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 Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]

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MessageSujet: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Mar 4 Sep - 12:35

- Opérateur.
- Ouais Dantès, c’est la merde.
- Quoi ? Ton petit frère s’est encore enfui avec une machine à sous dont il est tombé amoureux ?
- Non pire ! Le Patron a demandé à ce que tu escortes un objet qu’il a vendu à Maghiore.
- Ah c’est tout ?
- Ouais, et tu dois aller à Rokhan. Tous les autres ont décliné et ont reversé leurs amendes.Et...et toi ?
- Hum. Je connaissais un marchand de là-bas, un mec se trimbalant avec un lapin chelou. Mais depuis le temps, on a perdu contact. Il doit vendre ses enfants ou sa dignité quelque part en tôle. L’avantage et l’inconvénient, c’est que je connais la route. Je connais cette putain de route.
- Il paraît que Wan Taunser des Chicagos a perdu la raison dans le désert de Rokhan.
- Il n’a pas perdu grand-chose, mais c’est pas faux. Bon, dis au Patron que j’accepte. C’est quoi le colis ?
- Tu auras le coffre dès que tu passeras par Vice City.
- Ok, je passe demain soir et je me mettrais en route.
- Tu me rapporteras un cadeau, dis ?
- Déjà je vais essayer d’arriver en vie. La première fois j’ai falloir y rester...mais on m’avait drogué...c’est comme un viol tu sais et…
- Biiiiip.
- Okay sympa, le mec s’en bat royalement les burnes !




**


- Et comment tu t’appelles toi ?
- Helmut.
- Toi tu t’appelles Helmut ? Bien sûr, bien sûr. T’as une gueule à vendre des plats à tajine, et ma mère c’est Luxeria sur un bidet. Oh tiens, du racisme ordinaire. Bon, Helmut, qu’est-ce que tu me proposes comme monture de luxe pour aller à Rokhan ?
- Des chameaux, des ânes et des barbichettes. Des chèvres du désert.
- Va pour les chameaux, te faut combien ?
- 8,000, et tu paies le tout avant de partir.
- Et si tu essaies de me niquer une fois dans le désert, Helmut ? T’as cru que j’étais née des dernières pluies ?
- Dernières pluies ? Y’a quatre ans ?
- Ouais non laisse tomber. Bon, 6,000 maintenant, et 2,000 si tu m’abandonnes pas.
- 6,500.
- Ok, va pour 6,500 Helmut. Et tu te charges de l’eau et de la bouffe.



A l’entrée du désert de Rokhan, c’était calme, il fallait le signaler. C’était une partie de Dreamland peu fréquentée, voire pas du tout, les voyageurs n’aimaient pas l’impression de nuit sur quinze jours ou une semaine, même trois quatre jours, et les rêveurs venaient juste au début du désert. Seuls quelques rêveurs en cauchemars s’aventuraient dans l’intérieur et s’y perdaient pour se réveiller, soit dans le monde réel, soit en tant que voyageur. Rokhan était loin, et on ne savait jamais vraiment comment allait se passer le voyage, guide ou pas guide. Rokhan était loin, et Rokhan avait le chic de toujours un peu faire des doigts d’honneur à la notion de survie et de prudence. C’était aussi ça, la quatrième zone, du coup les créatures qui en venaient étaient toutes des professionnelles de la survie, de la roublardise, de l’arnaque. Pas le choix, sinon tu crevais la gueule ouverte. Elles comptaient parmi les plus rusées et les plus « créatures » dans Dreamland, dans le sens où elles se marraient mais elle disaient assez souvent qu’il fallait se bouger le cul pour continuer à vivre, pour avancer. Dans le désert, tu ne peux compter que sur toi-même, et ça elles l’avaient bien en tête, comme un patrimoine génétique. C’était pour cette raison que Joy jouait le jeu de la négociation, mais elle ne mouftait pas trop avec Helmut. Venant de Rokhan, le guide pouvait tout aussi bien se casser en plein désert avec la thune, Joy pouvait avoir le temps de le buter, s’il s’y prenait bien, il pouvait la laisser se démerder pour qu’elle trouve Rokhan par elle-même. On lui avait déjà fait le coup.


Ils partirent sur des chameaux version Dreamland, avec des pattes immenses comme si c’étaient leurs propres ombres. Effectivement, Helmut lui expliqua que les chameaux prenaient la forme de leurs ombres, de manière à suivre le mouvement de la lumière et de savoir toujours à quel moment s’arrêter, à quel moment marcher. Aussi, ça leur permettait de créer encore plus d’ombres pour abriter les voyageurs. Une évolution pertinente de la race, conservée et entraînée depuis des siècles par leurs guides qui les nourrissaient et qui s’occupaient d’eux comme s’il s’agissait de leur famille. Et c’était bien souvent le cas, si le marchand était solitaire pur et dur, endurci aux tempêtes de sable et aux attaques dans les dunes. En avançant, Joy se souvint d’un tableau de Dali qui représentait les animaux de cette manière. C’était les éléphants spatiaux, quelque chose comme ça, comme quoi Dali pouvait très bien être un rêveur qui serait passé par là, ou un voyageur ...tout était possible, c’était la magie du monde des rêves à l’œuvre. Nourrissant l’imaginaire humain, ce qui posait la question : était-ce l’imaginaire humain qui nourrissait Dreamland, ou Dreamland qui nourrissait l’imaginaire humain ? L’œuf ou la poule, en somme. Joy sourit sous son vêtement et continua d’observer le paysage tout en remettant son vêtement de la bonne façon pour ne pas laisser rentrer les grains de sable.





Le voyage se passa sans encombres, soit dit relativement. Le temps écrasant, le soleil étouffant, le vent chaud et les tempêtes de sable passaient et Joy se sentait pas trop trop mal, quoique en plein milieu du désert de Rokhan on ne se sentait jamais bien. Le temps fut distordu, si bien qu’elle comptait maintenant les jours – ils en étaient au sixième. Tout ça ne durerait qu’une seule nuit, mais le désert magique de la zone était justement réputé pour ça. Six jours de désert et déjà elle sentait la fatigue et le choc des températures la broyer lentement mais sûrement. Elle était en train de s’assoupir malgré un mal de fesses d’une violence rarement atteinte, quand le guide parla haut et fort, rompant le silence depuis le début de la journée.


