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 Sigan et Dyler Laana

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Points de Puissance : 31 250 Points (D) / 14 000 Points (S)
Points de Réputation : 28 400 Points (D) / 9 000 Points (S)
Messages : 46
MessageSujet: Sigan et Dyler Laana   Ven 30 Mar - 2:21

Illustration du contexte
Sigan et/ou Dyler Laana










Sexe: Les deux
Age: 350 pour Sigan 400 pour Dyler
Royaume : Aucun
Activité : Contrebandier pour Dyler / Diseuses de bonne aventure, danseuse et voleuse pour Sigan
_____

Pouvoir: Sorcier : diseur de bonne aventure et  jeteur de sorts
Objet magique: En possèdent plusieurs
Alignement : Chaotique mauvais pour Dyler / Chaotique neutre pour Sigan
Objectifs : Vivre une belle vie, longue et agréable mais mouvementée et  digne de figurer dans des contes et légendes... bref, il voudrait juste briller.
_____

Demande de PP : 35 000 PP Dyler / 16 000 PP Sigan
Demande de PR : 35 000 PR Dyler / 10 000 PR Sigan
N'achète jamais quelque chose que tu pourrais voler.



Histoire 1/2


Je vais vous raconter une histoire de fou ! La fois où j'ai rencontré la créature la plus dingue que j'ai jamais vu. Pas dingue au sens timbré comme les barjos que vous croisez à delirium city. Plus dingue par son existence même. D'ailleurs, est ce que je peux réellement parler d'une créature ? J'étais à Muzikland, tranquille pépère. A l'époque j'avais pas encore mon crew, je voyageais donc seul. C'était l'une de mes premières nuits dans la seconde zone et la première que je passais dans ce royaume et franchement on pouvait dire que j'étais satisfait du voyage. La musique, l'ambiance, tout !  Et franchement, ça reste aujourd'hui encore l'un de mes royaumes favoris. Mais je crois que ce qui m'a le plus marqué ce jour là, c'est cette rencontre. Vous allez me prendre pour un fou mais ce qui m'a le plus marqué cette nuit-là à Muzikland n'est pas ce que j'ai entendu mais ce que j'ai vu. Je parcourais sans réel but les rues pavées et piétonnes de la ville de musique allant d'une mélodie à une autre alors que le vent semblait les porter à mon oreille comme une abeille butinerait d'un coin à un autre d'un champ de fleurs sauvages. Quand soudain, je la vis, entourée d'une foule, je ne put apercevoir dans un premier temps que sa chevelure blanche danser dans le vent alors qu'une mélopée rappelant des rythmes slaves s'élevait dans la direction de cet attroupement. Je  me fraie un chemin et découvre cette créature. Elle virevoltait agilement, tournoyait dans une ronde ensorcelante au rythme des musiques d'Europe de l'est. Ses pieds nus glissaient farouchement sur le pavé tandis que son regard doré crucifiait sur place quiconque le croisait. Elle semblait virevolter comme un agile petit oiseau, frêle et joyeux, au son du violon, de la clarinette, la guitare, l’accordéon et de la contre-basse. Rien ne semblait l'arrêter.Et à vrais dire, de la voir ainsi, dans cette simple danse, cette créature pas plus extraordinaire que n'importe quelle autre, mais qui par ses gestes et sa danse me captivait, j'en étais transporté. Cet instant était comme hors du temps. Cet existence surréaliste. Sa beauté incommensurable dans les atours typique d'une gitane. On eut cru Esmeralda, tout droit sortie des pages et du verbe de Victor Hugo. Mis à part son teint d’albâtre et sa crinière blanche tressée, je voyais sous mes yeux s'incarner la bohémienne romantique aux allures d'égyptienne. Vous devez me prendre pour un cinglé hein ! On ne peut pas être en telle sidération face à un simple spectacle de danse !

Sa danse fiévreuse et endiablait s'accélérait alors que les arythmies de la musique des Balkans qui accompagnait ses mouvements jusqu'à atteindre un paroxysme qui s’éteignit brutalement, me laissant le souffle coupé. C'est comme si mon cœur s'était arrêtait en même temps qu'elle, posée au milieu de cette foule, les bras levés, un grand sourire porté au ciel, une satisfaction non feinte. Les sons furent suspendus et quand elle baissa les bras, je recouvrais l'usage de mes oreilles entendant à nouveau le brouhaha de symphonies mélangées de la ville des musiques. Les applaudissement du public furent nombreux et beaucoup laissèrent des E V, pièces ou petits objets de valeur dans un sac devant la petite troupe d'artistes. Moi j'étais figé face à tant de grâce. Elle semblait épuisée par tant d'efforts, de la transpiration perlant sur son visage. Elle sembla me voir, seule personne figée dans cet attroupement puis m'adressa un sourire. Je me réveille alors et trouve le courage suffisant pour pouvoir m'approcher d'elle et lui parler. Mais pour lui dire quoi ? Rien de très glorieux ! Vous savez le genre d’idioties qu'on annonce à une idole. Des banalités du type « je suis votre plus grand fan ! »

- Je... Je vous trouve très belle !

Je vous l'avais dis que c'était pas glorieux. Elle sembla d'abord surprise par ma façon disons... quelque peu cavalière de l'aborder puis afficha un sourire gracieux.

- Euh... la danse ! J'ai trouvé votre danse très belle !
- Merci ! Je suis contente que ça vous ai plu.
- Tenez ! Vous le méritez !
- Oh ! Non ! Non merci ! Je ne me fais jamais payer pour mes danses !
- Mais... et l'argent dans le chapeau ?
- C'est pour les musiciens.

Il y avait quelque chose de solaire en elle. Un je ne sais quoi de magnifique, de magique, irréel. Cette créature était tout simplement à croquer ! Une pauvre petite bête sensible dans ce monde de brut. Son sourire me réchauffait le cœur et j'aurais pu me damner pour elle. Je découvre alors qu'elle ne connaît pas les musiciens, qu'elle semble juste avoir été éprise de l'envie de danser à l’écoute de leur musique. Je bafouille un peu puis l'invite alors à boire quelque chose, par ce que je trouvais que ça méritait salaire une telle performance. Elle commence par  refuser poliment mais j'insiste jusqu'à ce qu'elle accepte. Elle se présente sous le nom de Sigan Laana alors que je me présente moi-même et je l'invite à boire un verre dans un bar, évidemment musical, de la ville. Je suis  un peu déconcerté par son attitude à la fois désinvolte et singulière tout en étant étrangement courtoise et même gentille. Et puis je me renseigne sur elle, pour discuter et aussi en savoir un peu plus sur cette créature qui su tant me fasciner.

- Et donc vous habitez ici ?
- Haha non ! Je n'habite pas Muzikland. Mais j'aime y venir.
- Une créature qui voyage. C'est pas banale !
- ça l'était moins avant en effet. Les autres créatures sont de plus en plus sédentaire. Mais j'aime ma vie de nomade. Je parcours Dreamland ! Je me balade, fais des rencontres, je danse et parfois, on est assez gentil pour m'offrir un repas.
- Vous venez d'où alors ?


Je sentis alors que ma question posait comme un froid. C'est comme si j'avais abordé un sujet dérangeant, quelque chose de douloureux. Une douleur qui semblait venir du ventre, quelque chose de profond qui crée un mal-être intense pour la personne. Son sourire radieux se métamorphosa en une moue doucement décomposée. Un regard à mi-chemin entre la mélancolie et la colère habitait son blanc visage. Me rendant compte que j'avais peut-être dis la chose qu'il ne fallait pas, je me corrige. Je lève les mains devant moi comme en signe de défense et de paix surtout, pour montrer que mon intention n'était pas de la blesser.

- Je... je voulais pas aborder un sujet sensible. Tu... Vous n'êtes pas obligé de répondre.
- Le hameau !
- Quoi ?
- C'est de là que je viens... « Le Hameau ». C'est un endroit qui a disparu... Il y a de nombreuses années.
- Je... Je suis désolé je ne voulais pas vous rendre triste.
- Ne t'en fais pas. Ce n'est rien ! Ça me fait toujours étrange de me dire que je ne pourrai plus jamais y vivre. Plus jamais revoir ce royaume purulent, dégouttant, immonde, peuplé des pires crapules sans foi ni loi qui feraient passer la Famille pour des enfants de cœur. Que je ne reverrai plus jamais mon chez-moi !

La rage laissait peu à peu place à plus de douceur dans sa voix. Pour elle, évoquer ce qui semblait être un royaume de cauchemar était un bon souvenir. En même temps, ça peut se comprendre, même si on n'a grandi dans un endroit imparfait, sale, moche et j'en passe... On a toujours tendance à  aimer cet endroit par la force des choses. On garde toujours un goût à la fois doux et amer des passés révolus. Mais, elle continue de parler, comme si cela la libérait de me parler d'elle, d'où elle venait. Je l'écoutais paisiblement.

