le bordel dans ce bar et le nuage continuait de se propager. C’était très risqué comme manœuvre mais elle savait que ses ennemis finiraient par tomber à cause du poison. Certains avaient les larmes aux yeux. La mercenaire était au milieu de tout, blessée mais totalement déterminée à réussir le boulot pour lequel elle s’était engagée. La reine déchue ne pouvait pas perdre. C’était hors de question ! Sa colère montait petit à petit au fond d’elle, renforçant ses convictions et surtout son envie de se battre. L’adrénaline lui faisait limite oublier la douleur alors qu’elle retourna dans le tas. La mercenaire avait l’impression que plus le passait, plus ils étaient nombreux. Où alors c’est qu’ils étaient naturellement rapides. Ils allaient bien finir par ralentir le rythme et Ayn continuait dans un premier temps à esquiver les diverses attaques. Le durcissement de son corps tenait le choc face aux balles même si elle devait parfois épaissir certaines parties de son corps qui étaient beaucoup plus touchés que d’autres. C’était la guerre et surtout le bordel dans le bar. Une bonne partie du ménage venait d'être fait. Maintenant il ne restait plus que les forts debout. Et ça allait être une autre paire de manche !
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   Ven 21 Déc - 23:00

Prise comme tous les autres dans le nuage de poison de la mercenaire, Joy essaya de retenir sa respiration et de diminuer la capacité respiratoire qui devait animer sa cage thoracique. L’exercice était aussi intéressant que mortel, car elle ne pensait pas à l’antidote mais plutôt à une perte totale de contrôle de la part de la Reine déchue. Ainsi elle se renferma dans sa concentration et se mit à couvert pour agir sur son propre corps. Respiration tenue, fréquente, rythmée, le sang contrôlé et elle sentait la diffusion du poison à partir de ses poumons. Les yeux fermés, elle n’entendit que les paroles de la mercenaire qui finissait tout le monde dans l’établissement. De cette manière la matheuse se prit le masque à gaz sur le crâne, et elle l’enfila rapidement malgré la douleur vive qu’elle avait ressentie. La respiration revint et Joy sentit lentement les effets du poison se diluer pour mieux disparaître. Elle sortie de sa planque et fit un cercle avec des couteaux qu’elle jeta dès qu’elle voyait un survivant, quelqu’un surgir ou des membres sortir de la fumée. Sans pitié, c’était le job.


Un coup d’œil et Joy vit que sa partenaire de crimes était blessée. Tout de même, c’était un beau score. Un tel massacre pour deux blessures, elles avaient vu pire, et de loin.  Joy posa une formule pour regarder un peu la blessure de la mercenaire Elle voyait qu’elle pouvait utiliser une formule même dans le corps de la mercenaire et retira la balle tout en lui envoyant des serviettes de table pour calmer l’afflux sanguin. Elle pouvait bien continuer la mission, rien n’était impossible. Joy s’éleva dans les airs et vit des gens sortir ou ouvrir les fenêtres. En quelques formules elle ferma toutes les issues possibles et laissa le nuage se disperser. Dans les poumons de tout les gens présents dans le restaurant. C’en était fini pour les gérants, l’équipe et les clients. Un mini coup d’éclat à l’échelle de cette nuit, une goutte d’eau dans le bordel quotidien des mafias rivales. Mais, ce soir, Ayn rentrait dans la Famille, et venait de réussir une première étape de son test d’entrée. Avec style et avec les honneurs. Elle continuait de se battre dans la fusillade qui continuait chez les plus solides, et de là-haut Joy prenait aussi des tirs pour elle mais elle ripostait directement avec des couteaux prévus sur des trajectoires imparables, en principe. Des pièces d’or et des contrôleurs de pièces tentaient bien de les arrêter mais rien n’y faisait. Avec une Reine déchaînée au sol et une tourelle à couteaux dans les airs de la salle de restaurant, le carnage était bien présent.


Après quelques minutes, le silence se fit. Long, lancinant, comme une évidence simple ou une conclusion qui se passait de mots. Bienvenue dans l’ambiance familiale de Kazinopolis ! Joy redescendit au niveau du sol et sortir du restaurant. A l’extérieur, peu de curieux, peu de piétons, on évitait les lieux et les commerces autour avaient tous fermé boutiques. Pas fous les gens. Joy sortit, jeta son masque à gaz et respira un grand coup avant de tousser de tout son corps heurté par le poison. Elle avait été peu en contact avec le nuage mais ça avait suffi...Ayn était véritablement une arme de destruction massive capable de faire beaucoup de choses si on lui donnait les moyens et surtout sa chance. Elle cracha ses poumons par terre et attendit que la mercenaire sorte de l’établissement. Joy prit un sac déposé là par un complice anonyme de la Famille, et prit des fringues simples et efficaces : capes noires, manteaux noirs et une trousse de soins pour les premiers secours si besoin. Pas le temps de niaiser, elle piqua une moto qui se trouvait garée dans une ruelle adjacente et se gara près de la mercenaire.



- Il nous reste la concurrence à aller visiter. La première étape était la plus dure, et c’est pas forcément un mal d’avoir réduit toute une zone au silence. Ça effraie, ça fait peur, et ça donne une bonne leçon à tous ceux qui veulent prendre notre place. On leur dit clairement de ne pas jouer aux cons avec nous, on leur dit qu’on ne déconne pas, ou plus. Généralement ça marche, surtout si y’a une nouvelle venue avec un pouvoir bien bourrin dans la place. Tu vas voir, tu vas faire un malheur.



Elle fit rugir le moteur de la bécane et invita la mercenaire à monter en croupe. Le temps de se préparer à foncer, les gens sortaient et certains proches des mafieux étaient déjà au téléphone avec leurs contacts habituels. Encore un peu et elles auraient toute la ville au cul. Joy fit le tour des personnes visibles et envoya les téléphones sur un point central déterminé par les formules, pour les briser les uns sur les autres. Maintenant, la prochaine adresse allait envoyer du rêve si Ayn était encore en forme. La matheuse s’en assura en allant à fond dans les rues de Kazinopolis.


- J’espère que t’as encore d’la ressource. On va aller chez l’employeur de la cible. Le Patron demande un nettoyage dans les règles de l’art, sans préoccupation de discrétion ni de style. C’est une descente, en gros, on va pas s’mentir. Parfois on me demande d’être subtile, mais pas ce soir. Surtout, pense à t’exprimer autant que tu le souhaites, on n’est pas fermé sur le barème de sélection ah ah ah keuuuuf keuuf arrrgh ! Merde un glaire !


Prochaine destination, un casino rempli de monde. Elles pourraient attaquer de front la boîte ou passer par l’entrée des artistes. Le gérant ? Maximilien Vottere, un pourri classique qui se croit plus fort que le Patron. Bientôt mort, selon toute vraisemblance.
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MessageSujet: Re: Tout le monde a un prix [Ayn & Joy | la Famille]   

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