- Arrakimes ! Arrakimes ! Ils arrivent, regarde là-bas !
- Quoi ça ?
- Arrakimes, les vers de sable !
- Connais pas, ils sont dangereux ?


La réponse passa devant eux. D’un coup, machinalement, Joy mit la main sur le coffre contenant l’objet à donner au Roi de Rokhan. La peur. L’angoisse. L’apparition lui glaça le sang, et elle en oublia la chaleur pour ne ressentir que de la pisse envoyée dans le fond de son froc. Et c’était pas une métaphore. L’animal ressemblait à un ver boosté aux hormones de croissance, faisant plusieurs dizaines de mètres de haut, avec des rangées de dents et pas d’yeux. Le cauchemar incarné dans le sable. Un ver de sable, un Arrakimes. Helmut hurla et se sépara des chameaux longues-pattes sans hésiter. Joy emporta le sac qui retenait le coffre de l’objet à escorter, et laissa aussi les bêtes galoper. Elle prit l’essentiel : bouffe, eau, coffre et quelques ustensiles. Pour la suite : courir. Les bêtes se firent avaler par un deuxième ver, tandis que le premier s’intéressait à Helmut. Joy raisonna pour tenter de combattre le monstre, mais ce fut peine perdue. Un troisième ver jaillit d’une dune et sa gueule se referma sur le guide. Un quatrième jaillit sous ses pieds et elle eut le temps de léviter et de se lancer sur la gauche, en passant entre les dents acérées et puantes, pour arriver sur le sable. Elle sentait les vibrations dans tout le désert, et elle se rendit compte qu’elle n’était plus dans la stratégie. Avec aucun autre être vivant autour d’elle, c’était la proie. Elle prit son envol, les vers laissés sans nourriture la pourchassèrent en se propulsant haut, si haut qu’elle crut ne jamais pouvoir s’en sortir, et quand ils replongèrent dans le sable, elle soupira. Mais pas pour longtemps. Les vers ne venaient pas par hasard. Au loin, une nuée ocre balayait tout sur son passage. Une énorme tempête venait droit sur elle. Les vers continuaient leur chemin, allant droit sur la tempête, comme à contre-courant. Aveugles, ils ne pouvaient pas voir ni ressentir les vibrations dans le sable ? Une explication qui alla à Joy. Elle voleta vers l’opposé en espérant sortir du désert...un jour.


Arrakimes:
 
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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Lun 17 Sep - 23:22

-  Hmhm ! Mais ça m'explique pas pourquoi tu veux aller à Rokhan.
- Mais enfin pour t'accompagner ! Après tout t'es ma belle sœur adorée !
- Ouais alors ça non désolé mais c'est pas une vrai bonne raison. Surtout que je connais mon frère... S'il se réveille là-bas, il t'en voudra à mort. D'autant plus si mon abrutis de jumeau est là-bas.
- Bon ok j'avoue ! J'aime pas voyager seule et là toi tu avais l'air dans la panade avec ton poulet de transport...
- Coq de transport !
- C'est pareil non ?!
- Oulah non ! J'espère qu'il ne t'entend pas ! C'est que c'est susceptible ces bêtes !
- Ah bon ? Autant que les lapins que dressait ton père ?
- Hahahaha je vois clair dans ton petit jeu Sigan ! N'essaie même pas de changer le sujet ! Accouche !
- Rooooh tu sais que t'es dure en affaire ?!
- C'est une caractéristique famille.
- Certes. Alors, comme je le disais, J'aime bien ta compagnie et voyager en groupe c'est plus amusant non ?
- Ouais nan ça c'est pas une bonne raison qui se tient non plus.
- Pourtant c'est la vérité !

Bon vous l'aurez deviné, je suis dans ma roulotte, je suis confortablement installée dans mon petit salon. Je suis accompagné de ma belle sœur. Par ce que oui, Dyler a une sœur. Quoi ?! Vous le saviez pas ?! Honte à lui ! Peut-être qu'il ne parle jamais d'elle par ce qu'il l'apprécie. Je saurais pas trop dire. A vrai dire, je savais pas qu'il avait une sœur avant qu'on soit maudits. Il m'avait parlé de son frère mais pas d'elle. J'ai été surprise de découvrir quelques temps plus tard que son frère avec une jumelle en la personne de Carissy. Le portrait crachée de Carvey mais au féminin. Faut éviter de dire ça par ce que c'est une fratrie un peu compliquez vous comprenez. Ils s'aiment mais d'un amour très vache. En fait ils n'osent pas se l'avouer qu'ils s'aiment. Personnellement je trouve ça mignon. Mais passons par ce que l'aventure n'attendra pas trop de temps ! J'ai donc croisé Carissy par pur hasard dans la troisième zone alors qu'elle revenait d'une collecte de trésors. Elle avait été attaquée par une bande de voyageurs qui avaient tenté de la dépouiller et dans l'affaire, sa monture, un gros poulet, avait été blessé et elle avait trouvé refuge dans une taverne le temps que la blessure de l'animal guérisse. Et c'est là que je suis arrivé ! Enfin, elle est arrivée par ce qu'il se trouvait que moi, je me faisais payer à danser dans cette taverne... pour ensuite aller vider la caisse pendant que la patron avait le dos tourné. C'est donc naturellement que je lui ai proposé de la dépanner alors qu'elle avait besoin de retourner à Rokhan pour vendre son butin. Et c'est donc après une petite séance de voyance qu'on était là à tranquillement boire le thé alors que la roulotte traçait à présent au travers du désert de Rokhan par les chemins les moins sableux pour éviter que les roues ne s'y enfoncent. Le lapin géant tirant la carriole étant une espèce originaire de ce désert, il était parfaitement apte à repérer les dangers du désert et à les éviter. Ouais je sais je triche pour traverser ce désert. M'enfin bon, c'est plus confortable qu'à dos de chameau. Y a que les touristes qui font ça.