- ça ressemblait à un bidonville. C'était sale et moche. Le Hameau, c'était comme une verrue purulente, un abcès démesuré qui aurai grossis sur corps, le tout grouillant de germes et de maladies. Si tu as une chance de visiter le royaume de glace, visite Perte. Tu auras alors la mesure d'un dixième de la misère et de la laideur du Hameau. Tout comme Perte est la face cachée de la très belle et glorieuse Neige, Le Hameau, était la face cachée de la magnifique « ville des purs » comme ils aimaient l'appeler. La flamboyante Kitej... Tout y semblait si beau, si riche. C'est vrais que vu de l'extérieur ça donnait envie mais quand on y était, au final ce n'était pas si extraordinaire . En même temps, quand on expulse tout ce qui déplaît dans la hameau, c'est facile d'être tout beau. Avec le temps, le hameau n'accueillait plus seulement ce qui était rejeté de Kitej mais toute la crasse, tous les parias et les malfrats de Dreamland. Voleurs, bâtard, meurtriers, coupe-jarrets, détrousseurs de tout genre. Ça ne fait pas envie quand j'en parle.
- Euh.... pas trop nan ?
- haha... Oui... Mais comment décrire la vie dans le Hameau ? Tout y semblait si simple. Il n'y avait qu'à suivre le code. Payer son tribu au roi du hameau et respecter une sorte de code de bonne conduite un peu flou... qui se basait essentiellement sur le fait d'avoir l'autorisation de faire tout ce qu'on voulait de mal tant que ce n'était pas à un habitant du hameau. Et à part ça... une liberté sans faille ! On devait être les créatures les plus libres de notre temps et puis tout grouillait de vie, de créativité, d'inventivité. Dans les arts, comme la danse et la musique et la poésie avant tout puis dans le système D. Tu aurais vu... l'ingéniosité dont était capable le hameau...

Elle semble pensive et rêveuse à l'évocation de son royaume d'origine. Comme si elle voyageait dans un passé disparu et d'habitude très difficilement accessible avec une joie non dissimulée. Puis elle continua son récit.

- C'est ma mère qui m'a appris à danser !  Avec ma sœur, pendant qu'elle dansait dans les rues de Kitej, dans les arrières cours, je coupais les cordons des bourses. Puis on se faisait chasser par la garde... qu'on payait grassement pour nous laisser repartir avec un maigre butin. C'était le jeu !

Elle évoquait tous ces souvenirs comme Proust évoquerait sa fameuse madeleine. Comme un souvenir presque inimitable, une résurgence d'un passé perdu. C'était à la fois beau et terrifiant de l'entendre évoquer tous ces souvenirs assez... sinistres dans leur contenue. Elle ne rougissait pas du tout de son passé criminel. Je ne me sentais pas de la stopper dans son récit. Ça semblait comme la libérer. Je ne pense pas que ce soit son habitude de dire ce genre de choses au premier voyageur qui passe. Je pense que j'étais juste au bon endroit au bon moment pour accueillir cet espèce de confession. En fait ça ressemblait plus à une séance de psychothérapie dont je serais le praticien et elle la patiente. Sans se soucier réellement de mon point de vue ou de ce que je pouvais dire alors qu'elle parlait. D’ailleurs je n'osais rien dire, de peur de l'interrompre et au final de mettre fin à quelque chose de rare et beau : une personne qui se livre complètement sans réelle retenue.

- Avec ma mère et ma sœur, nous étions à peu près tolérés dans les rues de Kitej. Nous n'étions ni trop sales, ni trop laides ou difformes comme certains. Haha ! D'ailleurs, certains disaient que nous étions comme des fleurs qui s'épanouiraient sur un tas de fumier. Des fleurs jolies, mais qui, quand on s'y penche un peu pour sentir leur parfum, elles sentent toujours la fange. C'est ce que disait le chef de la garde, qui visiblement n'était pas dérangé par notre odeur alors qu'il troussait ma mère comme droit d'entrée dans la ville. Bref, où que j'aille, jamais je n'ai retrouvé ce « je ne sais quoi » qu'on ne trouvait que dans le Hameau. J'ai beaucoup voyagé pourtant. Mais jamais je n'ai vu un royaume comme le mien.

Elle s'arrêta un moment de parler en poussant un long soupir rêveur. J'étais presque choqué du passé qu'elle m'annonçait. Elle expliquait des choses absolument atroces et intolérables mais ne semblait pas s'en choquer. J'en venais d'un coup à me demander quel âge avait cette créature car ce qu'elle disait semblait venir d'un âge tout autre. Je ne peux me retenir de lui poser la question.

- Mais... euh... sans être indiscret, tu as quel âge ?
- Hmmmm... c'est difficile de compter comme vous les voyageurs... Attends laisse-moi réfléchir. Hmmmm presque 350 ans !


Choc ! Ça fait toujours bizarre de parler à une créature qui semble avoir tout juste 18 ans et qui a en fait 400 piges ! Je ne m'étais pas encore fait à  l'époque et cette annonce m'avait pas mal surpris mais j’enchaîne, mon attention étant comme un feu de curiosité attisé par son histoire.

- Mais comment a disparu ton royaume ?
- Ah... une sale histoire... une très sale histoire. C'est de ma faute. Je suis le genre de fleurs que tout le monde voulait cueillir... Mais... quelqu'un est finalement arrivé à me faire sienne, ça a déçu les autres... extrêmement déçu. Il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne déçue et aigrie.
- On a détruit ton royaume pour se venger d'avoir reçu un râteau ?
- Hihi ! Oh non ! C'est beaucoup plus compliqué que ça ! J'étais jeune alors et attiré par ce qui était mauvais... On dit souvent que les femmes aiment les mauvais garçons. C'était mon cas en tous cas. J'avais l'embarras du choix chez moi. Mais quand on est courtisé de tous les côtés, on peut se montrer difficile. A vrais dire, ça m'amusait même de mettre des refuser les avances de certains.

Plus elle parlait et plus l'image que je me faisais d'elle, une douce petite et frêle créature aux airs innocents, s'effaçait. Elle me paraissait de plus en plus étrange, lunatique... mauvaise. Elle semblait presque s'amuser à présent de choses pas du tout drôles, comme un petit ange cruel se moquant de personnes brisées par la destinée. Elle se révélait même un peu... manipulatrice. Une créature aux airs angéliques qui adoucissent les esprits mais qui se révèle en réalité être un vrais petit diable. Ça ne me sautait pas vraiment à l'esprit à cet instant... mais avec le recule, j'aurais vraiment mieux fait de m'en rendre compte.

- Mais... je l'ai rencontré ! L'homme de ma vie. LE mauvais garçon qui m'a fait chavirer ! Celui qui m'a enlevé le cœur pour le faire sien. Il était si spirituel, si drôle et c'était pas un enfant de cœur surtout. Un jeune et beau contrebandier sans foi ni loi ! Il s'appelait Dyler !. C'était un marchand de Rokhan comme on en voit des centaines... Beau parleur, aventurier, intéressé par l'argent. Mais il m'a fait voir le monde autrement... Il m'a enlevé à mon monde. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs puisqu'il a commencé par me Kidnapper. Hihi  Il 'ma dit des choses que personne ne m'avait dit. Il m'a parlé pour une fois ni avec violence, ni avec romantisme... Mais les deux à la fois ! Il me parlait comme s'il voulait négocier mon amour ! Ça m'a fait rire ! Il était commun mais unique à la fois ! Avec lui je me sentais unique, vraiment précieuse. Pas une simple fleure que tout le monde voudrait mettre dans son herbier pour l’exhiber. J'étais son essentiel et il était mon essentiel aussi.

Un sourire habitait le visage de la « jeune » créature en face de moi quand elle parlait de cet homme qu'elle avait aimer. Comme si exprimer cet amour fou qu'elle avait ressenti pour cet homme la rendait joyeuse. Mais je sentais dans son timbre de voix comme une grincement de l'amertume. Je sentais s'approcher un peu plus à la fin de chaque phrase le scénario shakespearien cette histoire d'amour qui, je me doutais, était impossible. Ce devait être le cœur de son histoire que je devinais tragique et liée, visiblement, à la fin de son royaume d'origine. Et le bémol de cet histoire ne tarda pas à venir alors que j'écoutais calmement son histoire.

- Mais voilà... je t'ai parlé du roi du Hameau... Lui aussi m'aimait. Éperdument ! C'était une vieille créature très puissante. Maître d'un monde de crime et d'un empire d'extorsion. Mais je ne l'aimais pas... Pas du tout. Il n'a pas bien pris du tout le fait que je ne le choisisse pas. L'idée que je sois à quelqu’un d'autre alors que je n'étais pas sienne, l'idée que j'en aime un autre était insupportable pour lui. Peut-être aussi qu'il voyait ça comme un affront à son autorité. Il s'est débrouillé pour qu moi et Dyler... nous ne pussions plus nous voir en nous jetant une malédiction. Plus jamais nous ne sommes revus depuis ! Alors Dyler, fou de rage et de colère a fait tout ce qu'il a pu pour se venger du roi... Il a causé sa perte et par la même occasion, celle du hameau tout entier. Il a joué de ses talents de diplomate, de ses relations, de sa ruse et surtout de toute sa colère pour pousser une coalition de royaumes à démanteler le Hameau. En faisant ça... il m'a brisé le cœur ! Il a détruit une partie de ma vie, une partie de moi. Je... Je ne peux m'empêcher de me dire que je le comprends, j'aurais peut-être agis de la même façon que lui. Mais... en même temps, je ne peux lui pardonner ce qu'il a fait ! Ça fait un peu plus de 300 ans...