Et là comme vous le voyez, elle essaie de me tirer les vers du nez pour connaître la raison profonde pour laquelle je veux aller à Rokhan. Mais enfin  je suis quelqu'un de sympathique et honnête ! C'est dans ta famille où tout le monde a toujours des arrières pensées ! Moi je suis quelqu'un de sympa. Hey ! Je vous entends rire et je vous signale que c'est pas très sympa ! Elle essaie encore un peu de connaître via diverses sortes de manipulations. Ça ne marche pas du tout par ce que bon, elle pense un peu trop comme ses frères pour que je ne la vois pas venir. Elle se met alors à bouder un peu en mâchant les petits gâteaux que j'avais servi. Ouais, pendant que certains se cassent le fion sur des dromadaires, nous on goûte.

- Pfeuh ! J'suis certaine qu'y a une raison profonde à ton retour à Rokhan.  T'es comme mon frère tu fais jamais rien au hasard ! Ou non... T'es différente par ce que tu sais te faire porter par le hasard pour aller là où tu veux. Le hasard, c'est notre rencontre, ta destination Rokhan ! Mais ça me dit pas ce que tu veux y faire. Par ce que t'irais pas à Rokhan par pur hasard non plus. Et si j'étais mauvaise langue je dirais même qu'il y a de la sorcellerie sous cette coincidence.
- Hahaha ! Tu pense ?
- Je finirai par savoir Sigan... Pour l'instant t'es trop coriace pour moi mais je vais finir par savoir ! Pense pas venir à bout de ma curiosité avec tes gâteaux et ta gueule d'ange
- Hihi !

Et c'est à peu près à ce moment là que retentit sur le toit de la roulotte un puissant cri de coq. Quelques secondes plus tard, la roulotte s'arrêtait. On avait attaché la monture blessée de ma belle sœur au toit. Bon, on pouvait pas trop la mettre ailleurs. Sa monture entre pas dans la roulotte et j'ai pas d'écurie intégrées. Bon, il avait vu pire. Mais Carissy semblait aux abois et m'annonça que son coq est dressé pour chanter quand un danger approche. Et je suppose que le lapin s'est arrêté de tirer la roulotte pour la même raison. Je sors la tête à une fenêtre, suivie par ma belle sœur qui s'écrie alors :

- Oh nan ! Pas ça ! Des Arrakims !
- Ooooh des gros vers !
- On va devoir changer de cap ! Il faut à tout prix les éviter ! C'est juste l'un des pires prédateurs de ce désert !
- Regarde une voyageuse ! On l'aide ?!
- Euh non !
- Si !
- Oh que non !
- C'est ma maison, c'est moi qui décide, on l'aide !
- Mon frère t'a jamais appris que la charité c'est de la connerie ?
- C'est pas de la charité c’est juste rendre service.
- Rendre service gratuitement c'est de la charité !
- Si tu croyais en le Karma comme moi tu saurais qu'aucun service rendu n'est gratuit.
- Qu'est ce que je déteste quand t'as réponse à tout ! Si t'étais pas aussi sympa comme belle sœur... hey mais reviens ! Oh mais elle fonce tête baissée !

Je sautais par la fenêtre de la roulotte pour me diriger vers les vers de terre géants  tout en gueulant à leur attention. Les vers, a priori aveugles, devaient pourtant être capables de percevoir les sons, ou du moins les vibrations. Je devais donc être, pour ces bêtes, sacrément plus attirantes que la voyageuses qui visiblement était en train de voler au dessus de ces sales rageux de vers. Je devais donc potentiellement les attirer beaucoup plus qu'elle. Je m'immobilise alors au milieu du sable alors qu'un des vers s'enfonce dans le sol et que je sens le sol vibrer sous mes pieds à l'approche du lombric monstrueux. Je m'empare alors d'un petit sac qui est attaché à ma ceinture et le jette en l'air.

- Wouhoooooouh ! Les asticots ! Venez me manger ! Regardez comme j'ai l'air apétissante ! J'ai même des poignées d'amour ! Y paraît que c'est super bon ! Venez à la soupe les petits vers ! Pitits pitits pitits !

Le ver arrive, il tente de me croquer d'un seul coup mais je suis poussé hors de son champ d'attaque par Carissy qui me pousse in extremis en me hurlant dessus.


- Mais ça va pas la tête ?! Il allait te bouffer !
- C'est le Karma qui m'a aidé !
- Karma mon cul ! Allez viens on se tire on laisse cette voyageuse se démerder !
- Je crois qu'il y aura pas besoin !

Bah ouais, vous pensiez que j'allais me jeter dans la gueule du ver comme ça sans plan ? Juste en pensant que la chance et le karma allait m'aider ? Nan ça c'est juste pour emmerder ma belle sœur que je le dis ! Ce que j'avais jeté en l'air, c'était un sac contenant une poudre hautement hallucinogène dont j'ai le secret. Je savais qu'elle me sauverait in extremis alors j'ai juste fait en sorte d'être certaine qu'un des vers ingère la poudre. Bon, la bestiole est volumineuse mais vu la concentration, l'effet est rapide. Pas quelques secondes plus tard, alors que Carissy me porte sur son épaule pour me rapporter à la roulotte, alors qu'un des vers était à deux doigts de nous boulotter, le ver qui m'avait attaqué en premier fondit sur son collègue, gueule grande ouverte pour le mordre. S'en suivit alors une bataille entre les trois Arrikims jusqu'à ce que mort de l'un d'entre eux s'en suive et qu'il serve de casse croûte monumental à ses compères qui nous laissèrent alors nous éloigner tranquillement jusqu'à ma roulotte. On est vite rejoins par la voyageuse que j'invite alors à nous rejoindre.

- Salut ! Moi c'est Sigan ! Je vois que t'as plus de monture, ça te dit de voyager avec nous ? Tu vas vers Rokhan je suppose. En plus j'ai du thé et des gâteaux !



Je lui adressait un grand sourire alors que Carissy me disait encore une fois que les services gratuits ça se fait ps, surtout à Rokhan par ce que c'est de la concurrence déloyale. Réflexion qui n'arrive à me tirer qu'un grand rire aux éclats. Quelle bande de rapiats ces marchands de Rokhan !

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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Mer 19 Sep - 18:31


Au moins Joy avait un mérite, elle ne grugeait pas abusivement pour traverser le désert de Rokhan. Ça pourrait bien lui coûter la vie, on est d’accord là-dessus, mais elle jouait réglo. Et avec la réputation de Rokhan, elle savait que tout le monde ne pouvait pas en dire autant. La concernant, elle était surtout en train de s’épuiser à léviter dans le désert en espérant fuir des vers, qui la suivaient toujours en suivant la tempête. Elle allait bientôt y passer, elle essayait de s’économiser mais ce désert n’avait pas de fin, et la tempête n’en finissait pas d’avancer, de plus en plus rapidement. Pas d’échappatoire possible désormais. Faisant une pause, elle prit un moment au-dessus d’une dune. Grosse erreur. Elle sentit au dernier moment la présence souterraine débouler à pleine vitesse. Un arrakimes avait été plus rapide que les autres et était parti en sous-marin pour choper la voyageuse. Bien, ces trucs avaient un cerveau et savaient l’utiliser pour bouffer, au moins. Pas une bonne nouvelle au demeurant, mais c’était toujours bien à savoir.


La voyageuse fit un roulé-boulé sur la pente de la dune, tandis que le vers la poursuivait en sautant gueule la première. On aurait dit qu’il jouait et qu’il riait, et c’était peut-être bien le cas ? Joy grimaça, tendue par la douleur, et tenta un mouvement pour se projeter dans les airs. Elle fut suivie et balayée par le ver qui n’en finissait pas de la pourchasser. Le coup de l’animal la renvoya au sol, et un deuxième arrivait pour la gober. La voyageuse poussa un cri de rage et stoppa son mouvement pour changer sa trajectoire d’une formule et continuer de léviter. C’était une sécurité à laquelle il était impossible de renoncer, sinon c’était son arrêt de mort sans conditions. Elle tenait bon autant qu’elle pouvait et attendait un signe...du destin…


Qui arriva dans les instants qui suivirent. Une créature piaillait pas loin de la scène, disait aux vers de venir bouffer. Elle était folle ? Était-ce une hallucination ? Un mirage ? Une jeune et jolie créature dans le désert, avec une roulotte ? Meh, aucune raison de ne pas lui faire confiance. Et quand on parle de confiance, on parle de prendre l’aggro bien sûr. Merci mademoiselle. Joy lévita et regarda la créature, bientôt rejointe par une deuxième femme sortie d’une roulotte en plein désert. Pourquoi pas. Joy voulut les aider mais la première femme semblait à l’aise, dans son élément. Les vers avaient pris un coup dans l’aile car ils commençaient à se bouffer entre eux. Joy eut un geste de dégoût et une grimace, avant de se reprendre et de léviter vers la roulotte des deux créatures, aussi étrange que ça pouvait paraître. Un coq géant était attaché sur le toit, on n’était plus à un détail chelou de ce genre. De plus, elle avait entendu un truc au sujet des marchands de Rokhan, certains avaient des liens très forts avec les animaux, qui leur servent d’animal de compagnie sur les routes, d’amis, de confidents, et bien plus encore…Elle avait entendu ces rumeurs, et surtout elle connaissait bien, il y avait de ça quelques années, un marchand de Rokhan qui se promenait jamais sans son lapin préféré. Un drôle de gars, que personne ne connaissait vraiment.



- Salut Sigan. Je m’appelle Joy, effectivement j’ai pas de monture et ma cargaison est plutôt lourde, je fatigue. Mon guide s’est fait défoncer par les...Arrikimes ? Je crois qu’on dit comme ça. Je serai ravie de pouvoir continuer la route avec vous et…


Pas le temps de finir la phrase, la tempête venait droite sur eux, implacable. Les grains de sable semblèrent secouer la roulotte. Joy essaya de prévenir la dénommée Sigan du danger, mais une forme sombre venait d’apparaître dans la tempête, le temps des présentations. Une forme gigantesque qui circulait avec les tempêtes de sable. On disait qu’elle les provoquait, et que la tempête protégeait la forme énorme qui se dessinait dans l’ombre du nuage de sable. Joy hésitait à donner le choix à Sigan alors qu’elle venait de l’accueillir, mais il était là : mourir sous la tempête, ou tenter de rejoindre la forme qui vivait là-dedans !
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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Mer 21 Nov - 2:28

- Hmmmm ça sent bien pas bon tout ça !
- Je t'avais dis de pas l'aider cette voyageuse ! D'abord les Arrikimes et maintenant le Shuurga ! Elle porte la poisse cette voyageuse !
- Le Shuurga ?
- C'est une bête immense. On sait pas trop comment ça se fait mais elle génère des tempêtes de sable tout autour d'elle. Elle se balade dans le désert en semant la mort autour d'elle... ou de lui. En fait on sait pas ce que c'est.
- Oh... je vois. On est dans le caca alors !
- Bah oui ! Si on était parties on aurait pu échapper à cette tempête mais là vu la situation actuelle on est trop prises dans la tempête et on va crever dedans !
- Roh dis pas ça ! L'écoute pas Joy, ma belle sœur elle est trop défaitiste ! Bon... du coup si sortir de la tempête est plus possible, faut s'engouffre dedans jusqu'au Shuurga non ?!