L'émotion dans le récit de la créature aux allures de gitane dreamlandienne était monté à son paroxysme. Les larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Elle les essuya immédiatement avec un foulard avant de me faire un sourire forcé mais à la fois étrangement sincère. Elle hèle alors le serveur, un type aux allures de rasta qui terminait toutes ses phrases par un petit « Babylon non non ! » ce qui m'amusa secrètement, par ce que c'était pas trop dans le mood de la situation de rire. Elle commanda ce qu'ils avaient de plus fort et but le shot de la boisson qui avait l'air puissante. Non puissant c'était pas le mot. Je dirais plus... toxique... mieux ! Corrosif ! Je fus surpris par sa descente. Déjà ça m'avait surpris quand elle avait commandé une boisson plutôt d'homme dès notre arrivée à ta table du bar plutôt qu'un thé, ce que je me serais plus imaginé pour une petite jeune femme comme elle. Elle avait une réelle descente de bonhomme ! Elle regarda ensuite dans le vague comme pensant à tout ce qu'elle m'avait dit.

- Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas vraiment vous faire de mal avec mes questions.
- Non ! Non ce n'est rien. Ça m'a même fait du bien de discuter de ça avec quelqu'un. Ce n'est pas souvent que je peux... expulser ce genre de frustrations. C’est que je dois porter ça depuis si longtemps. Et je n'ai pas vraiment de confident, ni même d'amis. Je voyage, seule. Je fais des rencontres mais elles sont le plus souvent éphémère.
- Moi non plus je n'ai pas réellement d'amis à Dreamland. Je voyage seul. J'ai tout juste des connaissances.
- C'est pour ça que tu es venu m'aborder ?
- Hein ?! Non ! Non pas du tout  c'est vraiment que j'ai beaucoup aimé ta performance.
- Merci !

Elle avait repris cet air un peu joyeux. Comme si elle avait déjà tourné la page, comme si elle avait déjà oublié ses confessions, ses problèmes et tout le reste. Suite à quoi, nous avons continué à boire. On était tous les deux assez ivre quand elle finit par me proposer d'aller chez elle. Elle ne cessait de guetter le ciel, comme si elle avait peur de quelque chose, une menace imminente venu du ciel. On s'éloignait du cœur du royaume en titubant pour se diriger vers la la périphérie. Elle m'amena jusqu'à une petite roulotte multicolore. C'était visiblement ça son chez elle. Devant la roulotte, un énorme lapin dormait. Ça devait être lui qui tractait la maison mobile. C'était vraiment l'image qu'on se faisait de la vie de gens du voyage traditionnels d'Europe de l'est. Elle caresse un peu le lapin géant et le papouille, s'en servant comme d'une énorme peluche, m'invitant à en faire de même avant de me laisser entrer chez elle. Je suis d'abord surpris par le fait  que ce soit beaucoup plus spacieux et grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mais au final, pour Dreamland, c'est assez normal ce genre de choses. Elle me fait signe de la suivre jusqu'à une pièce qui sent très fort l'encens et les herbes d'une origine inconnue. La pièce est comme plongée dans une brume de fumée aromatique presque irrespirable. Partout, des colifichets, des talismans, des grigris et autres enchantements traditionnels dont les origines semblent diverses et variées. Je me croirais entré dans le repère d'une sorcière ou d'une voyante. Je comprends vite que c'est ce que c'est. Elle s'assoit derrière une table ronde au milieu de laquelle trône une boule de cristal. Elle m'invite à se positionner en face d'elle de l'autre côté de la table. A peine assis que déjà d'une je me sens mieux par ce qu'avec tout ce qu'on a  bu, debout, ça tournait pas mal. Mais surtout, une voix cristalline mais aux sonorités étrangement féminines s’échappèrent de la boule de cristal.

- Tu me ramène un nouveau gogo ! Bon, tu veux que je lui dise quoi cette fois comme mytho ?

Je fais une tête surprise alors qu'elle semble presque outrée par cette voix puis couvre la boule de cristal d'un voile avant de l'insulter copieusement alors que cette dernière continue à parler. Elles s'engueulent puis elle finit par enfermer la boule de cristal dans un coffre depuis lequel on l'entendait encore vaguement gueuler des insanités.

- Désolé pour ça... Elle a un sale caractère et adoooore dire n'importe quoi ! Un vrais calvaire !  
- Euh... pourquoi tu m'amène ici ? Tu veux me lire l'avenir ?
- Haha non ! Ça n'existe pas la lecture dans l'avenir. Tous ceux qui te diront qu'ils sont capable du contraire sont soit des menteurs, soit Deus. Non, je peux jeter des sorts, lever des malédictions ou ressentir les ondes d'une personnes et déterminer leur direction. Plutôt qu'un avenir, c'est... une vision générale de la direction dans laquelle va ton destin.
- ouais tu lis l'avenir quoi.
- Si on veut !
009900]]- T'en as des talents dis-donc !
- et tu n'as encore rien vu ! Tends moi ta main !

J'obtempère. Bon, elle me dit que c'est pas la bonne et qu'elle veut voir l'autre. Elle semble lire les lignes de ma main mais en fait... pas du tout, elle crache juste dedans. Je retire vivement ma main en lui demandant ce qui lui prend. Elle me dit alors en explosant de rire que c'est un test pour voir si je suis crédule. Je lui répond qu'habituellement, dans le monde réel, je ne crois pas en ce genre de choses mais qu'à Dramland, tout semble possible, donc il ne se ferme pas à ces possibilités. Elle me re-demande ma main que je me suis au préalable bien essuyée. Plus méfiant je la lui tends et elle semble réellement lire dans les lignes de ma main cette fois. Elle me tend ensuite des dés qui semblent fait de matières divers. Certains sont de bois, d'autre d'os ou encore de métal. Ils sont tous fait main et arborent des signes inconnus et étranges qui puent le rituel sataniste. Elle lit les résultats des dés avec une grande attention. Elle enchaîne comme ça les actions qui semblent n'avoir aucun sens selon mon point de vue cartésien bien qu'alcoolisé. Par contre ça avait son charme exotique et ésotérique tout ça. Ça avait ce côté charmant, très pittoresque voire touristique. Elle finit par m'annoncer son verdict.

- Hmmmm tu es quelqu'un qui se laisse beaucoup porter par le courent. Tu es un optimiste de nature et tu te montre assez confiant et sociable en règle générale. Tu m'as dis ne pas avoir d'amis à Dreamland... ça ne durera pas longtemps. Par contre ta naïveté va t'apporter pas mal de problèmes. Par contre je suis au regret de t'annoncer que tu marquera jamais l'histoire de Dreamland. T'es un voyageur tout ce qu'il y a de plus banal ! Par contre tu ne vivra pas forcément vieux à Dreamland. Tu mourras certainement des mains d'un Voyageur Killer...

Sur le coup, ça me fit bizarre ce qu'elle m'annonça. C’était un peu insultant mais visiblement sans concession. Elle semblait sérieuse au vu du brillant de son regard au travers de la fumée d'encens dans la pièce. Il y avait une sorte d'intensité dans ses yeux qui disparut assez vite pour m'adresser un grand sourire. Cette créature était changeante comme la marée ou comme le vent. Impétueuse et indomptable, imprévisible. Mais le pire, c'est que de ce que j'ai pu voir, ce qu'elle me dit était vrais. Même si je peux pas vraiment mettre sa prédiction sous le compte d'un quelconque pouvoir magique. N'importe qui de très observateur aurait pu dire ça. Et puis on ne prend pas beaucoup de risque à dire à un voyageur qu'il ne marquera pas l'histoire de Dreamland, vu que c'est le cas pour l'immense majorité d'entre eux. Mais pour le reste aussi elle avait vu juste. Peu de temps après je rencontrais les membres actuels de mon groupe. Je ne saurais dire si cette créature avait réellement des pouvoirs à vrais dire. Mais, elle s'installa sur sa chaise de façon assez... particulière. Elle se mit de profil, adossée à une accoudoir tandis qu'elle posait des pieds sur l'autre et me regardait d'un air fripon.

- Hmmmm je peux également te prédire une dernière chose.
- Ah ?
- Je pense que tu vas finir ta nuit de façon trèèèèèèès agréable.

Elle annonça cela accompagné d'un pincement de la lèvre. Son regard en disait long sur ce qu'elle foulait et un certain Frankie Vincent avait écrit une chanson dont le titre correspond complètement à la situation. Je ne vous ferai pas l'affront d'expliciter plus loin cette référence. Elle levait une jambe en l'air faisant glisser le tissu de sa robe bariolée sur sa gambette, dévoilant le galbe parfait de cette dernière dans une sensualité hallucinante. Elle descendit gracieusement de la dite chaise pour s'approcher doucement de moi, mystérieuse et intrigante. Elle porta sa main sur mon menton puis le  tira vers le haut comme pour me forcer à me lever. Elle approcha son visage du mien avant de le reculer et s'éloigner, en agrippant mon col au passage. Je la suis et elle me mène jusqu'à ce qui semble être sa chambre. Elle me repousse sur son lit puis, alors qu'elle arbore un air malicieux, je me détend et l'observer onduler en toute sensualité tout en se dénudant peu à peu. Elle ôta d'abord le foulard de ses cheveux, s'approchant délicatement de moi pour m'attacher les mains. Elle est vraiment joueuse. Elle continue et retire doucement sa robe dévoilant ses sous-vêtements qui semblent tout aussi rustiques que sa robe et ne non en fait que des foulards noués pour cacher ses formes et son intimité. Elle retire celui autour de sa poitrine puis me bande les yeux. Moi évidemment je me laisse embarquer dans la danse et je suis chaud comme la braise. Jusqu'à ce qu'elle m'attache les pieds et me fourre également un tissu dans la bouche. Là je me dis qu’elle est vraiment dans des délires louches et je sens que je vais pas aimer. Mais... c’est pire encore, je la sens agrippe mon pendentif puis me le retire avant de venir me murmurer à l'oreille d'une voix toujours aussi espiègle :

- Merci doux voyageur ! Hihi !

Puis elle m’assomme d'un coup sur la tête. Vous l'aurez compris... Quand elle disait qu'elle était voleuse dans sa prime jeunesse... C'est toujours le cas. Elle m'avait attiré jusqu'à chez elle juste pour me voler mon pendentif, un cadeau que m'avait fait une créature pour l'avoir aidé. J'ai cru comprendre plus tard que ça avait une certaine valeur pécuniaire à Dreamland. Bon, j'aime autant vous dire que quand je me suis réveillé dans le monde réel... j'avais les boules de m'être fait entuber comme ça. Et, je m'étais juré que si je la retrouvais cette garce, je lui ferai payer l'envie de m'entuber à nouveau.



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MessageSujet: Re: Sigan et Dyler Laana   Ven 30 Mar - 2:25

Illustration du contexte
Sigan et/ou Dyler Laana





Sexe: Les deux
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N'achète jamais quelque chose que tu pourrais voler.




Histoire 2/2

Et j'en viens à la seconde partie plus intrigante encore de mon histoire. Par ce que oui, là ce n'était que la moitié. Par ce que j'ai finis par recroiser la route de cette créature. Dreamland est parfois assez petit. Trois ans plus tard, alors que j'attendais les potes de mon groupe lors qu'on faisait une escapade au royaume du cristal. Il faisait nuit noir et tout était si radieux, si brillant avec tous ces magnifiques cristaux qui exposaient leur beauté, sublimés par des éclairages publics subtiles qui permettaient de bien restituer la radiance de ces minéraux précieux même en pleine nuit noir. Et je vous explique pas ma joie quand je découvre un peu en marge de la ville la roulotte de cette créature dont le nom m'échappait à présent. Faut dire que c'est pas ce qui m'a marqué chez elle. Je la reconnaîtrait entre mille cette roulotte. Déjà par ce qu'en voix pas tous les jours à Dreamland et surtout par ce que le même lapin géant semblait la garder. Je m'approche de la dite roulotte et frappe à sa porte. J'ai hâte de voire la tête de la créature quand elle m'ouvrira la porte. Enfin, si elle me reconnaît. Encore une fois, c'est moi qui me retrouve éminemment surpris par la créature qui m'ouvre la porte de la roulotte et qui n'est pas du tout la jeune femme que j'attendais. C'est une créature toute autre qui m'ouvre la porte de la roulotte. Et j'aime autant vous dire que la première impression qu'elle me donne est tout l'opposé de celle que m'avait donné la voleuse gitane.  C'était un homme, assez grand, en plus du fait qu'il me dominait de deux marches sur le porche de son habitation roulante. Cette créature arborait un air patibulaire, certainement à cause de son allure assimilable à celle d'un démon. Il avait une beau sombre et violacée, des yeux rouges et surtout des cornes sur le front très similaire à celles d'un bouc. Elles montaient et tournant sur son crâne pour finir en une légère spirale en pointe au côté de ses oreilles. Des cheveux mi-longs assortis à la couleur de sa peau  ondulaient légèrement jusqu'à ses épaules. Il avait cet air mauvais et désagréable mais arborait tout en même temps un léger sourire charmeur. Il était assez beau malgré son physique pas du tout humain et avec ce je ne sais quoi de légèrement féminin que ce soit dans l'attitude ou dans les traits de son visage qui le rendaient assez séduisant. Mais ce qui me marqua le plus ce fut son look vestimentaire. C'était très similaire à celui de la danseuse arnaqueuse. Il portait tout un tas de colifichet et ses vêtements faisaient à la fois rustiques, traditionnels et bariolés avec une esthétique vaguement tzigane et complètement voyageuse. D'une voix étrangement douce, presque roucoulante il s'adressa à moi, tout d'abord pour me demander pourquoi diable je frappais à sa porte, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. Son ton était inutilement obséquieux. Tout ce qui sortait de sa bouche sonnait faux comme un vil persiflage plein d'une fourberie qui semblait assumée.

- Bonjour ! Qu'est ce qui vous amène ici très chère voyageur. 
- Euh... désolé c'est que... J'ai cru reconnaître cette roulotte. Vous l'avez depuis combien de temps ?
- Peut-être m'avez-vous vu passer dans un de vos voyages. Je me déplace beaucoup moi-même. Par ce que cette roulotte m'a toujours appartenu. Elle appartenait autrefois à mon père

- Ah... Étrange ! Par ce que j'ai rencontré une créature qui avait exactement la même roulotte, elle aussi tirée par un lapin géant... Une jeune femme toute blanche... Elle m'a arnaqué et je voulais...

D'un coup, à l'évocation de la créature qui m'avait manipulé puis volé, le regard assez doux bien que faux de la créature se changea en un abyme de haine. Il m'attrapa par le col, me souleva puis m'attira à l'intérieur de sa roulotte  puis, dans le même geste, me plaqua contre le mur avant de placer son avant bras contre ma gorge comme pour tenter de m'étouffer. Par réflexe, j'invoque ma clé à molette géante mais il son autre main saisit mon poignet et me force à lâcher mon invocation.

- Qu'est ce que tu veux à Sigan ! Dis-le moi où je te tue ! 
- Je... Je voulais... juste... récupérer ce qu'elle... m'a... je m'étouffe !

Il desserre son étreinte, me laissant tomber genoux au sol et portant mes mains à mon cou en toussant par réflexe alors que je halète pour retrouver mon souffle.  Du haut de son mètre quatre vingt dix, il me jette un regard colérique mais à la fois plein de pitié. Mon regard se porte rapidement à l'intérieur de la roulotte et je me surprends à constater que la décoration est identique ou presque à celle de la roulotte de la dite Sigan. L'agencement des pièces en tous cas est le même. D'un air toujours aussi menaçant, il me bombarde de question.

- Qu'est ce qu'elle t'a volé ? Où l'as-tu rencontré ? Quand ? Qu'est ce que tu voulais lui faire ?
- Je... Je l'ai rencontré à Muzikland. Il y a de cela trois ans... *tousse*  Elle m'a volé un pendentif qu'on m'avait donné. Je voulais juste... * tousse* m'expliquer pour le  récupérer !

Il semble se calmer un peu puis même réfléchir. Comme s'il cherchait à savoir si ce que je disais était concordant. Il me posa alors de nouveau des questions.

- Un pendentif en argent avec des inscriptions typiques de Fantasia ?
- C'est ça... *tousse *

Il plissa les yeux puis me laissa là dans l'entrée de sa bâtisse roulante alors qu'il s'enfonçait dans cette dernière pour revenir assez vite, mon pendentif à la main avec un air toujours aussi contrarié.

- Si je te le rends, tu me jure de ne plus chercher à te venger d'elle ?
- Comment vous avez eu ça ? Pourquoi vous habitez sa roulotte ? Qui vous êtes ?

J'étais plein de questions. Trop de choses dans cette situation n'allait pas. C'est qui ce type ? Et comment ça se fait que c'est sa roulotte et en même temps la sienne à elle ? Il y a forcément l'un des eux qui ment. Et puis, c'est qui pour elle surtout ? Il semble la défendre farouchement comme s'il était habité d'une affection très profonde pour elle. Je me relève alors en titubant, révoquant mon arme qui était à terre avant de tendre la main en signe que je voulais récupérer le pendentif. D'un regard et un mouvement de sourcille, il m'indique qu'il réitère sa question en ignorant les miennes.

- Je promet de ne pas la suivre ou m'intéresser à elle ni lui faire de mal... tant qu'elle n'essaie pas encore de m'entuber.
- Bien... Quant à qui je suis... ça ne te regarde pas. Maintenant sors de chez moi où j'te vire en te bottant le cul !

Il pose le pendentif dans ma paume. Je le regarde il semble plus beau que neuf. Il en a pris soin. Je peste un peu, déçu d'avoir été ainsi vaincu et humilié par cette créature. Je me demandais intérieurement si je reviendrais pas avec mes potes pour lui péter sa gueule à cet enfoiré. Je tourne le dos en crachant à terre en signe de manque de respect autant à lui qu'à sa maison. Je pose le premier pied sur la marche de sortie de la roulotte quand ce qui se passe me vient comme une illumination. Il n'y a qu'un seul scénario qui concorde à cette situation. Un truc complètement improbable mais qui est possible à Dreamland vu que c'est un monde où à peu près n'importe quoi est possible. Je fais volt face et l'interpelle avec un visage certainement déformé par la stupeur par la simple pensée que ce que je crois être le scénario de cette histoire soit vrais. 

- Vous êtes son amant ! Celui qu'elle ne eut plus voir ! Celui qui a détruit son royaume d'origine ! 