Là, Carissy ne me répondit que d'un geste en se frappant le front avec sa paume avant de me faire signe de faire ce que je voulais, de toute façon on était mortes d'avance pour elle. Elle partit s'asseoir en disant à vois haute qu'elle se demandait ce qu'elle avait fait pour mériter une famille d'attardés suicidaires comme la sienne. C'est vrai qu'entre Dyler le sociopathe de la famille, Carvey l'attardé, le père qui fait un combat à mort contre Maghiore et qui naturellement le perd, une mère qu'était quand même pas mal une catin sur les bords... Y a que moi, son adorable belle sœur qui est un tant soit peu là pour sauver les meubles. Je reste globalement assez sure de moi et affiche un grand sourire à la voyageuse autant qu'à la sœurette alors que je me dirige vers la sortie de la roulotte pour prendre les rennes de mon lapinou et nous amener vers le cœur de la tempête après m'être couverte d'un manteau pour me protéger de l'agression du vent et du sable. Je note au passage que la voyageuse est pas trop rassurée non plus et surtout qu'elle est épuisée. Va savoir depuis combien de temps elle faisait la course avec les asticots géants. Je la laissais donc seule avec ma belle sœur en pleine déprime mais qui finit par tendre l'oreille à une petite voix qui susurrait à son oreille. Elle regarda alors avec attention le chargement de la voyageuse avant de la regarder elle.

- ça vaut chère ce que tu transporte dis moi ! En tout cas... Ce que je peux te dire, c'est que ce Golde Lion doit plutôt bien connaître Maghiore... Le cadeau que tu lui apporte risque de beaucoup lui plaire.



Ah oui, j'ai oublié de le préciser mais Carissy a hérité du même pouvoir que Dyler, le même que son père. En fait, l'objet lui avait dit tout ce qu'elle devait savoir sur lui. Notamment qu'il était actuellement transporté par Joy pour être donné à Maghiore par Golde Lion. M'enfin bon ça je suis pas censé le savoir. Bah ouais je suis pas là ! Moi je suis aux commandes de la roulotte je vous le rappelle. Bon faut que j'arrête d'outrepasser ms droits en me prenant pour une personne omnisciente. J'aimerais bien être omnisciente... quoique nan on doit pas voir de belles choses tous les jours en l'étant. Enfin passons ! C'était bien galère de circuler dans la tempête de sable mais bon, le lapin, comme le poulet d'ailleurs, étaient fait pour ces climats et tenaient plutôt bien le choc. Il tenait le cap que je lui donnais, même si je sentais que son instinct lui disait de ne pas aller dans cette direction. Il devait en effet sentir la menace du monstre géant dans la tempête. Il suffisait que je cesse de maintenir ce cap pour que son instinct lui dicte de faire demi-tour. Mais c'est vrai qu'à mesure que nous nous enfoncions dans la tempête, son intensité semblait faiblir. Notez au passage que la tempête avait quand même été assez violente et qu'elle avait manqué de faire chavirer toute la roulotte sous la violence du vent à plusieurs reprises et elle nécessiterait je pense après ça un bon coup de peinture et un rafraîchissement par ce que là, je pense qu'elle avait pris un peu chère et je pense qu'une fenêtre avait été à deux doigts de péter. En vrai, je suis heureux que ce soit un aussi bon véhicule, aussi fiable par ce que avec une simple monture ou quelque chose de moins adapté à la traversée de ce désert, alors que cette roulote a été conçu dans ce but initialement, bah on serait certainement déjà enterrées par le sable. En plus des vents étaient si violents qu'ils en étaient parfois tranchants en projetant des grains de sables à une vitesse folle. Ma cape de désert était presque en lambeau au moment où nous arrivâmes à une sorte d'accalmie dans la tempête.  On était entré dans une sorte de bulle dans laquelle le temps était presque complètement clair. La tempête, sauvage, grondante nous entourait. Je sautais à terre en me couchant dans le sable, épuisée par la traversée de la tempête. J'avais l'impression de m'être faite roulée dessus ou même de m'être battue contre u régiment entier.

- Haaaaaaaaaaaaaaaaah la vie ! J'aime la vie ! J'aime le calme !... Non c’est faux j'aime pas le calme mais j'aime ma vie !



M'exclamais-je en gueulant, satisfaite de ce petit exploit en tournant ma tête vers le ciel bleu alors qu'on pouvait entendre tout autour de nous la tempête hurler de toute sa violence et de toute sa rage. Le lapin vint se rouler en boule à côté de moi pour chercher du réconfort et du repos. Ah oui et j'oubliais ! Sans le lapin aussi j'aurais âs pu accomplir cet exploit en vrai, j'y suis pas pour grand chose. C'est plus le père de Dyler qu'il faut féliciter par ce qu'il a construit cette roulotte et c'est lui qui élevait ces lapins du désert. Il avez du nez pour un type suicidaire et un peu sanguin.

- Que faites vous ici ? Pourquoi avoir traversé le tempête ?
- Hmmm ?

Une voix inconnue mais roque, caverneuse et puissante je dirais même, m’interpella. Je me relavais un peu et voyais alors...

- ça alors ! Un dragon ! Si je m'attendais à ça !



En effet, juste devant moi volait en vol stationnaire un dragon. C'était donc lui le responsable de cette tempête ? Bon c'est cool par ce que les dragons, c'est quand même des créatures intelligentes et sages non ?! On peut lui demander de faire baisser la tempête pour qu'en s'en aille. Par ce que bon, c'est pas que j'ai pas envie de passer ma vie coincée dans le cœur d'une tempête de sable mais un petit peu quand même. Quoi ? Je suis pas choqué de voir un Dragon ? Oh vous savez j'en ai vu d'autres ! Il me toisait cependant d'un air un peu sévère. Je sais pas pourquoi mais il a pas l'air super super ouvert à la discussion celui-là. En tout cas... un dragon dans une tempête de sable. c'est plutôt cocasse !