Une fois encore je vis une profonde colère, sourde passer sur le visage de la créature en face de moi. Mais cette fois, elle était aussi teinté d'une très grande tristesse. Ce regard qu'il me lança me rappela ceux qu'elle m'avait lancé en me contant son histoire. Mais ce qui dominait encore plus dans son expression, c'était la surprise. Je compris alors immédiatement que j'avais visé juste. Ce scénario complètement fou que je m'étais créé en tête à l'instant se révélerait peut-être comme réel.

- Qu'est ce que tu as dis ?
- Tu es l'homme qui a été maudit avec elle ?
- Qui t'a parlé de ça ?
- Elle. Il y a trois ans. Elle m'a parlé de sa vie, de vous... La façon dont vous avez été maudit pour votre amour et dont vous vous êtes vengé comme un enfoiré ! Détruire un royaume par amour c'est stu...
- Je te préviens tout de suite voyageur, ferme immédiatement ta belle petite gueule ! Sinon je peux pas te promettre qu'elle restera accroché au reste de ton corps jusqu'à la fin de la nuit. Je suis certes féru d'humour mais s'il n'y a qu'un seul sujet à propos duquel je ne plaisante pas... C'est celui-ci !


Chacun de ses mots pesait comme un énorme coup de poing dans la gueule. Je ne le prenait pas du tout à la légère et le souvenir sur rapide récit que sa compagne d'en-temps m'avait fait de ce dont il était capable me confirmait que je ne devais surtout pas le prendre à la légère. J'avais presque relevé ma garde, prêt à combattre alors qu'il m'avait menacé aussi clairement. Je le sentais comme un chien affamé prêt à me sauter dessus pour me déchiqueter et remplir son estomac creux. Il semblait prêt à passer à l'attaque mais sa raison semblait le retenir. Au lieu de ça il respira profondément et se massa les yeux comme pour se calmer. Il lança contre un mur une dague qu'il avait visiblement à la main, dans sa manche. Comme quoi je faisais bien de me méfier, il aurait bien pu me l'envoyer à la gorge. La lame se planta dans le mur et je déglutit. Il me fit alors signe d'entrer à nouveau dans la roulotte. 

- Je suppose qu'elle ne t'a pas tout raconté... Ou du moins que sa version de l'histoire.  Je vais te raconter l'autre face de la même pièce.

Il me tourna le dos et s'engouffra dans sa maison mobile. Je fus comme appelé par sa proposition. Malgré la méfiance, malgré la colère et le dégoût qu'il pouvait m'évoquer. J'étais habité d'une sorte de curiosité. En effet, le récit de Sigan m'avais, à l'époque déjà, fortement imprégné et avait d'un certain point de vue marqué toute ma vision du monde des rêves. J'étais alors comme un enfant à qui on proposait de lui raconter à nouveau son histoire favorite. J'étais appelé par sa proposition. Pour sa part, je suppose qu'il était animé par un sentiment proche de celui qui avait animé sa compagne d'autrefois. Peut être en avait-il simplement gros sur la patate de tout ça et avait-il besoin d'un confident. Bon, je pense que elle, elle 'lavait fait pour me faire baisser ma garde et me voler. Mais je ne peux m'empêcher de me dire que ça a tout de même été une délivrance de pouvoir se livrer à un inconnu comme moi. Je le suivis donc jusqu'à une pièce qui ressemblait vaguement à une échoppe avec des tas d'objets déposés et mis en présentoirs ça et là. Le tout avait des airs de zone de stockage de la zone 51 avec son lot d'objets étrange et sans doutes anciens et mystérieux, avec un petit côté cabinet de curiosité. Il m'attend derrière un comptoir. Il me montre la chaise de mon côté sur laquelle je m'assois et il attaque d'entrée de jeu.

- Qu'est ce qu'elle t'a raconté ?
- Je sais plus trop... un peu tout... mais vaguement. 
- Comment ça tout ?
- Bah d'où elle venait, son enfance... Tout ça quoi.
- Bien...


C'est comme s'il voulait se conformer à ce qu'elle avait fait, par un soucis d'équité un peu étrange. Ou comme si on essayait de justifier qu'il me balance toute son histoire alors que son caractère justifie pas du tout qu'il le fasse à l'instant présent mais qu'une force supérieure qu'on pourrait appeler... je sais pas moi... « l'auteur de cette histoire » par exemple, lui commandait de trouver une excuse bidon pour me raconter sa vie. Comme s'il y avait le besoin impérieux qu'il me raconte sa vie. Comme si tout ceci n'était qu'un instant suspendu dans le temps qui devait répondre  un cahier des charges afin d'être valide. En tous cas, c'était visiblement sans la moindre forme d’enthousiasme, à en juger par la main qui frottait sur son front comme s'il essayait déjà de se ressourcer de cette épreuve avant même qu'elle ne se soit produite. 

- Elle a dû te dire ce que j'étais non ?
- Un salaud ?
- Un contrebandier.
- Aaaaah ! Oui !
 

Notez que j'ai plus de Bagou qu'à l'époque de ma rencontre avec sa compagne perdue... et aussi qu'il m'a pas mal chauffé donc j’hésite pas trop à abuser de sa patience en l'asticotant. Il faut dire que dans mon souvenir de l'histoire qu'elle m'avait conté, il était un parfait connard. C'est pas par ce que tu souffre que ça te donne le droit d'organiser le génocide d'un peuple. Sinon ce serait la porte ouverte à toutes les fenêtres. Il me regard un peu mauvais mais continue tout de même comme si de rien n'était.

- Mais je ne l'ai pas toujours été... Avant, j’étais un marchand. Comme mon père et mon attardé de frangin. Nous sommes des marchands itinérants de père en fils depuis toujours. Rokhan est notre royaume... enfin, c'était dans mon cas. Je sais pas si tu y as déjà foutu les pieds ?
- Jamais. Pourquoi ?
- Bien ! N'y va jamais ! Il n'y a rien à y voir. Du moins plus maintenant. Qu'un ramassis de vieux aventuriers briscards et de marchands baroudeurs qui n'ont toujours pas compris que leurs temps étaient finit. Nous ne sommes plus à l'air des grands parcours commerciaux, des caravanes de marchandises, des marins et des voyageurs qui reviennent de pays étranges et exotiques les bras chargés de biens mystérieux. Tout ça c'est du passé mais ils ne l'ont pas compris. Un royaume qui a perdu sa grandeur... c'est toujours triste à voir. Il n'y a plus rien à y voir pour personne, alors pourquoi pour moi ? Et puis de toute façon c'est un royaume d'abrutis dirigé par le roi des enfoirés : Maghiore !
- C'est ton roi ?

Pour toute réponse, il crache à terre au mépris complet de son plancher. Je crois que c'est largement assez équivoque comme réponse. Je n'ai pas besoin de plus pour saisir le message. 

- Je considérerai jamais comme mon roi un bâtard de sa trempe. Jamais je considérerai comme mon supérieur le mec qui a tué mon père ?
- Il a tué mon père ?
- ça t'avance à qui de répéter ce que je viens de dire ? Oui il a tué mon père. Maghiore donne à tous les habitants de Rokhan une chance dans une vie de prouver qu'ils sont meilleurs que lui. Chacun a droit à un défi. Celui qui remporte le défi devient ou reste le roi de Rokhan. Bon, je vais être franc c'est aussi un peu la cause de mon abrutis de père. 
- Pourquoi ?
- Il l'a provoqué en duel de lancer de couteau... A mort ! 
- Pourquoi à mort ?
- Par ce qu'il détestait Maghiore... Par ce qu'il avait couché avec  sa femme, la mère de mon frère. Il voulait le tuer plus que tout. Sauf qu'il s'est fait tuer à la place. Je dois avouer que j'ai jamais pu l'encadrer non plus. Sa fausse modestie, son talent, sa richesse, son...
- Ta jalousie.
- Tsss ! Je suis pas jaloux de ce pauvre type ! Et ne me traite jamais plus de jaloux !
- Ouais c'est ça ! Le dénie ça n'a rien de bon tu sais. Mais je vois pas ce que ça a à voir avec ton histoire d'amour impossible façon Roméo et Juliette.
- ça a tout à voir par ce que si je ne détestais pas  Maghiore, rien ne m'aurait jamais amené à devenir contrebandier... puis au Hameau. 
- Pourquoi devenir contrebandier ? Qu'est ce qu'il y a de si bon dans l'illégalité ? Je sais pas tu semble le revendiquer comme une fierté alors qu'il n'y a pas de quoi être fière.
- Donner des armes à un peuple qui en est privé pour se rebeller contre un pouvoir tyrannique. Nourrir un peuple affamé par un embargo. Donner accès à une information muselée par le pouvoir en place... Voilà ce que je peux faire en faisant de la contrebande !


C'est vrais que je n'avais pas vu la chose sous cet angle. Même si le procédé de dédiabolisation ne marchait pas trop sur le coup. La pilule était largement trop grosse à faire avaler. Un peu comme si on essayait de me faire gober que les Lepen sont de grands humanistes. Mais il ne tarde pas à reconnaître tout de même qu'il ne fait pas que le bien. 