- Réponds à ma question créature !
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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Mer 28 Nov - 18:18

La sœur avait quelque chose d’assez mortifère, sans  doute parce que les trois femmes risquaient leurs peaux ensemble juste ici et maintenant, allez savoir . La frangine parlait de Shuurga, une créature inconnue du bestiaire de Joy qui plissa les yeux en entendant sa description. Ouais, pas le truc qu’on voulait forcément inviter dans un bar. Sigan laissa les deux femmes sur le côté, et la frangine regarda la cargaison de Joy. La matheuse ne savait pas ce qu’elle contenait donc elle haussa les épaules, mais tenta quand même le coup du sort.


- Ouais, des affaires privées. Tu saurais dire ce qu’il contient ? Je ne suis qu’une transporteuse, ça m’intéresserait pas mal de savoir pour quoi je risque mon boule.


Un coup d’œil à l’extérieur, la dénommée Sigan gérait la conduite des opérations. La roulotte était secouée dans tous les sens mais la conductrice gardait une trajectoire potable. Habituée ou douée ? Difficile à dire pour la voyageuse mais malgré les secousses et le désert qui se déchaînait à l’extérieur, le véhicule de gitans avait quelque chose de bien sécurisant. Après une avancée au travers de la tempête de sable une bulle d’accalmie accueillit la roulotte. Joy sortit contempler le phénomène. Une bulle où  la tempête ne passait pas, tout tournait autour d’elles, sans rien toucher. Impressionnant. Elle essaya de lancer son pouvoir pour comprendre les formules mathématiques de cette bulle mais la complexité fut évidente : les chiffres venaient de partout, des formules allaient et disparaissaient en un quart de seconde et tout bougeait avec une force démentielle. Elle ne pouvait voir ici qu’une conséquence d’un ensemble de formules, rien de bien pratique à travailler. Mais l’idée d’une bulle dans le chaos pouvait se bosser doucement pour être adaptée comme il fallait…


Ayant passé la tête dehors Joy entendit aussi la voix grave d’une créature résonner. Elle leva la tête et aperçut un dragon. Un dragon dans le désert, tout était normal. L’animal n’avait pas l’air jouasse et la question qu’il venait de poser était plutôt inquiétante. Un « comment » aurait été quasiment un aveu, mais un « pourquoi » donnait un tout autre sens à la question. Pourquoi traverser sinon sauver ses miches ou affronter le danger. Plus simplement, il était peut-être là dans la bulle en attendant que les choses se calment...ou bien il venait de se faire piéger et ne voyait pas comment s’en sortir ? Joy, pouvoir toujours activé, chercha des formules d’accroches sur la créature ailée mais rien n’y faisait...Sigan faisait face au dragon sans trop sourciller ni flipper, ce qui n’était pas le cas de la voyageuse, qui hésita à retourner dans la roulotte.


Mais enfin, ça ne dura que quelques instants. Joy pesta contre elle-même et puisqu’elle était en voyage, autant se comporter avec l’insouciance classique des voyageurs ! Elle sortit de la roulotte, s’éleva dans les airs, au milieu de la tempête et analyse le dragon sous toutes les coutures. La créature ailée, au-dessus de Sigan, la repéra et se mit à grogner, mais la matheuse restait en silence. Puis, elle s’approcha les bras ouverts, et prit la parole avant que Sigan ne réponde.



- On a rencontré les Arrikimes, puis le Shuurga, puis vous…il faut toujours avancer dans le désert de Rokhan, c’est bien ça ? On peut vous retourner la question : vous, qu’est-ce que vous faites dans cette bulle au milieu de la tempête, on peut vous aider ?


La matheuse ne savait pas trop comment aborder le sujet avec élégance, mais elle était presque sûre que le dragon s’était fait choper par le Shuurga, par excès de confiance, quelque chose comme ça. Elle esquissa un sourire narquois en contemplant toujours la bulle pour tenter d’en comprendre encore et toujours les puissants mécanismes à l’œuvre. Elle approcha de la frontière entre l'accalmie et la tempête pour y mettre le doigt, juste un doigt bien sûr, et quand son index passa ce mur de sable, elle sursauta, pris à la fois dans le hurlement du dragon et dans le grondement des lieux.


- PAS CA PAUVRE FOLLE !
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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Ven 7 Déc - 23:54

En apprenant que Joy elle-même ne savait pas ce qu'il y avait dans cette boite, Carissy regarda juste la voyageuse avec un sourire un peu de bâtard et lui répondit qu'elle ne voulait pas lui briser la surprise de l'apprendre si elle ne le savait pas. Mais ça fait pas avancer notre situation avec le dragon qui me regardait d'un air pas mal ronchon. Roh faut pas faire cette tête gros lézard, faut garer le sourire un peu. Quoiqu'un dragon qui sourit, ça doit faire flipper. Je me redressais et m'asseyais en tailleur devant la créature légendaire quand la voyageuse sortit de la roulotte avec ma belle sœur qui se faisait discrète. Plus que la voyageuse qui se décida à répondre à la créature à ma place. La politesse ! Je lui en tiens pas rigueur par ce que ça m'évite d'avoir à tout expliquer, d'autant qu'elle est assez synthétique. Une qualité que je n'ai pas et que j'imagine que notre interlocuteur apprécie au vu de son air rigide et coincé. Le Dragon sembla ne pas tout à fait comprendre la réponse de Joy. Il s'assit sur son postérieur et sembla se décrisper un peu avant de nous répondre.


- Je vis dans cette tempête depuis des années déjà. J'ai créé cette tempête pour m'isoler du monde, me protéger des convoitises des marchands du désert et du seigneur du désert qui voulait de moi un de ses valets.
- Raas'en'Haal ?
- Exactement.
- Bah ça doit faire un moment que t'es là dedans par ce qu'il est mort il y a 1000 ans.
- C'est vrai ?
- Mais il a ressuscité il y a quelques temps. 10 ans à peu près  je crois.


Le dragon me regarda d'un air un peu interrogatif comme s'il ne comprenait pas ce que je disais. On avait donc un dragon ermite qui refusait de côtoyer les marchands de tapis de Rokhan. J'le comprends ! Ces gens sont pas du tout fréquentables ! Et ça se comprend un peu par ce que les dragons, j'ai cru comprendre qu'ils se font harceler pour leur puissance ou leurs écailles. Il devait vouloir avoir la paix. M'enfin vouloir la paix au point de s'enfermer dans une tempête pendant un millénaire, il a pas trop le sens de la mesure l'animal. Mais étrangement, maintenant qu'il semblait comprendre que nos intentions n'étaient pas mauvaises ni même intéressées, il semblait se détendre. Je pense que ce qu'il voulait savoir, c'est si nous étions là pour lui. Mais si vous voulez mon avis, plus personne ne sait qu'il vit dans cette tempête depuis un bon paquet d'années. Je le regardais et j'allais engager réellement la conversation avec lui quand il se mit à gueuler à l'attention de la voyageuse. Il se mit à parler assez rapidement et d'un ton presque énervé à Joy.


- Maintenir cette bulle de protection est très complexe... Trop la perturber, la toucher pourrait la faire s'effondrer et la tempête s'abattrait sur vous.
- Et pas sur vous ?
- Je suis Kelfron, le dragon de sable... une tempête de able ne me fera rien. Mais, elle vous déchiquetterait sous sa violence ! Que vous soyez parvenu à la traverser indemne est déjà un miracle.
- Ah ouais pas cool. Mais au fait, pourquoi vous maintenez cette tempête ? J'sais pas, ça doit être lourd de vivre tout seul.
- La solitude est le prix à payer pour ma tranquillité.
- Ouais vous êtes tellement tranquille qu'on sait même plus que vous existez en fait. Les gens du coins pensent que vous êtes un monstre qu'ils appellent le Shuurga.


Le dragon semble un peu surpris et j'ai capté son attention visiblement alors qu'il reprend son calme. Perso, ce dragon, il m'intrigue. Je le trouve un peu cinglé d'aller aussi loin. J'arrive vraiment pas à le comprendre. Putain comment il a dû grave se faire chier ! Attends un millénaire à perler à personne ou presque, par ce que suppose qu'on est pas les premiers à traverser la tempête. Puis merde comment il fait pour se fournir en bouffe ? Et ça veut dire qu'il a pas baisé depuis tout ce temps ? Ouah le fou ! J'sais pas comment il fait !


- Du coup, pourquoi vous sortez pas de votre bulle ?
- Pour quoi faire ? Ma tranquillité me plaît.
- Alors déjà par ce que nous comme ça on pourra sortir de la tempête tranquillou je vais pas vous le cacher. Puis j'sais pas, vous manquez tellement de choses ! Y a un mariage de folie bientôt par exemple ! Bon, c'est un peu la merde... mais comme toujours ! Et puis y a plein de gens sympa à rencontrer, de soirées à faire, de lieux à explorer ! Personnellement j'ai que 300 ans et quelques et je peux déjà vous dire que Dreamland a tellement changé depuis le temps ! Vous voulez pas sortir pour explorer tout ça ? Pas vrais ?!


Je prenais à témoin ma belle sœur qui se faisait discrète autant que possible à s'occuper des montures. Je regardais aussi la voyageuse pour qu'elle me soutienne dans mes discours. J'avais l’impression de parler à un do que je devais pousser à sortir de sa chambre. Ou sinon il souffre du syndrome de Deus. il a l'impression d'avoir tout vu et tout fait et que ça sert plus à rien de participer à la vie de Dreamland et que s'isoler vaut mieux. Après qui suis-je pour juger e la volonté de ce gros lézard ermite ? Il a ses conviction, ses idées. Il préfère peut-être juste la paix, la méditation. Mais j'sais pas, j'ai comme l'impression qu'il se rend pas compte de tout ce qu'il perde. Je le vois en train de réfléchir à ce que je lui dis. Je pense qu'il s'est juste habitué à son train de vie depuis le temps et qu'il ne s'est juste pas posé la question une seule seconde de remettre en question sa décision passée de s'isoler. Je me lève alors et m'approche de lui. Je le vois avoir comme un petit geste précieux de recule alors que je m'approche. Alors qu'il fait plusieurs mètres de hait et qu'il me domine de très loin, je lui temps ma main et je lui annonce !


- Si t'as juste peur de l'avenir et de te faire emmerde... Si tu veux je peux te lire ton avenir si ça peut te rassurer. Et comme j'suis sympa j'te fais ça gratis' ! Allez tends ta patte !
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MessageSujet: Re: Outlaw [Dyler et Sigan & Joy]   Hier à 13:13

Woh, un dragon pouvait faire naître et garder une tempête tout autour de lui ! Ça c’était vraiment cool ! Joy avait des étoiles dans les yeux rien que de penser au pouvoir et à l’énergie déployée pour maintenir une tempête en continu. Le dragon était maintenu assis et disposer à causer un peu. Il était question de Raas, le Seigneur du désert ou du sable, la matheuse ne savait plus bien. Elle avait entendu l’info y’a quelques temps, mais c’était comme parler des soucis dans un pays lointain...le dragon craignait donc le Seigneur et les marchands locaux...comme Sigan et sa sœur en gros ? Elle esquissa un sourire et se dit qu’elle comprenait pas mal pourquoi valait mieux se planquer avec les gens de Rokhan. Joy savait que les dragons étaient pas mal courtisés, pour ne pas dire traqués pour leurs puissances et surtout leurs écailles qui pouvaient donner un pouvoir assez bourrin à ceux qui les acceptent. Mais tout de même, ça faisait donc au moins un millénaire qu’il était dans sa tempête, tout seul ? C’était d’une tristesse incroyable, si bien que la matheuse fit la moue avec les yeux de chat un peu embués par l’émotion en y pensant. Et dire qu’elle parlait de solitude…