- Mais je dois avouer que je ne suis pas toujours le contrebandier des bonnes causes. Parfois, quand on interdit une chose, c'est pour de mauvaises raisons et parfois... il y en a de bonnes.
- Alors pourquoi permettre tout de même aux gens d'y accéder ?
- Par ce qu'ils le veulent et puis par ce que je le peux. S'il n'y a qu'une chose que j'ai gardé de la culture de Rokhan, c'est un idéal de liberté sans faille. Je défends la liberté des peuples de Dreamland à accéder à ce qu'ils veulent, même si c'est contre leur intérêt et même si ça leur est interdit.
- Pfeuh ! Genre t'es un super héros ! 
- Pas du tout ! Je suis une enflure qui conclut des pactes avec des enflures pires encore. Mais je suis une enflure nécessaire. Il faut des enflures comme moi pour que Dreamland tourne. Tous critiquent l'existence de types comme moi. Alors que d'une, il n'y a qu'un type comme moi et de deux, ils sont bien contents que je sois là pour faire appel à mes services. Ça peut sembler cynique mais je sais ça en grande parti par ce que c'est la loi du marché. Je m'investis dans un marché où peu de gens se lancent ou s'ils se lancent ne proposent pas le même type de services que moi. Je suis l'offre qui répond à une demande.

Plus je l'entends parler, plus je me dis qu'il est sans doute l'une des créatures les plus détestables que j'ai rencontré. Autant sa femme est une garce sans nom, mais elle a ce charme indescriptible, cette beauté et cette sensualité mystérieuse. Alors que lui, il n'est qu'un pauvre enfoiré cynique qui n'en a rien à foutre de ce qu'il fait de mal aux autres et le fait sans vergogne. Peut être était-il de mauvaise humeur par ce que justement la première impression qu'il m'avait laissé était celle d'une créature certes mauvaise mais à la fois charmante. Là, il ne me semblait que détestable. 

- Et puis, ça me faut beaucoup trop plaisir de court-circuiter les deal de Maghiore avec la famille par la contrebande. Et c'est la raison qui m'avait conduit au Hameau. Sigan a dû t'en parler très bien de son royaume. Un lieu qui ne manquait pas de chien. Surtout une plaque tournante pour tout type de crime. LA zone de non droit par excellence. Dans le milieu du crime à l'époque, le roi du Hameau avait un poids similaire à celui d'un Tonton.
- Un tonton ?
- L'un des boss de la Famille. Vous appelez ça la « mafia » dans votre monde. En bon contrebandier qui se respecte à l'époque... Je me devais de faire des affaire là-bas. Mais c'est là que ma vie a vrillée... Qu'elle est soudain devenu autre chose que... les affaires, les affaires et encore les affaires. Je l'ai rencontré ! Sigan !

La créature semblait soudain plus calme, plus joyeuse presque mais triste aussi. Son ton de voix se fit plus doux, mélodieux, presque chantant alors qu'il prononça son nom qui vint à mes oreilles tel un goût de miel. On sentait que quand il pensait à elle, ce n'était pas le même homme. On ne mentirait pas trop en disant qu'elle fait ressortir le meilleur de cet être détestable. Il me sembla soudain plus sympathique. Ses propos acerbes et désabusés avaient le don de m'agacer mais à peine semblait-il se souvenir de sa rencontre avec elle qu'un sourire apparut sur son visage. Un sourire béat, presque bête mais beau à la fois. Une personne qui peut aimer d'un amour aussi pure ne peut pas être foncièrement être mauvais non ? Il regardait das le vague tout en continuant d’évoquer le souvenir de leur première rencontre, comme s'il parlait de façon automatique, comme si je n'existais plus du tout. 

- Haha ! Je suis certain qu'elle a attiré ton attention de la même façon qu'elle l'a fait avec moi... par sa danse. Elle est si gracieuse et si légère quand elle danse. C'était un moment hors du temps. Haha ! Cette sale sorcière obligé qu'elle m’ait jeté un sort à ce moment ! Je vois pas d'autre trucs. Rien ne peut être aussi beau ! Ça pouvait pas être possible. J'avais jamais ressentis ça. Mes jambes me tenaient plus et je bafouillais. Et il en faut pour faire bafouiller une personne qui a grandi dans les marchés de Rokhan. Je l'ai approché et je l'ai invité dans ma roulotte. Elle l'a aimé tout de suite. Elle a essayé de me la voler mais je ne l'ai pas laissé faire.
- Elle m'a dit que vous l'aviez kidnappé
-  Ouis c'est vrais... Elle a essayée de me voler ma roulotte mais j'ai repris le contrôle et mis les voile vers le large avec elle comme prisonnière. J'ai passé... 11 nuits horribles avec elle... Ingérable... une furie ! Mais c'était à la fois... magique ! Par ce qu'elle m'aimait elle aussi. Ce fut les 10 jours les plus beaux de ma vie ! Mais il a fallu que... Désolé je...
- Non c'est rien c'est... Normal...

Je ressentais peu à peu de l'humanité derrière cette façade de haine et de dynamisme qu'il avait dressé entre lui et le monde alors qu'il se mettait à pleurer. Il tentait en vain de retenir les larmes qui coulaient le long de sa joue. Contrairement à elle, il ne semblait pouvoir retenir ses larmes. Il avait l'air de souffrir beaucoup plus de leur relation qu'elle qui semblait toujours très frivole et au final, bien vivre leur situation. Je me demandais soudain si au final, ce n'était pas lui que je devais apprécier le plus. Certes, il semble plus détestable mais il a l'air de tant souffrir. Alors qu'elle, elle semble presque prendre son passé comme une arme pour duper son monde. Du moins c'est l'impression qui en ressort. Vraiment, l'une comme l'autre, ce couple de créatures me semblaient complexes et vraiment difficiles à cernes mais en même temps me fascinaient. Je ne regrettais pas ma décision de l'avoir suivi jusqu'à cette pièce où il m'avait invité à l'écouter. Je me retrouvais à ne plus l'interrompre, buvant ses paroles alors que lui... bah il avait visiblement décidé de noyer son chagrin dans un alcool... Un truc costaud avec une bestiole indescriptible qui macérait dedans. Il m'en servit un verre et c'était en effet une boisson d'homme. 

- Et puis il me l'a enlevé. Ce jaloux ! Ce salaud ! Ce bâtard ! Qu'il croupisse en enfer si seulement ça existe ! Le Hameau ce royaume de merde ! Ce bourbier dégueulasse ! Il n'avait qu'une seule loi ! Tout devait passer par le roi... Techniquement parlant, tout appartenait au roi du hameau et ce dernier ne faisait que concéder un peu de tout ce merdier purulent  à ses sujets contre argent. Si je voulais Sigan, je devais aller lui demande l'autorisation. Elle ne m'avait pas dit qu'il la désirait et qu'elle l'avait plusieurs fois rejeté. Tu m'as traité de jaloux vis à vis de Maghiore... En temps normal je tue quiconque me traite ainsi par ce qu'il n'y a qu'une insulte pire que tout en ce monde, c'est me comparer à lui... Et me traiter de jaloux, c'est me comparer à lui ! Ce traître de magicien ! Il a pas supporté que j'obtienne ce qui lui avait été refusé à lui, le grand, l'illustre roi du Hameau ! Alors il nous a maudit. Puisqu'il ne pouvait avoir le droit de l'aimer, alors nous non plus nous n’auront pas le droit de nous aimer ! 
- Mais... c'est là que je comprends pas. Je veux dire... Qu'est ce qu'il vous a fait précisément. Je sais pas ! Ça colle pas ! Vous vivez dans la même roulotte mais vous ne pouvez pas vous voir ? Vous ne vivez pas sur le même plan astral c'est ça ? Je sais pas moi... elle est où actuellement ?
- Ici...

Il me désigna son torse. Je trouvais le geste beau mais débilement gnangnan, ça ne lui ressemblait pas. Oui, il est fou d'amour mais de là à balancer ça dans ce genre de situations, c'est vraiment très con ! 

- Oui je sais que tu l'aime mais elle est où réellement ?
- Là ! En moi !
- Quoi ?


C'est l'incompréhension totale. Je ne vois pas du tout ce qu'il veut me dire ! Je reste muet en signe d'incompréhension totale. Agacé, il décide d'expliciter.

- Putain je pensais qu'elle t'avait expliqué !
- Bah elle m'a juste dit qu'il vous avait maudit à ne plus vous revoir mais genre je pensais que c'était comme une injonction d'éloignement magique ! Ou qu'il t'avait tué.
- Oooooh que non ! C'est pas du tout assez vicieux ça ! Sache une chose, une seule... Les magiciens, les sorciers et tous les autres de cette engeance... ce sont des menteurs et des fourbes. Il ne faut jamais leur faire confiance ! Quand tu as rencontré Sigan... il faisait jour non ?
- Euh... oui c'est possible.
- Là il fait nuit...
- Et ?
- Je vais te dire c que le roi nous a dit ce jour là. « Vous vous aimez ? Vous voulez me quitter, me laisser seul ? Bien... vous avez ma bénédiction ! Partez et ne revenez plus... Ne revenez plus jamais sous mes yeux. La vue de vos visage me heurte par trop mes pauvres yeux malades ! Mais avant cela... laissez moi vous souhaiter tout le malheur du monde... Vous qui m'enlevez mon amour ! Vous voulez vous unir, ne faire qu'un à jamais dans un couple fusionnel et parfait ?! Bien ! Alors que vous maudit à voir ce souhait exaucé ! Dorénavant ! Sigan et Dyler... Vous ne ferez qu'un mais je vous maudit à ne jamais pouvoir vous aimer ! Sigan tu fus le soleil de mes jour et c'est ainsi que tu resteras à jamais. Dyler, tu es le cauchemar de mes nuits et c'est ainsi que tu resteras à jamais ! » Suite à quoi il a jeté son sort. Nous nous sommes endormis... et quand je me suis réveillé... elle n'était plus là. Je ne l'ai pas revu depuis.
- Attends attends que je comprenne bien ! Il vous a maudit à partager le même corps ! Mais toi, tu apparais la nuit alors qu'elle apparaît le jour seulement.
- Oui.
- Mais c'est la chose la plus vicieuse qu'on puisse imaginer faire à un couple.