Il avait engueulé la voyageuse, à juste titre. La tempête était sans doute une horreur à maintenir et mettre un grain de sable de plus pourrait avoir des conséquences désastreuses. Joy s’en éloigna et gifla intérieurement sa curiosité. Le dragon était sérieux, et pas agressif pour un sou, il valait mieux profiter de sa présence pour causer et ne rien faire de plus. Kelfron, c’était son nom, le dragon des sables. La voyageuse déglutit un peu car elle savait bien le prestige que c’était que de rencontrer un des dragons de Dreamland, et comprit un peu mieux qu’elle devait se tenir tranquille et ne pas trop l’ouvrir ou faire des conneries. La créature avait de quoi imposer, encore plus que tout à l’heure. Sigan parlait avec le dragon et la matheuse voyait à peu près où elle voulait en venir : lui faire prendre conscience de son inexistence ? De son absence totale du monde ? Joy suivait le dialogue avec intérêt – même si elle n’était pas foncièrement d’accord avec Sigan, cette dernière avait le mérite de présenter quelque chose de différente, une autre voix, au dragon des sables qui semblait aller de surprise en surprise. La gitane poursuivait son interrogatoire et l’incompréhension ou la surprise qu’était ce dragon amusaient Joy. Elle le comprenait un peu. Elle n’aurait pas attendu mille ans et elle aurait sûrement craqué bien avant, mais elle saisissait l’idée. Vouloir être tranquille ce n’était pas négociable et on pouvait être prêt à tout pour se retirer du monde. Elle se sentait un peu comme lui, toutes proportions gardées. Elle prit la parole en voyant Sigan dire au dragon d’aller sortir voir le monde.



- Sigan, d’abord je comprends son geste, et c’est pourquoi je te rejoins toi, au final. Je m’explique pour vous, Kelfron. Comme vous j’ai voulu...et je veux encore...me retirer du monde, parce qu’on m’a trahi, tous ceux en qui j’avais confiance m’ont trahi et je ne souhaitais que la paix et la tranquillité, en développant mon pouvoir. Je l’ai fait, je suis restée dans ma bulle pendant ces quatre dernières années – une goutte d’eau par rapport à vous, je sais bien, mais pour moi, c’est beaucoup...- et effectivement, j’ai été tranquille, j’ai trouvé la paix. J’ai fait mon job, j’ai tué beaucoup de gens, sereinement, sans être trahie ni attaquée ni traquée. Mais depuis quelques temps, j’ai compris que je ne vivais pas. Dans notre monde de voyageurs, ceux qu’on appelle les stoïciens se rendent hermétiques à tout et peuvent même s’éloigner de tout ce qui les affectent. Oui, très bien, mais voilà... ils ne vivent pas. Je l’ai compris que trop récemment : on doit souffrir, on doit se heurter à d’autres, on doit se mettre en danger, prendre des risques, et encore et toujours accorder sa confiance et sa bonne santé à d’autres. C’est comme ça que ça marche, nous devons tous compter les uns sur les autres, et en effet, c’est dur, c’est douloureux, on aimerait aller mieux, aller toujours vers le mieux possible, l’ataraxie de l’âme, l’absence d’affects, n’être que sérénité, calme, prospérité, bonheur...sauf que ça ne fonctionne pas comme ça. Maintenant je sais que j’ai appris de mes souffrances, de mes errances, de mes douleurs...tout ça me rend maintenant heureuse, parce que je sais que je peux le traverser et aller mieux, avancer ! Vous craignez de rencontrer des marchands ? Imposez-vous à eux. Vous craignez le Seigneur du Sable ? Mettez-lui la misère, rendez-le fou, imposez-vous au monde au lieu de le subir. Je sais que je ne suis qu’une voyageuse, une insecte par rapport à vous, mais je vous comprends tellement que j’ai eu envie de pleurer en songeant à votre solitude. Et vous savez quoi ? Un chanteur de mon monde a écrit dans une de ses chansons « la solitude n’est plus une maladie honteuse ». C’est-à-dire que ça ne sert à rien de vous prendre le chou, de vous culpabiliser pour votre ermitage, comme ça ne sert à rien, Sigan, de lui dire qu’il y a plein de choses à voir, comme je vous dis que ce n’est pas la vie. Non, là où je vous comprends, c’est que la solitude est bénéfique, mais ce ne peut pas être un état continu...vous êtes immortel, vous avez le monde entier à voir, à cultiver, à élever, à aider...ou à détruire, vous pouvez faire ce que vous voulez !


La matheuse souffla un coup et tomba à genoux. C’était étrange, comme monologue, c’était comme utiliser son pouvoir à fond en continu, elle se sentit vidée et soulagée d’avoir exprimé des choses qu’elle avait en tête depuis quelques mois. L’histoire de Kelfron, finalement, c’était la sienne, et en disait au dragon quoi faire, elle se donnait aussi le courage d’avancer. Toujours avancer, c’était bien le désert de Rokhan et la vie des marchands, non ? Elle reprit à voix basse, enfin.


- Ce que j’en dis, c’est qu’à rester seul ici dans votre tempête, vous vous empêchez de rencontrer des gens qui auraient besoin de vous, comme vous auriez besoin d’eux. Je sais que vous êtes un dragon, mais j’espère sincèrement que même un dragon de Dreamland a besoin de quelqu’un.


Elle laissa Sigan reprendre le flambeau de la discussion, elle était un peu attaquée. Serrant les poings, elle regardait Kelfron dans les yeux, non pas pour le défier ou pour le convaincre, mais simplement pour observer ses réactions et voir comment il prenait son discours. Elle avait été sincère, et au pire il l’engueulerait et resterait sur son avis. Les gens étaient souvent comme ça, enfoncés dans leurs pensées sans voir les lumières des autres âmes autour d’eux. Sigan voulait donc lui révéler son avenir, ce qui amusa la voyageuse qui émit simplement une remarque un peu pour rire.


- A quoi ça sert de connaître son avenir alors qu’on lui vend le monde à explorer, à re-découvrir ? S’il sait déjà ce qui l’attend, il pourrait bien rester ici en prétextant qu’il connaît déjà son futur ailleurs ah ah ah ! T’en dis quoi, Kelfron ?
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