Mes paroles n'eurent pour réponse de Dyler qu'un cul sec de son verre rempli de l'étrange breuvage pas si dégueu que ça. Je comprenais un peu la haine et l'amertume qui habitait cette créature. Il aimait une femme et juste par ce qu'un autre, jaloux mais puissant en a voulu autrement, il se trouve être dans l'incapacité de la voir, de vivre avec elle... Depuis 300 ans !!! Et le pire c'est qu'elle est là, partout ! Tout le temps ! Ils vivent la même maison donc il doit sentir son odeur, voir ses objets, ils peuvent certainement s'écrire des lettres... mais ça ne doit rendre l'impossibilité de se voir que plus frustrante et douloureuse. Je prenais enfin la mesure du calvaire de cette créature. Pire encore qu'être séparé de celle qu'il aime, il était forcé de savoir qu'elle vivait là, tout proche e lui sans lui être accessible. C'est comme être mort de faim et de soif dans le désert et avoir sous son nez, sous une cloche que l'on ne pourrait forcer , à boire et à manger en quantité. Mais une idée toute bête me vint en tête alors.

- Mais... Sigan est elle aussi une sorcière. Ne peut-elle pas rompre le sort ?
- Elle n'est pas assez puissante pour cela. Et puis, il se peut qu'elle ne puisse réunir les conditions pour cela. 
- Alors un autre sorcier plus puissant ?
- Tss ! J'ai bien essayé. La seule personne a Dreamland qui pourrait en être capable, c'est Lucrecia la reine déchue des sorcières, qui refuse éperdument de briser ce sort. 
- Pourquoi ?
- Elle estime que cette malédiction qui nous a été jetée est une véritable œuvre d'art et qu'il serait criminel pour elle de la détruire. Du coup... j'ai d'abord penser à mettre fin à mes jours... Mettre fin à tout ça, que Sigan puisse vivre pleinement, détachée de moi. Mais j'ai eu peur... Peur qu'elle ne meurt aussi. Puisque nous partageons le même corps. Est ce que si je meurs, elle meurt aussi ? C'est un risque que je ne pouvais pas prendre. Mais j'étais toujours plein de cette colère, cette envie qu'il paye ! Qu'il souffre ! Faire payer au roi ! Je me suis donc chargé de fédérer des ennemis de son royaume et de les lui envoyer.  Mais, quand j'ai vendu le hameau au royaume du feu, au royaume de la guerre et à d'autres, je pensais qu'ils raseraient le hameau et tueraient le roi mais que le hameau repousserait de lui-même... ici ou ailleurs... Je ne pouvais pas me douter qu'ils crameraient tout... absolument tout !  A la fin de leur attaque, il ne restait que des cendres... autant du Hameau que de Kitej la citée qu'il entourait.
- En même temps vu les royaumes que t'as envoyé, t'aurais dû te douter que ça finirait comme ça.
- C'est vrais... Peut être que dans le fond, je voulais que tout le monde paye pour a souffrance... Mais si j'avais pu, j'aurais sauvé le Hameau... Depuis, je cherche des moyens de lever la malédiction. Clé des songes, objets puissants, pouvoir de voyageurs, seigneurs, phénomènes magiques exceptionnels... Je ne néglige rien.

Ça se voyait qu'avoir bu quelques verres l'avait un peu calmé. Il tenait pas du tout bien l'alcool visiblement ce pauvre gars. Pas comme sa femme. Et j'étais partagé vis à vis de lui. Partagé entre le dégoût que je ressentais pour sa personne et de la pitié. C'est un être absolument détestable et égoïste mais qui éprouvait une souffrance et une forme de torture psychologique constante que peu de gens seraient capables de supporter. Comme dit plus tôt, je commençais même à me demander si dans le fond, ce n'était pas elle qui était plus haïssable en fait. Lui semblait exprimer une souffrance beaucoup plus grande que celle de Sigan et tout le monde sait que la douleur peut rendre fous et méchant à peu près n'importe qui. Ça n'excusait pas ses actions mais disons que ça donnait moins envie de le blâmer. Alors qu'elle, elle avait l'air de mieux prendre tout ce qui leur arrivait. Non pas qu'elle ne souffrait pas de la situation mais, elle semblait beaucoup mieux s'en accommoder. Et il faut avouer que comparer leur attitude faisait qu'on prenait tant eu pitié Dyler que Sigan passait pour une simple petite voleuse manipulatrice qui se sert de son histoire tragique pour m'arnaquer là où pour Dyler, c'est tout sauf un sujet de plaisanterie. 

D'ailleurs, un peu alcoolisé visiblement, vu la façon dont il parlait, plus lente, hésitante et avec quelques bafouillements là où sa prononciation était parfaite jusqu'à présent, il me proposa de faire des affaires. J'étais moins naïf que quand j'ai rencontré Sigan et j'ai vu les tentatives d'arnaque venir. 

En tous cas, ils s'étaient bien trouvés. C'est tous les deux des gros escrocs, des criminels notoires vu les trucs qu'il voulait me vendre. Visiblement la moitié de ce qu'il vendait pour ne pas dire la quasi-totalité était des trucs dangereux, interdits ou pouvant remettre en question l'intégrité physique de Dreamland ou bien son équilibre. Et vous voulez savoir le pire ?! Il est arrivé à m'avoir ! Au terme d'une négociation féroce, il parvint à me vendre un objet magique, une arme qui me convenait parfaitement suite à quoi je retrouvais les membres de mon groupe qu'au final j'avais fais attendre alors qu'à la base j'étais censé les attendre. Bref, c'est comme ça que j'ai rencontré la créature la plus dingue de mon existence. Si on m'avait dit avant qu'une telle chose existerait, je ne l'aurais jamais cru mais ils existent. Quelque part à Dreamland, un contrebandier cherche à rompre la malédiction qui l'a fait fusionner avec son amante bohémienne diseuse de bonne aventure et surtout voleuse. 




Description


Sigan
Sigan est une jeune femme à l'air joyeux et enjoué. Elle a le plus souvent l'air positive. Elle fera tout pour essayer de tirer le meilleur d'une situation et d'apporter le moral et le sourire aux personnes qui l'entourent. Elle est une personne d’éminemment solaire. Elle est vraiment, et sans réelle exagération, radieuse. Elle irradie de son humeur tout autour d'elle en devenant une bonne humeur communicative. Même quand elle va mal, elle se force à prendre sur elle et essayer de rester forte pour faire un sourire. C'est une habitude qu'elle a depuis sa plus tendre enfance. Sa mère lui apprit que quand on pleure on est laid et que l'un de ses meilleurs atouts était sa beauté. Et c'est pour ça qu'elle sourit énormément.

Et sa beauté parlons-en. Elle a quelque chose de très gracieuse, souple, toute en légèreté et pleine d’une forme de pureté et de grâce. Peut-être cela est-il dû à la couleur de sa peau et de ses cheveux, tous deux d'un blanc immaculé ? Elle est plutôt petite en ne mesurant que un mètre soixante. Elle a un physique svelte et comme elle a des proportions normales, elle a pas une énorme paire de seins assorties à son ventre plat ou un énorme cul mais des petites formes là où il faut pour pas avoir l'air de ressembler à un homme. Son visage est plutôt rond avec des traites presque infantile et des yeux couleur orange. Sa chevelure blanche est le plus souvent tressée. Mais ce qui marque le plus dans son physique, c'est presque plutôt son look. Elle arbore des vêtements typique d'une bohémienne avec de nombreux foulards et petits colifichets sur ses robes ou les dits foulards qui cernent son cou, ses cheveux ou même son torse et ses bras. A noter qu'elle se balade systématiquement pieds nus. Et ses oreilles quant à elles trahissent très facilement sa nature de créature étant donné à quel point elles pointent.

Mais cessons cette parenthèse assez peu intéressante sur son aspect physique pour retourner à la description de la personnalité de Sigan. C'est une personne d'une très grande légèreté et ce dans tous les sens du terme. En sa compagnie, on a tendance à se sentir délassé de tous ses fardeaux et elle ne s'intéresse qu'assez peu aux sujets plus graves. Certains diront qu'elle fait du dénie à ne pas vouloir se confronter à la dure réalité des choses. Disons qu'elle est comme le vent. Elle virevolte, esquive les obstacles pour finalement arriver à son but. Si elle peut éviter les situations dérangeantes elle le fera. On pourrait par conséquent la qualifier de lâche. Et en effet, elle n'a pas la moindre vergogne à fuir une situation qu'elle pense être défavorable.

Elle est cependant très observatrice et sensible. Elle ressent assez facilement les sentiments des autres et l'empathie en elle est très grande. Elle remarque assez vite les détails et les petits éléments. Et elle en joue pour ne pas se faire avoir ou mieux... essayer d'avoir les autres. Par ce que oui, Sigan est une vrais malfrat ! Voleuse retors et embrouilleuse de première ordre, elle dupe son monde en jouant de son adorable bouille et de son air sympathique pour détrousser et vider les poches d'à peu près tout le monde en fait si elle en a l'occasion. L'argent elle préfère toujours quand il est dans sa poche que dans celles des autres. Méfiez vous d'elle en tous cas par ce qu’elle a toujours quelque chose en tête et ne fait rien sans que ce soit justifié d'une façon ou une autre par une volonté de commettre un acte délictueux. C'est une véritable fourbe et manipulatrice en plus. Elle jouera de son air sage et innocent pour vous piéger.

Mis à part ça, elle aime faire la fête et elle a d'ailleurs une descente de bonhomme. Je vous jure ! Une résistance à l'alcool et à tout autre substance assez folle. Allez savoir pourquoi. En plus c’est d'autant plus étrange étant donné sa corpulence de sauterelle. Elle a ce côté bonne vivante. Elle aime vivre, danser, s'amuser et profiter du temps qu'elle a. Elle semble parcourir Dreamland sans réel but, vivant juste sa vie au jour le jour en fonction des événements qui se déroulent sans réellement prendre la mesure du temps qui passe ou même se soucier de la malédiction qui pèse sur elle. Du moins... en apparence.

Dyler
Dyler est un homme assez détendu et constamment habité de cet air un peu joueur. Du moins en apparence. Il brosse les personnes dans le sens du poile et se montre assez obséquieux de prime abord. Mais il fait de la franchise son fond de commerce. Il n'aime pas trop les tergiversations et aime aller droit au but. Il ce côté assez franc du collier qui pourrait plaire à certains... S'il faisait preuve d'un peu moins de cynisme et crachait un peu moins sa misanthropie à la face du monde. Il ne perd que rarement l'occasion de faire une remarque déplaisante en lien avec l’actualité de Dreamland, se moquant des morts, des guerres, des attentats, des famines et tout le reste. Ça en fait quelqu'un de passablement détestable que les gens évitent assez souvent. Déjà à cause de son cynisme absolument insupportable mais aussi pas mal à cause de son apparence.


Il est grand, très grand en s'approchant des deux mètres de haut et surtout, on le remarque à cause de son apparence qu'on pourrait qualifier de... démoniaque. Je ne dis même pas ça par abus de langage ou pour la figure de style. Non il a vraiment l'apparence d'un démon selon l’iconographie occidentale. Il est tout d'abord affublé d'une paire de cornes de boucs sur le front qui s'enroulent autour de sa tête pour pointer non loin de ses oreilles. Ses yeux son complètement rouges et on distingue tout juste la forme de ses iris légèrement blanchâtres au cœur de cet abyme écarlate. Sa peau est d'un violet sombre et sa chevelure bouclée qui ondule jusqu'à ses épaules lui est assortie quoique plus foncée. Mais tout comme Sigan, ce qui marque le plus dans son physique est son look, les tatouages sur son corps les colifichets et autres grigris, les bagues et piercing sur ses cornes à ses mains ou même sa façon de s'habiller qui rappel un singulier mélange de tradition orientale et des gens du voyage, le tout dans un esprit bariolé presque à l'opposé de sa façon de vivre. Il semble également prendre le situations dangereuses ou tendues avec une certaine désinvolture.

Bien qu'arborant cet air un peu amusé et plaisantin, Dyler n'est pas quelqu'un qui aime tant que ça s'amuser. Il se sert essentiellement de ça comme arme de déstabilisation, pour bluffer. En fait, il est une personne avec qui on peut assez difficilement rire, quelqu'un de très sérieux. Il n'a qu'une chose en tête, sécuriser sa situation à lui mais surtout à Sigan mais également rompre la malédiction qui les touche et ce par tous les moyens. Le reste lui importe assez peu. C'est une personne plutôt froide capable de tuer une personne sans sourciller et ne tentez pas de l'attendrir en lui racontant votre difficile passé d'orphelin, ça le fera rire plus que ça ne le touchera. C'est réellement une personne dénuée de tout sens moral, égoïste au possible et capable de tout pour atteindre ses objectifs.

Net je vous ai brossé un portrait fort peu flatteur de cet individu. Mais en même temps, il sait briller par de nombreux talents et un espèce de magnétisme qui a tendance à attirer les autres à lui. Il est plutôt vif et se montre curieux dans tous les domaines. Il est du genre à avoir une bonne connaissance générale de tous les sujets de Dreamland mais sans jamais être spécialiste d'un seul de ces sujets. Et en cas de grabuge ou d'action, il sera un allier de poids. Il est réactif et prompt à prendre des décisions rapides et efficace. Certes il n'est pas un ami plaisant mais il pourrait vous sauver la vie à plusieurs reprises.

Il n'y a qu'une chose au monde qui peut le pousser à changer un tant soit peu d'attitude. Et en général, quand c'est fait, il s'emporte très vite. Il devient impatient colérique et même violent à un niveau plus ou moins haut en fonction du détail que vous avez soulevé. Ah si et si vous proférez la moindre menace sur Sigan il vous fait la peau immédiatement.


Description générale du duo :
Bien qu'ils possèdent le même corps, il faut savoir certaines choses. Sigan et Dyler ne partagent que peu de chose en réalité. Ils ne partagent pas les blessures (si Dyler se fait trancher un bras, Sigan ne sera pas touchée elle aussi par la blessure) ni leurs émotions ou leur souvenir. Dyler n'a aucun souvenir de ce qui se passe quand il est en sommeil et réciproquement. Ils n'ont pas non plus les mêmes points de vue ni les mêmes relations avec le monde qui entour. L'un peut être bannis d'un royaume et l'autre être vu comme un héros dans ce même royaume. Leurs intérêts parfois divergent et ils doivent parfois s'entraider pour arriver à leur but, s'ils estiment qu'ils sont communs. Les seuls moyens pour eux de partager des informations, des sentiments est de s'écrire des mots ou de demander à une tierce personne de faire passer le message. Si l'un des deux meurs, on ne sait pas ce que cela cause. Si cela cause la fin de la malédiction pour le survivant ou la mort des deux. Quand Sigan entre dans un royaume de nuit, elle tombe de sommeil puis son corps se transforme en celui de Dyler qui s’éveiller et réciproquement dès que Dyler entre dans un royaume de jour. L'un ou l'autre peut passer théoriquement un temps infini sans avoir à dormir. Par exemple, Sigan peut passer 30 nuits d'affilés dans des royaumes de jours, laissant Dyler complètement déconnecté du reste de Dreamland durant 30 jours.




Derrière l'écran ?

★ Prénom ou pseudo : Masta'
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★ Comment as-tu connu le forum ? : vov
★ Connais tu Dreamland ? : vovivov
★ Depuis quand fais-tu du rp ?: 9 ans je crois
★ Pourquoi avoir choisi ce forum ? : really negga
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★ Personnage sur l'avatar et l'oeuvre d'où il provient :
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MessageSujet: Re: Sigan et Dyler Laana   Ven 30 Mar - 19:30

Io !


Bon, j'avais été teasé sur le concept donc on perd l'effet de surprise, mais la séparation des histoires est assez cool, c'est bien vu. On retrouve aussi un peu l'univers de Carvey, cet homme que tout le monde cherche, et ça c'est aussi bien cool. J'ai bien aimé la lecture, deux grands dialogues ça fait le taf, la fiche est donc très lisible mais un peu rapide. Ça manque de variations un peu.

Dans les points négatifs bon évidemment y'a les fautes hein. Voilà, arrêtons les évidences. :mangekyousharindab:
Sinon deux dialogues comme j'ai dit, ça fait le taf mais ça donne une histoire qui fait dire "ok c'était cool" et basta. Ça manque de chatouillage aux tripes ou aux couilles, même si on y est et l'ambiance fonctionne. J'étais un peu déçu de voir que le voyageur était si peu décrit, vu que c'est le narrateur. On le suit mais on ne le connaît pas du tout, on a du mal à suivre ses émotions ou ses surprises du coup, mais ça c'est un détail de l'histoire.

Les demandes sont élevées, considérant ces quelques critiques et les points positifs, ainsi que l'âge des créatures et un concept qui va donner une progression lente, tu es validé avec :


Dyler : 31 000 PP et 28 000 PR. Un peu moins de PR parce que c'est quand même un mec louche/un contrebandier dans une roulotte et pas le dernier crack du Bastball hyper connu. Je me voyais pas mettre en-dessous pour les PP, et la qualité de la fiche et sa diégétique font un poil baisser les PP.

Sigan : 14 000 PP et 9 000 PR. J'ai gardé quasiment les PR mais la symbolique du chiffre donne une bonne marge de progression, qui va aller vite je pense. En PP, une petite baisse parce que voleuse et par rapport à la qualité globale de la fiche je trouvais ça cohérent. Peu de pouvoirs offensifs aussi.


On attend tes objets dans la FT, bons rp capichef !
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MessageSujet: Re: Sigan et Dyler Laana   

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Sigan et Dyler Laana
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